Samedi 31 juillet - Bienvenue
   
puce Mot de passe oublié
puce S'inscrire | Les avantages

Darksiders

 
Aussi sur :

Test PlayStation 3 de Darksiders


Test de Darksiders : Wrath of War sur PlayStation 3 (PS3)




Images








05

JAN
2010
S'il est toujours difficile pour un jeune studio de se faire connaître du grand public, Vigil Games n'aura pas eu beaucoup de mal à faire parler de Darksiders : Wrath of War dès les premières annonces. À l'origine de cet enthousiasme un nom, Joe Madureira, dessinateur américain emblématique des années 90. La promesse d'une identité visuelle forte et la diffusion de trailers épiques ont suffi à faire de Darksiders : Wrath of War l'un des titres les plus attendus de ce début 2010. Seulement, il ne suffit pas d'un nom pour qu'un jeu devienne immédiatement un succès, surtout lorsque celui-ci semble vouloir venir jouer sur les plates-bandes de titres comme Bayonetta ou God of War III. Alors Darksiders : Wrath of War mérite-t-il vraiment que l'on s'y attarde ou se contente-t-il de profiter de la renommée de son lead designer ? Réponse après l'apocalypse.

La vérité est ailleurs


Le scénario de Darksiders : Wrath of War n'est pas forcément des plus subtils. Le joueur incarne War, le premier des quatre chevaliers de l'apocalypse, envoyé sur terre pour mettre fin au conflit entre les anges et les démons. Malheureusement cette venue, qui va alors déclencher l'extinction de la race humaine, n'a pas été orchestrée par le grand conseil, chargé habituellement de faire respecter l'équilibre dans l'univers. Tenu pour responsable, War est alors privé de ses droits et de ses pouvoirs puis banni à jamais. Alors qu'il est convaincu des torts du cavalier, le grand conseil se laisse, malgré tout, convaincre par les arguments de War et l'autorise à retourner sur terre, 100 ans plus tard, afin de faire la lumière sur cette affaire de trahison. War part alors en quête de vengeance afin de punir celui qui l'a mis dans cette situation en lui faisant porter le chapeau d'une fin du monde qu'il n'a jamais voulu.

Joe Mad oblige, l'identité visuelle de Darksiders : Wrath of War saute tout de suite aux yeux. Dans son style si particulier, il nous délivre un War ultra charismatique qui force le respect. Un design dont la qualité est une véritable constante tout au long de l'aventure aussi bien au niveau des personnages rencontrés que des environnements traversés. Soutenu par une réalisation graphique de qualité, un style comic book très prononcé et une multitude de détails, l'ensemble se montre vraiment plaisant visuellement avec une palette très colorée et des éclairages dynamiques du plus bel effet. Associé à une bande son discrète et à des doublages d'une qualité remarquable, on a véritablement l'impression de voir un comic book prendre vie et s'animer devant nos yeux. Seules ombres au tableau, un frame rate pas toujours constant, une caméra parfois capricieuse et quelques textures franchement fades qui privent Darksiders : Wrath of War du sans faute d'un point de vue technique, sans pour autant empêcher le joueur d'apprécier la valeur artistique du bébé de Vigil Games.

Zelda May Cry


Une fois le cap de la première heure franchie, le gameplay de Darksiders : Wrath of War se révèle enfin petit à petit et on se rend très vite compte que le jeu de Vigil Games joue sur un tout autre registre que celui du beat'em all classique. Afin de récupérer de précieux artefacts qui lui permettront de mener à bien sa quête, le joueur devra parcourir différents donjons pour y affronter des boss gigantesques qui, sans être insurmontables, proposent un challenge intéressant façon old school avec la nécessité d'apprendre leur routine tout en trouvant leur point faible pour les terrasser.

La progression au sein de ces donjons se fera toujours de la même manière et ne sera pas sans rappeler un certain Zelda. Au travers diverses énigmes et autres puzzles aux influences diverses, le joueur devra trouver une carte permettant de révéler l'architecture du bâtiment, puis mettre la main sur un nouveau gadget afin d'accéder aux zones inaccessibles du donjon dans le but d'atteindre, enfin, le boss. Suit alors le combat final qui permettra d'obtenir l'artefact convoité. Il est d'ailleurs fort amusant de noter à quel point les jeux du bien nommé Shigeru Miyamoto ont pu inspirer les développeurs de Darksiders : Wrath of War et on se réjouira de voir à quel point ils ont été admirablement intégrés au monde créé par Joe Mad. Chaque donjon renferme son lot de surprises et possède un design qui lui est propre : d'une cathédrale en ruine au sous sol d'un métro en passant par un désert de cendres, entre autres, le joueur n'aura de cesse d'être surpris par des environnements qui évitent totalement l'ennui et la routine.

Évidemment, il aurait été fort dommage de contrôler une machine de guerre telle que War si ce n'était pas pour botter le derrière de démons à grand coups d'épée dévastateurs. Là encore les développeurs se sont ouvertement inspirés d'un maitre du genre, le bien nommé Devil May Cry, pour proposer un système de combat certes simplifié, mais dont les possibilités sont suffisamment nombreuses pour laisser au joueur le choix dans sa façon d'aborder ces phases. Basé sur des commandes simples (un bouton pour frapper, un bouton pour sauter), les combos sont facilement réalisables et ne nécessitent pas de mémoriser une suite interminable de commandes ni même un timing à la micro seconde pour être exécutés. Une simplicité que l'on retrouve également au niveau des finish qu'il est possible de réaliser une fois un ennemi suffisamment affaibli, en pressant simplement le bon bouton au moment opportun. Malgré cette évidente facilité, il n'en reste pas moins que les combats sont suffisamment dynamiques et violents pour que le joueur prenne plaisir à dézinguer anges et démons se mettant en travers de sa route.

L'autre point fortement inspiré de Devil May Cry est le système de progression du personnage et de son arsenal. Chaque ennemi tué rapporte des âmes que War devra collecter tout au long de l'aventure et qui peuvent être utilisées de différentes manières. Les âmes bleues sont une monnaie d'échange, à utiliser auprès du marchand Vulgrim et qui permettent d'acheter de nouveaux objets, combos ou de rendre des enchainements encore plus puissants. Les âmes vertes seront utilisées pour remplir la jauge de santé du chevalier de l'apocalypse. Une barre de santé qu'il est possible d'augmenter tout au long de l'aventure en récupérant des pierres de vie disséminées un peu partout dans le monde (l'équivalent des quarts de cœur dans Zelda). Enfin, les âmes jaunes permettent de remplir la jauge de courroux de War. Cette jauge un peu particulière permet au joueur de déclencher des attaques spéciales pour se sortir des situations mal engagées.

En sus de tous ces éléments, War se voit également doté d'un arsenal démoniaque à la hauteur de ses capacités. Outre sa fidèle épée, le cavalier pourra compter sur une faux, un boomerang pouvant absorber les capacités élémentaires des éléments qu'il touche ou encore un gant plutôt percutant. Des armes qu'il est bien évidemment possible de faire progresser et de personnaliser en leur associant des artefacts aux capacités particulières comme la génération d'une plus grande expérience, une production d'âme plus élevée ou encore une régénération des différentes jauges de vie et de pouvoir. À noter que le joueur peut se faciliter un peu plus la tâche en assignant chaque arme à une des touches de la croix directionnelle du pad de façon à y accéder de manière instantanée sans devoir passer par un quelconque menu d'inventaire. Au final, et même si tous ces mécanismes n'ont rien de sincèrement nouveaux, il faut reconnaitre que la recette est efficacement mise en place pour proposer un ensemble terriblement cohérent et vivant, permettant au joueur d'exploiter au maximum les capacités de son héros durant toute l'aventure, les énigmes à la difficulté croissante demandant de plus en plus de précisions et de synchronisation au niveau de l'utilisation des différents gadgets.

Pas assez dur mon fils


Malheureusement, cette montée en puissance du héros n'a pas que des avantages. S'il est terriblement plaisant de voir War retrouver de sa superbe petit à petit, avec tous les effets visuels que cela implique, on regrettera que ses capacités viennent rapidement tuer tout challenge en termes de progression. Les accessoires et autre bonus récupérables tout au long de l'aventure tendent, rapidement, à rendre War intraitable et il devient très rare de devoir recommencer un passage suite à une mort subite. L'autre point participant activement à cette baisse de challenge est le bestiaire qui a bien du mal à se renouveler durant les 12 heures nécessaires pour terminer l'aventure. Hormis quelques exceptions propres à chaque donjon, il est véritablement difficile de parler de diversité dans les rangs ennemis.

Enfin, toujours dans la liste des regrets, on notera que les donjons, même s'ils offrent des puzzles sympathiques, sont relativement peu peuplés. Hormis les salles dans lesquelles il faut abattre plusieurs vagues d'ennemis pour en sortir, le joueur se sentira malheureusement bien seul en arpentant les longs couloirs menant au combat final. Une facilité déconcertante que les joueurs les plus courageux pourront évidemment éviter en choisissant de terminer le jeu dans le mode de difficulté le plus ardu, qui propose un challenge un peu plus corsé et qui pousse à utiliser les différentes possibilités offertes par le gameplay pour s'en sortir à moindre frais.

- Ludo -.


8/10
CONCLUSION

Contrairement à ce que l'on pouvait penser au départ, Darksiders : Wrath of War ne fera pas d'ombre à Bayonetta ni même à God of War. Et pour cause, le titre de Vigil Games n'en n'a pas la volonté. Si le soft du jeune studio n'invente rien à proprement parler, il a le mérite de remettre au goût du jour un genre qui se fait actuellement trop rare en mixant tout un tas de bonnes idées de manière magistrale. Fort d'une réalisation solide, d'un univers original et d'une histoire très bien narrée, le premier bébé de Vigil Games propose de vivre une véritable aventure épique qu'il serait vraiment dommage de rater, et ce, malgré des défauts inhérents à la jeunesse du studio. Une vraie bonne surprise et une merveilleuse manière de débuter l'année 2010.
LES PLUS
+ Identité visuelle forte
+ Voix (VO et VF)
+ Level design
+ Bande son
+ Puzzle intéressants
+ Prise en main
+ Sensation d'évolution de War
+ Des boss dantesques
LES MOINS
- Démarre péniblement
- Trop facile
- Baisse de frame rate
- Caméra capricieuse
- Quelques aspects sous exploités





Vous ne disposez pas de la version minimale de Flash Player requise
Télécharger Flash Player
ACHETEZ AU MEILLEUR PRIX
INFOS JEU
  Résolutions : 480p  720p  1080i  1080p
  Prix lancement : 59,99€ | Acheter
  Format : Blu-Ray
  Localisation : Version française intégrale