Test de FUEL sur PlayStation 3

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FUEL PS3
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Test de FUEL sur PlayStation 3 (PS3)



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Codemasters s'invite sur le terrain des jeux de courses off-road avec FUEL. Concocté par les développeurs français d'Asobo Studio, principalement connus pour diverses adaptations vidéoludiques comme WALL-E et le prochain Là-Haut, le titre s'est très vite démarqué en se targuant de proposer une aire de jeu de 14.400 km². Un environnement ouvert qui a même valu un record auprès du Guinness World Records. FUEL a t-il pour autant de quoi s'imposer sur les pistes ?

Il est libre FUEL


Une brève cinématique et le contexte de FUEL prend place. Dans un présent alternatif, le réchauffement climatique fait des ravages et des régions désertées se sont formées à perte de vue. Il n'en a pas fallu plus pour que des fanatiques de sports extrêmes enfourchent leur bolide et participent à de dangereuses courses dans plusieurs régions des États-Unis. Au programme, ce sont plus de soixante-dix véhicules répartis selon différents types (motos, quads, 4x4 et autres) qui sont au rendez-vous dans le titre. Inutile de penser mettre la main sur tous les bolides dès le lancement du jeu puisqu’ils devront être débloqués au fur et à mesure. De la même manière, l'immense carte de FUEL est découpée en plusieurs secteurs de façon à ne livrer tous ses secrets que de manière progressive. Qu'il s'agisse de débloquer des véhicules ou d'accéder à une nouvelle zone, les joueurs devront donc collecter des Etoiles, à glaner à chaque victoire, et du Fuel, sorte de monnaie virtuelle qui se collecte au fur et à mesure des courses et défis réussis.

Le déroulement du jeu se fait de manière quasiment identique dans chacun des 19 secteurs. A chaque fois, le joueur se retrouve dans un Camp en Free Ride, une sortie de plateforme ayant pour cadre l'environnement du moment et à partir de laquelle il faut sélectionner le type de partie. Au choix, il est donc possible de se lancer dans la Carrière, de relever une poignée de Défis (sept types de défis sont disponibles) ou encore de faire de l'exploration en continuant en Free Ride. Pour passer d'un secteur à un autre dans FUEL, le joueur n'a finalement besoin que de se plier aux courses en Carrière et aux Défis, le Free Ride et ses divers bonus (comme les Points de Vue et les Motifs à dénicher) n'étant là que pour prendre ses repaires et allonger la durée de vie. Si FUEL possède une bonne durée de vie, force est de constater que les épreuves finissent par terriblement se ressembler à la longue, la diversité des paysages permettant toutefois de ne pas trop s'ennuyer.

L'impression de ne pas avoir de limite lors de l'exploration de la carte du jeu est assez grisante de prime abord, mais on se rend compte que rouler pendant de longues minutes sans but précis devient très vite lassant. Du coup, le côté no limit de FUEL perd un peu de son sens et l'on en vient très vite à se concentrer sur l'essentiel, les courses et défis. Des épreuves qui mettent en scène tous les types de véhicules et qui se limitent principalement à partir d'un point A pour arriver à un point B, en prenant le chemin désiré. Un GPS, qui peut être désactivé via la seule pression d'une touche, est de mise pour guider le joueur sur le chemin en apparence le plus aisé. Bien évidemment, les raccourcis sont en réalité nombreux et il convient au joueur de prendre la route qui lui semble la plus pratique, selon les spécificités du véhicule du moment et les risques de se retrouver accidenté. On regrettera que l'I.A. ne soit pas plus coriace dans FUEL et qu'elle fasse preuve d'un manque d'initiative flagrant, en ne se pliant qu'aux indications du GPS sans réellement faire d'off-road.

Le titre d'Asobo Studio propose aussi du online se basant principalement sur le Free Ride, qui devient pour le coup une plateforme de rencontres où les concurrents se préparent avant une vraie partie en ligne. À partir de là, l'ensemble des tracés du mode Carrière est disponible et permet donc de confronter ses talents face aux pilotes du monde entier. Un atout de plus pour la durée de vie du jeu à laquelle s'ajoute l'éditeur de courses, assez complet et simple d'accès.

Vers l'infini et l'au-delà ?


Faut-il le répéter, les 14.400 km² de FUEL sont indéniablement un atout pour le jeu. Une prouesse qui n'est certes pas sans concessions techniques, avec un frame-rate trop sensible et des problèmes de clipping, mais il serait dommage de limiter la performance des développeurs sur ces quelques soucis. D'ailleurs, il suffit d'apprécier les nombreuses situations météorologiques présentes dans le titre et la variété des environnements pour se rendre compte que FUEL vaut bien plus qu'on peut le croire. Mieux encore, les longues distances à parcourir ne sont jamais interrompues pas un quelconque écran de chargement, plutôt appréciable. Déserts arides, montagnes enneigées ou denses forêts et autres constituent les décors des courses du jeu, des théâtres dans lesquels on aime s'exprimer et qui sont propres à chacun des secteurs. Concourir sur une route pleine de gadoue pendant qu'une véritable tempête s'abat à quelques mètres est forcément quelque chose de plaisant, une situation comme beaucoup d'autres que le joueur rencontrera dans les courses et défis. Le Free Ride, malgré la liberté qu'il procure, reste la session la moins spectaculaire de FUEL, avec une malheureuse impression d'être bien seul au monde.

Le plus gros problème de FUEL est en réalité le manque flagrant de sensations qu'il procure. Conduire une moto ou un imposant 4x4 relève ainsi de la même jouabilité, avec cette frustrante sensation de ne jamais arriver à prendre la pleine mesure de son bolide. Les véhicules classés comme lourds sont pour le coup vraiment trop bourrus à piloter alors que les plus petites machines ne font jamais réellement parler leur dextérité et leur malléabilité. De la même manière, aucun boost ni même de tricks ne viennent pimenter les courses qui sombrent, la plupart du temps, dans un classicisme absolu. Côté bande-son, les musiques rock ne seront pas au goût de tout le monde et les effets sonores des véhicules sont les mêmes pour tous.


Jerem, le 11.06.2009


6/10
CONCLUSION

Terriblement séduisant avec l'immense impression de liberté qu'il offre, FUEL n'en reste pas moins trop timide pour réellement s'imposer dans le genre off-road. L'émerveillement devant les milliers de kilomètres à avaler avec une bonne palette de bolides ne dure qu'un temps et laisse peu à peu place à la banalité des courses offertes. C’est sans compter sur le manque flagrant de sensations, la faute à un gameplay sans vrai fond. Le jeu d'Asobo Studio a toutefois de quoi occuper les amateurs de courses hors pistes pendant de longues heures avec un grand nombre d'épreuves, une exploration presque sans limite et pas mal de bonus à dénicher. FUEL s'adresse donc principalement à ceux qui veulent rouler non-stop et qui n'accordent que peu d'importance à la profondeur du gameplay.
LES PLUS
+ Une immense aire de jeu
+ Défis, véhicules et bonus en nombre
+ Les différentes situations météorologiques et les environnements
+ Durée de vie conséquente
LES MOINS
- Des concessions techniques
- I.A. pas assez coriace
- Pas assez de sensations dans la conduite





INFOS EN +
Prix lancement :   69,99€  -  Voir le prix actuel
Format :   Blu-Ray
Localisation :   Version française intégrale