Test de Killzone 2 sur PlayStation 3

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Killzone 2 PS3
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Test de Killzone 2 sur PlayStation 3 (PS3)





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Ça y est, les sticks sont huilés, les gâchettes parées au matraquage, tout est prêt pour accueillir le nouveau blockbuster du jeu vidéo. Qui, ose demander l’ignorant du fond ? L’ogre Killzone 2 bien sûr, celui qui a tant couté en crédibilité à Sony lors de l’E3 2005 avec sa vidéo de mythomane. Pourtant, presque quatre ans plus tard et un lynchage médiatique en bonne et due forme, Guerilla rend sa copie plein de confiance, comme en témoignent les versions preview puis review tournant à la rédaction depuis plusieurs mois. Désormais disponible, l’heure est maintenant au bilan pour ce Killzone 2.

Un petit coup de rouge ?


Quelques loupiotes rouges et une armure aussi sombre qu'inquiétante, les Helghasts ont la classe. Du moins, tant qu’ils tiennent en respect leurs adversaires avec un bon calibre. Malheureusement pour eux, Killzone 2 commence alors et le joueur est envoyé sur leur planète mère, Helghan, pour botter le train de tous ces soldats à la solde du tyrannique Visari. En compagnie de milliers d’autres soldats de l’ISA, Sev, seul personnage jouable de la campagne, est rapidement lâché dans le bain d’une guerre totale et ce, sans même passer par la case entraînement. Et Killzone 2 commence fort. La mise en scène, cela se vérifiera d’ailleurs tout au long de la campagne, ne laisse aucun temps mort au joueur. Les Helghasts défendent leur cité, leurs valeurs et sont prêts à tout pour en finir avec l’ISA. A l’image d’une bande d’insectes particulièrement vivace, ils sortent de partout, presque constamment, et ne sont jamais aussi redoutables que lorsque qu’ils semblent en avoir eu pour leur compte. Killzone 2 est alors un titre qui prend toute la mesure du mot shooter dans l’expression FPS. C’est bien simple, on ne fait que tirer du début à la fin. La notion de grand spectacle prend également tout son sens au fil des missions grâce à de nombreuses cut-scenes, des combats dantesques et des explosions à tire-larigot. On en oublie presque par moment l’extrême linéarité de l’œuvre.

Il faut dire que Killzone 2 est servi par une réalisation que plus d’un studio aimerait pouvoir afficher sur son CV. Sans atteindre ce que la vidéo de 2005 avait osé nous promettre, le jeu de Guerilla affiche l’un des mondes les plus convaincants que l’on ait pu voir ces dernières années. A commencer par les personnages, superbement modélisés, texturés et animés. Les Helghasts ne se contentent d’ailleurs pas de courir mais passent aussi par-dessus des murs, s’accroupissent ou s’allongent pour rester à couvert. Le ragdoll est suffisamment calibré pour donner une impression de puissance au joueur tout en restant un minimum crédible. Du côté des décors, les craintes qu’Helghan soit un prétexte pour proposer une succession de dégradés de gris lors des niveaux s’évanouissent rapidement. A ces environnements sombres s’entremêlent d’autres bien plus coloriés et variés, bénéficiant même d’effets de particules et de lumières de toute beauté. Une certaine partie des décors est d’ailleurs destructible, ce qui rend encore plus impressionnante la performance de Guerilla. Pourtant, avec de gros freezes lors des chargements et du poping de texture parfois tardif, cette dernière n’est pas parfaite mais Killzone 2 a au moins le mérite de ne pas s’installer sur le disque dur.

Code l’ISA


Killzone 2 a beau se jouer en solo et ne pas proposer de mode coopératif, le joueur est rarement livré à lui-même lors de l’aventure. De nombreux soldats de l’ISA et quelques coéquipiers de son escouade combattent à ses côtés, ce qui renforce d’autant plus l’aspect grand spectacle des affrontements. Les Helghasts, pas suicidaires pour un sou et grands amateurs de grenades, bénéficient de leur côté d’une bonne IA. Ils vendent cher leur peau et la majorité des combats tourne à un échange de balles entre deux adversaires à couvert. D’ailleurs, le système de couverture est un plus appréciable dans Killzone 2. Une simple pression sur R2 suffit pour se plaquer contre un obstacle et, en fonction des dimensions de celui-ci, permet de tirer à l’aveugle ou sur les côtés en se penchant avec prudence. En mode normal, il reste possible au début de la jouer tête baissée en allant dans le tas mais l’utilisation des couvertures devient rapidement une nécessité sur la fin. Dans les modes plus difficiles, c’est tout simplement la condition sine qua non pour espérer progresser.

La progression, justement, se fait la plupart du temps sans heurt et il est rare de mourir plusieurs fois de suite au même endroit. A l’exception notable de la dernière mission dans laquelle les développeurs ont très clairement abusés du respawn et d’une hausse de la difficulté, pour tenter de faire tenir artificiellement la durée de vie. Car il s’agit bien là du problème majeur de Killzone 2. Les dix missions que comporte la campagne solo se bouclent très rapidement, entre 5 et 8 heures selon les joueurs, au point même que l’arrivée de la cinématique de fin surprend. On est très loin des ténors du genre que sont BioShock ou Crysis. La durée de vie est bien sûr un peu plus conséquente en augmentant la difficulté, mais ça ne double pas pour autant le nombre de niveaux. La frustration laisse donc place à la déception et on se dit alors que le titre a peut-être encore à offrir avec son mode online.

Tonight, we dine Helghasts


En ce qui concerne le multijoueur, le jeu a la bonne idée de reprendre cette petite fibre RPG si acclamée depuis Call of Duty 4. Ainsi, en fonction de vos faits d’arme sur le champ de batailles, vous amassez un certain nombre de points d’expérience qui vous font monter au fur et à mesure en grade. Du simple soldat au rang de Général, il va falloir dégommer des têtes par centaines pour débloquer tout ce qu’a à offrir le multijoueur de Killzone 2. En effet, outre les différentes classes (éclaireur, tireur, médecin, etc.), des armes et des capacités spéciales sont réservées aux joueurs possédant les grades les plus élevés. Par exemple, obtenir le badge d’ingénieur permet d’utiliser cette nouvelle classe et d’avoir la possibilité de poser des tourelles au sol qui, une fois suffisamment utilisées, débloquent la capacité de réparation. Avec ses affrontements allant jusqu’à seize contre seize, Killzone 2 s’est aussi doté d’une gestion poussée des escouades. Les joueurs peuvent créer des groupes de quatre pour mieux communiquer et s’organiser dans la réalisation des divers objectifs. Une riche idée. Seul regret, l’abandon du système de couverture qui fait pourtant des merveilles dans le mode solo. Mais avec des maps vastes, variées et au level design ingénieux, on obtient malgré cela l’un des meilleurs multijoueurs existant sur PS3.


Xzyl, le 25.02.2009


8/10
CONCLUSION

Dire que Killzone 2 était attendu au tournant est un doux euphémisme tant certains voyaient en lui le FPS ultime pour la PlayStation 3. A l’heure du bilan, force est de constater que le contrat n’est pas totalement rempli. Malgré sa technique de premier de la classe, il est notamment difficile de lui pardonner une durée de vie solo vraiment courte. Heureusement, ce que Killzone 2 fait peu, il le fait bien et la campagne offre un spectacle hollywoodien riche en action. Le jeu de Guerilla compense qui plus est sa brièveté en solo par un mode multi riche et varié qui ravira les amateurs du genre.
LES PLUS
+ Gameplay explosif
+ Les efforts de mise en scène
+ Multi au top
+ Techniquement impressionnant
LES MOINS
- Campagne solo trop courte
- Pas de coop
- Des chargements douloureux
- Où sont passés les tirs secondaires ?




INFOS EN +
Résolutions :   480p  720p  1080i  1080p
Prix lancement :   69.90€  -  Voir le prix actuel
Format :   Blu-Ray
Localisation :   Version française intégrale
Espace disque :   52 Mo
Son :   Dolby Digital