Test de Need For Speed Shift sur PlayStation 3

396 connectés
Vendredi 25 Mai, bienvenue  S'inscrire        Mot de passe oublié
Filtrer l'affichage :
[Plusieurs choix possibles]
Need For Speed Shift PS3
  Toutes les informations au sujet de la version PlayStation 3 de Need For Speed Shift sont sur cette fiche jeu.
Aussi sur : X360, PC, PSP, iPhone, iPad 
13 membres possèdent ce jeu 

Test de Need For Speed Shift sur PlayStation 3 (PS3)





Images








Rarement un jeu n’aura aussi bien porté son nom. Need For Speed Shift (ndlr : Shift se traduit par changement en Français) est l’incarnation même du renouveau pour cette licence en perte de vitesse constante depuis plusieurs années. Les derniers opus n’ayant pas dépassé le stade de la médiocrité, Electronic Arts a décidé qu’il était temps de reprendre les choses en main et de redonner ses lettres de noblesse à une série qui a fait le bonheur de nombreux joueurs. Exit les routes ouvertes, NFS débarque sur piste avec, au volant, les rois de la simulation auto sur PC : Slightly Mad Studios. Au risque de décevoir les fans de la licence, Electronic Arts tente donc le tout pour le tout et nous propose un Need For Speed aussi inattendu que surprenant. Need For Speed Shift a-t-il les atouts nécessaires pour briguer une place sur le podium final ? Verdict !

De l’art de la progression


Need For Speed Shift se présente, au départ, de manière relativement classique. En tant que pilote le joueur devra faire ses preuves à travers différentes épreuves et ce, dans le but d’atteindre la compétition ultime nommée le NFS Live World Championship. La carrière débute avec un tour d’essai au volant d’une BMW M3 sur le circuit de Brands Hatch, ce qui permet au jeu de s’auto-calibrer en fonction du niveau de chacun, en définissant quelles aides semblent nécessaires pour chaque joueur. A ce niveau là, Need For Speed Shift propose tout ce qui est nécessaire à une bonne simulation qui se veut accessible à tous : type de boite de vitesse, différentes aides au pilotage (contrôle de traction, assistance au freinage, antiblocage, stabilisateurs etc.), niveau de l’IA et importance des dégâts. Libre à chacun de régler les paramètres à sa guise ou de laisser la configuration conseillée par le jeu.

A l’instar d’un Forza, le joueur démarre alors sa carrière sans la moindre voiture et devra, au fur et à mesure, acheter les bolides nécessaires pour participer aux différentes épreuves, tout en les customisant à l’aide d’améliorations payantes pour s’assurer de rester compétitif. La carrière est divisée en cinq grandes parties, chacune d’entre elles proposant de prendre part à différentes épreuves (courses simples, par élimination, contre la montre, duels ou encore courses de drift.) au volant de voitures de plus en plus puissantes.

Des cinq parties, seule la première est accessible au commencement de la carrière, les suivantes se débloquant une fois acquis un certains nombre d’étoiles. Chaque épreuve (hormis les contre-la-montre) rapporte potentiellement six étoiles : les trois premières sont décernées en fonction de la position sur le podium alors que les trois restantes sont débloquées en réalisant certains challenges proposés par le jeu ou en marquant un certain nombre de points durant la course. Ces points sont à la base même du système de progression du joueur et sont associés à différentes manœuvres classées en deux grandes catégories : celles dites de précision et celles dites agressives. Plus le joueur accumule de point dans une catégorie particulière, plus son profil est associé à un celui d’un pilote agressif ou de précision. Le gros point fort de ce système c’est de ne pas être avare en récompenses (présentées sous forme de badges), permettant ainsi au joueur de progresser en permanence tout en évitant de rester bloqué dans une catégorie particulière.

Si dans l’ensemble ce Driver Profile se montre réellement captivant et innovant, on pourra regretter que quelques challenges soient en total désaccord avec le profil du joueur. Certaines courses, par exemple, demandent de mettre hors circuit un certain nombre de concurrents pour débloquer une étoile supplémentaire, alors que le profil du joueur est celui d’un pilote de précision. Il aurait été plus juste d’accorder les challenges avec le profile du pilote afin d’éviter qu’un joueur ne se sente littéralement obligé de réaliser des manœuvres allant à l’encontre de son état d’esprit. Heureusement, le mode carrière permet de progresser sans chercher à débloquer toutes les étoiles, et les joueurs les plus consciencieux se conteront d’ignorer ces challenges hors de propos.

Need For Simulation


Car oui, Need For Speed Shift penche clairement plus vers la simulation que l’arcade, avec tout ce que cela implique : de la patience, de la précision, de la concentration et de l’entrainement. Si le soft se montre assurément fun avec toutes les aides activées, il ne présente réellement que peu de challenge au niveau du pilotage. Mais c’est une toute autre histoire si l’on refuse de se donner à la facilité et que l’on prend la liberté d’en désactiver certaines. C’est à ce stade là que l’on se rend compte de la qualité du travail des petits gars de chez Slightly Mad Studios. L’inertie des véhicules permet de vraiment ressentir le transfert des masses et de trouver l’équilibre à chaque instant. Un freinage trop appuyé, un virage pris trop brusquement, une accélération trop soudaine et la voiture partira irrémédiablement dans une série de zigzags incontrôlables. Il faudra user de douceur sur les commandes, freiner proprement au bon moment pour attaquer la courbe et en ressortir idéalement en plaçant une accélération finement dosée. Terriblement frustrant durant les premières heures, le gameplay pouvant paraitre brutal et trop on/off, en devient, au fur et à mesure qu’on le maitrise, véritablement gratifiant et procure des sensations de pilotage relativement nouvelles, comme un savant mélange de PGR et GTR 2, sans pour autant atteindre la précision d’un RACE Pro.

Malheureusement, Need For Speed Shift n’est pas une simulation pure et dure comme les joueurs PC peuvent en connaitre avec la série des GTR. Si les dégâts sont bien présents et bien gérés en cas de choc, ils ne sont jamais éliminatoires. Le joueur pourra toujours terminer sa course, même si sa voiture présente alors un comportement quelque peu altéré. C’est, selon les développeurs, un choix délibéré de ne pas pénaliser le joueur et de ne pas le frustrer pour une simple petite erreur de pilotage. Si l’intention est louable, on aurait tout de même aimé qu’un mode plus réaliste soit disponible, tout comme on aurait aimé que Slightly Mad Studios intègre les arrêts aux stands, la gestion de la consommation d’essence ou encore l’usure des pneus. Si le travail réalisé au niveau du pilotage est absolument remarquable, il reste donc encore quelques points à peaufiner pour donner une vraie dimension simulation à l’ensemble du soft.

Need For Sensations


Mais si Need For Speed Shift n’atteint pas les sommets de la simulation automobile, il propose, en revanche, un niveau de sensation et d’immersion encore rarement atteint dans les jeux de cette catégorie. D’un point de vue visuel tout d’abord, Need For Speed Shift est une vraie réussite. Les véhicules sont modélisés avec finesse et collent parfaitement avec la réalité. Bourré d’effets visuels en tout genre, le soft ne cesse de flatter la rétine à chaque instant, sans jamais trop en faire. Une immersion qui va au delà de la réalisation technique avec, notamment, cette vue cockpit absolument fantastique. De toutes évidences, les développeurs ont voulu que cette vue soit celle adoptée par tous les joueurs en la rendant facile à utiliser, lisible et véritablement immersive. Outre l’incroyable fidélité de la modélisation (la fiabilité du compte tour et du compteur de vitesse permettent de désactiver le HUD sans craindre de perdre les informations nécessaires), c’est surtout les sensations que cette vue procure qui jouent en sa faveur. Car au-delà de la simple impression d’être véritablement assis dans la voiture, le joueur est littéralement inondé de sensations en tout genre. Collé au fond du siège à l’accélération, propulsé vers le par brise lors des freinages, balloté de droite à gauche dans les virages, aveuglé lors des pointes de vitesses les plus élevées, rien n’est épargné au joueur pour lui donner cette sensation d’être le pilote. Sensations encore plus renforcées par une ambiance sonore proposant des sons réalistes et fidèles, tel le bruit du moteur résonnant dans l’habitacle de la voiture secondé par le crissement des pneus et de la boite de vitesse malmenée par le pilote.

Une ambiance course des plus réussies donc, à laquelle il faut rajouter la qualité de l’IA qui, pour une fois, ne joue pas dans la cour des supers pilotes qui ne font jamais d’erreur. Ici les véhicules pilotés par le soft font souvent des erreurs, partent à la faute en freinant trop tard ou en accélérant trop tôt et tentent des manœuvres à la limite du correct par moment. Tout au plus on pourra reprocher une agressivité un peu trop poussée, surtout lors du départ de la course où l’IA cherche à dépasser les concurrents quelque soit la manœuvre à réaliser, aboutissant alors à un imbroglio de voiture toutes plus furieuses les unes que les autres avec d’évidents dommages collatéraux, dont le joueur sera souvent la victime.

Terminons enfin ce tour du propriétaire par le mode multijoueur, indispensable à tout jeu de course qui se respecte. A défaut d’être original, celui-ci est relativement complet et varié, à l’image de la carrière. Outre les courses classiques avec ou sans classement, on notera la présence de championnats de duel disputés au meilleur de trois manches. Dans la première, un joueur prend le rôle de leader et doit à tout prix terminer devant son adversaire, alors que le poursuivant devra tout tenter pour prendre le commandement de la course et y rester au moins cinq secondes. Lors de la seconde manche, les rôles s’inversent et en cas d’égalité une troisième manche avec un départ côte à côte permettra de désigner le vainqueur qui pourra alors poursuivre le championnat, le vaincu devant se résigner à quitter la compétition. Un multijoueur simple mais efficace, qui a le mérite de faire oublier que le multi en local n’est malheureusement pas de la partie.


Ludo, le 16.09.2009


8/10
CONCLUSION

Classique, mais innovant. Accessible, mais pointu. Deux contradictions qui résument assez bien le nouveau visage de Need For Speed. En proposant un soft avec un tel degré d’immersion et une réalisation de qualité, EA rentre par la grande porte dans le domaine de la simulation de course automobile. Si le soft n’est pas parfait, il a le mérite d’apporter un peu de fraicheur dans un domaine où classicisme rime souvent avec austérité. Clairement pas parfait et n’atteignant pas, en terme de simulation, l’excellence d’un GTR sur PC, il n’en reste pas un moins que pour un premier essai, Need For Speed Shift est une sacrée réussite et un vrai bon jeu de course qui devrait ravir les aficionados du genre. Et si les fans des premiers NFS regrettent toujours cette nouvelle orientation choisie par Electronic Arts ils pourront toujours se consoler en se disant que ce Need For Speed nouvelle formule reste, à ce jour, l’un des meilleurs NFS jamais créé.
LES PLUS
+ Réalisation superbe
+ Immersion
+ Sensation de conduite
+ Bande son
+ Gestion du Driver Profile
+ HUD désactivable
+ IA non inhumaine et réactive
LES MOINS
- Temps de chargement interminables
- Déséquilibre entre les véhicules
- IA un poil trop agressive
- Pas de multi en écran splitté
- Jouabilité en vue arrière




INFOS EN +
Format :   Blu-Ray