Test de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots sur PlayStation 3

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Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots PS3
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Test de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots sur PlayStation 3 (PS3)





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Attendu de longue date, le nouveau et potentiellement dernier volet de la série Metal Gear Solid voit enfin le jour. Annoncé comme machine-seller absolu de la PlayStation 3, dirigé par Mister Hideo Kojima, dont le seul nom fait vendre un titre, il faut avouer que le jeu avait construit sa réputation avant même son arrivée. Pas de précipitation toutefois : l'ennemi guette et rôde là où on l'attend le moins et Snake pourrait également être victime de quelques mauvaises surprises.

Papy fait de la résistance


Seulement quelques années après les évènements de Metal Gear Solid 2, Snake s'envole pour le Moyen-Orient afin de se débarrasser d'une vieille connaissance. Seulement, contre toute attente, son corps semble avoir vieilli bien plus vite que celui d'un être humain normal. Le voilà par conséquent épaulé par un casting remontant jusqu'au premier épisode de la PlayStation, en train de lutter contre ce qu'il reste des Patriotes, entre douleurs dorsales et crises d'arthrite.

On ne s'étendra pas sur le scénario, qui s'avère aussi riche, complexe et intéressant que facile à gâcher. Tout ou presque sera révélé dans cet épisode : les trous scénaristiques sont comblés et ce, depuis le périple de Big Boss en pleine Guerre Froide relaté dans le troisième épisode jusqu'aux tribulations de Raiden après le second chapitre, en passant par des révélations concernant les tout premiers jeux de la licence sortis à l'époque sur NES. Toutefois, si le fan sera comblé, débarquer ainsi en plein milieu de l'histoire à son point culminant pourra perdre les nouveaux arrivants. Quelques flashbacks pourront apparaître aux yeux de Snake en appuyant sur la touche croix pendant certaines cinématiques, mais leur utilité relèvera plus du fan-service que de l'explication réelle.

Liberté conditionnelle


Au niveau du gameplay, on retrouve tous les ingrédients qui composent habituellement la série. Snake peut et doit se dissimuler autant que possible et éviter les affrontements, mais a à disposition un petit arsenal de nouveaux gadgets. L'OctoCamo lui permettra en effet de se camoufler aussi rapidement qu'efficacement, ses vêtements prenant la couleur et la texture des murs ou du sol sur lequel il se trouve s'il reste immobile. Une alternative pratique aux incessants changements de costume de MGS3, qui sont toujours possibles. Bien que le jeu reprenne d'ailleurs la vue de dos initiée dans l'édition Subsistence de l'épisode précédent, la fameuse jauge de faim du héros ainsi que son système de soins chirurgicaux ont disparu au profit d'une barre de stress. Se remplissant si l'on attend un ennemi depuis longtemps, si un combat s'éternise où si l'on se fait surprendre, cette dernière rend Snake sujet à des erreurs de débutant : tremblements, maux de dos accompagnés d'un petit râle, mauvaise réception des roulades, etc. Il faudra donc veiller au confort de papy, ou contacter la psychologue assignée à la mission pour calmer les nerfs du héros.

Enfin, un Metal Gear miniature nommé MK-II équipé d'une caméra, d'un camouflage optique et d'un bras taser permettra d'effectuer des opérations de reconnaissance d'un quartier donné. En effet, si le level design des précédents épisodes pouvait être considéré comme assez fermé, la plupart des tableaux de ce nouvel opus sont ouverts. Ville en ruines au Moyen-Orient, herbes folles d'Amérique Centrale ou capitale ancienne d'Europe de l'Est, les environnements sont étonnamment variés et offrent plusieurs possibilités d'approche. Toutefois, l'aventure reste guidée par des rails qui ne tardent pas à se faire ressentir : un seul ordre de passage des tableaux est possible et l'on se retrouvera toujours à traverser des couloirs de différente complexité.

Chargé à bloc


Avec l'équipement à sa disposition, Snake possède désormais un net avantage sur ses ennemis. C'est, de plus, sans compter sur l'orientation un peu plus action de la série ressentie dans les niveaux. Snake est en effet toujours un agent neutre dans ses missions, mais rien n'empêche le joueur de semer la confusion sur un champ de bataille, voire d'essayer de se faire aimer d'un camp ou de l'autre. Le nouveau personnage neutre, nommé Drebin, introduit une donnée monétaire dans le gameplay. Trafiquant d'armes de son état, ce dernier pourra ravitailler Snake en munitions, mais également en pétoires de plus en plus évolués ou encore en pièces détachées. Mais l'argent dont Snake aura besoin ne pourra être trouvé qu'en subtilisant les armes des ennemis et en les revendant au marché noir, forçant ainsi le joueur à agresser les gardes en faction plus souvent que d'habitude. De quoi permettre aux moins aguerris niveau infiltration de s'équiper de façon plus lourde, rendant ainsi encore plus facile cet épisode.

Effectivement, MGS4 fait apparaître moins de Game Over que ses prédécesseurs, mais offre un challenge plus élevé aux joueurs hardcore : il est plus facile de terminer le jeu, mais plus dur d'en sortir avec un classement élevé. Toutefois, les niveaux ouverts et la surabondance de munitions ne sont pas les seuls facteurs rendant l'ensemble plus simple. L'intelligence artificielle des ennemis est parfois vraiment à la traîne, ce qui, au milieu des nombreux ajouts réalistes de Kojima (stress, surdité, dégoût vis-à-vis de la violence, nausées après avoir roulé au sol trop longtemps...), fait particulièrement tache. On sera souvent surpris par la vigilance parfois aléatoire des gardes, ou par la difficulté qu'ont ces derniers à définir le joueur en tant qu'allié, alors même que l'on vient d'enchaîner trois exécutions de soldats de la faction adverse sous les yeux de résistants apparemment un peu bas du front.

Multijoueur bêta, lambda


On consacrera en effet ici-même quelques lignes à Metal Gear Online, inclus dans le jeu. Loin d'amener une approche totalement nouvelle au genre ou de s'apparenter à un titre complet, MGO doit être pris pour ce qu'il est : le mode multijoueur de MGS4, ni plus, ni moins. On appréciera de pouvoir bénéficier de presque tous les mouvements du mode solo, tels faire le mort ou prendre une personne en otage, ainsi que le système de capacités spéciales à assigner à son personnage, à la Call of Duty 4. On pourra participer à du deathmatch solo ou en équipe, des captures de drapeau à plusieurs variantes ou des prises de positions classiques, le tout avec ou sans gestion de l'argent de son mercenaire. Un mode plus original fait s'affronter trois factions : deux équipes concurrentes et Snake. Le joueur responsable de Snake devra récupérer les plaques d'identification des autres joueurs d'une manière ou d'une autre, aidé par son camouflage optique, tandis que les deux équipes doivent pour gagner éliminer Snake le plus de fois possible. Sympathique, le jeu permet bien sûr de créer son personnage et de redéfinir son équipement à chacune de ses morts, pour adapter l'équipe en fonction de la situation sur le champ de bataille. Quelques soucis de lag étaient présents et empêchaient une utilisation correcte du combat au corps à corps et les recherches matchmaking se sont avérées assez longues ; gageons que ces soucis seront réglés dans un futur proche, ce qui est fort probable puisqu'une première mise à jour est disponible à l'heure où cet article est écrit.

Technical Espionnage Action


Enfin, Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots s'en sort avec les honneurs au niveau de sa réalisation graphique, sonore et artistique. Les textures des sols offrent un rendu plutôt sympathique et les visages sont expressifs. On pouvait bien sûr s'y attendre, au vu de l'orientation cinématographique du soft, mais ces mimiques faciales visibles sont bien appuyées par des doubleurs vraiment dans le ton et sublimées par des musiques et une mise en scène dignes de renom.

Certains reprocheront en effet à ce nouveau MGS d'être encore plus bavard que ses aînés, mais les réflexions mises en avant s'avèrent une fois de plus d'un certain niveau intellectuel et le scénario se laisse dérouler sans broncher, au fur et à mesure que la vérité concernant l'histoire de la série se dévoile. Intelligent et artistiquement irréprochable, on ne pourra condamner de la technique de MGS4 que son installation gourmande et obligatoire lors de sa première mise en route, laquelle se poursuit au début de chaque nouveau chapitre. Et, bien qu'installés, certains temps de chargement restent encore loin de l'instantané qu'on pouvait espérer à ce niveau.


Yato, le 23.06.2008
Yato
CONTRIBUTEUR

8/10
CONCLUSION

En tant qu'oeuvre, le jeu d'Hideo Kojima mérite tous les éloges, élevant le jeu vidéo au rang de huitième art qui pourrait lui revenir de droit. Le style Metal Gear fait mouche une fois de plus, entre réflexion adulte, action hollywoodienne et scénario bien ficelé qui mettra les fans en émoi aussi sûrement qu'il laissera des nouveaux arrivants sur la touche. Un peu plus tourné vers l'action que ses prédécesseurs et peut-être un peu trop simple, pour plaire à un public plus large, Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots est un véritable point d'orgue à la série, qui conserve également quelques défauts de ses ancêtres. L'intelligence artificielle des ennemis vient notamment bêtement gâcher un jeu qui arrive à se renouveler en ayant déjà tout pour lui. On regrettera juste les temps de chargement toujours bien présents malgré une installation imposante pour un jeu console et on chipotera sur le classicisme de Metal Gear Online, mais ce ne sont avec l'IA que les rares points attaquables du nouveau chef-d'œuvre de Kojima Productions.
LES PLUS
+ Adulte, réfléchi, et artistiquement travaillé
+ Des innovations malgré un système bien rôdé
+ Le scénario... et le fan-service
LES MOINS
- L'IA assez aléatoire
- Un multijoueur plus classique qu'annoncé
- Prendre le train en route risque d'être dur




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