Toutes les informations au sujet de la version PlayStation 3 de Les Cinq Légendes sont sur cette fiche jeu.
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Alors que le cinéma diffuse encore le dernier né des studios Dreamworks, l'adaptation vidéoludique des Cinq Légendes débarque, logiquement, sur les consoles de salon. En reprenant fidèlement l'univers du très coloré dessin animé, Torus Games a décidé de concevoir un petit beat'em all, à tendance hack'n slash, clairement destiné aux plus jeunes. Reste que si l'idée est originale, le jeu risque bien de perpétuer l'éternel adage « adaptation, jeu bidon ».
It's nothing but a nightmare ! Dans l'univers de Dreamworks, les gardiens des rêves des tous petits n'existent que parce que les enfants croient fermement en ces légendes ancestrales. Le Père Noël, le Lapin de Pâques, la Fée des dents (remplacées chez nous par la petite souris), et le Marchand de sable sont les gardiens de ces rêves bienfaiteurs et ne vivent que pour une unique raison : tant que les enfants croiront en eux, les gardiens continueront de veiller sur leur bonheur. À ces quatre bienfaiteurs s'ajoute l'incontournable Pitch, gardien de la peur et des cauchemars. Ce dernier en a d'ailleurs assez d'être mis de côté et décide qu'il est temps, pour lui, de prendre la place qui lui revient. Pour y parvenir, il va se débrouiller pour que les enfants ne croient plus en rien d'autre que la peur, faisant ainsi disparaitre les quatre autres gardiens. Un ennemi que les quatre fantastiques vont devoir combattre avec le soutien de Jack Frost, ce petit malin qui incarne le froid et l'hiver depuis plusieurs siècles. Le scénario est donc très simple et, surtout, très accessible. Ce qui correspond parfaitement au public visé. Le seul souci, c'est que pour qui n'a pas vu le film au cinéma, la narration, dans le jeu, ne laisse qu'un vague aperçu de ce qui se passe. Hormis quelques cinématiques en plans fixes qui dévoilent, sans aucun style, l'histoire principale, le jeu est totalement dénué de fil conducteur clair permettant de comprendre les tenants et les aboutissants de l'affaire. Un défaut que l'on mettra facilement de côté, le jeune joueur souhaitant surement, avant tout, jouer plutôt que de suivre une explication littéraire à l'écran. Pitch ayant déversé sa peur un peu partout, le jeu propose donc de nettoyer chaque royaume en fracassant du cauchemar à tout-va. Le joueur choisit donc un protagoniste parmi les cinq disponibles. Il est possible de jouer à quatre joueurs en simultanée et tout le monde peut changer de partenaire à n'importe quel moment pour incarner l'un de ceux qui ne sont pas utilisés. Idéal pour occuper un après-midi pluvieux avec les copains venus partager le goûter à la maison. Malheureusement, au niveau des bonnes idées, c'est tout ce qu'il y a à se mettre sous la dent. Les joueurs vont ensuite parcourir chaque royaume, pour y faire la même chose en permanence. Avancer, tuer quelque cauchemars, délivrer un otage local (un œuf de pâques chez Bunny, une fée au royaume des dents etc.) ou en protéger un autre pendant un temps déterminé. La progression est linéaire au possible avec un level design complètement absent, forçant les joueurs à aller juste de l'avant pour chercher le prochain point d'action. Certes on peut parcourir les royaumes une fois le jeu fini pour récupérer les items disséminés ici et là, mais à quoi bon ? En voulant donner un peu de profondeur à un jeu plat comme un œuf de pâques tombé au sol, les développeurs ont eu la bonne idée de faire évoluer les personnages. Ainsi chaque ennemi vaincu libère des petits cristaux qui permettent de gagner de l'expérience et améliorer, à chaque niveau, la force, la vitesse et les dégâts critiques de chaque participant. Là encore le principal souci c'est que tout ceci ne sert strictement à rien. La faute à des combats, certes colorés, mais totalement bordéliques qui n'offrent aucune visibilité et qui souffrent de surcroit de problèmes de collisions catastrophiques. Qui plus est, le challenge étant complètement absent, on finit quoiqu'il arrive par passer son temps à bourriner le bouton d'action pour nettoyer l'écran sans avoir à réfléchir à une quelconque stratégie. Si on note bien que les personnages peuvent utiliser un coup spécial en fonction d'une jauge de magie plus ou moins remplie (trois niveaux sont disponibles, pour trois attaques spéciales différentes), on se rend rapidement compte que tout cela est également inutile. Un jeu redondant donc, qui s'enfonce un peu plus dans la médiocrité en proposant un seul et unique boss (le Pitch en question) à combattre 5 fois. Aucune routine, aucune stratégie à prévoir, ces combats sont aussi inintéressants que l'ensemble du jeu qui n'est finalement qu'un produit marketing de plus à boucler en à peine peu plus de quatre heures. Un vrai cauchemar en somme.
![]() 3/10
Si le public visé par ce genre de production n'est clairement pas aussi pointilleux que les joueurs plus âgés, il ne faudrait pas non plus s'imaginer que le moindre bout de jeu un peu coloré pourrait suffire à le combler. Les Cinq Légendes, version jeu vidéo, est un produit 100% marketing, surfant sur la vague des achats compulsifs que l'on pourrait envisager pour faire durer le plaisir vécu au cinéma. Si l'on apprécie la coopération à quatre et la traduction française de bonne facture, tout le reste respire le produit bâclé, sans âme et donc logiquement sans intérêt.
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