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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 20FEV2009
Nostalgie, nostalgie, nostalgie… plus de 20 ans après la sortie de l’excellent Super Street Fighter II, Capcom se décide enfin à sortir une suite qui se veut fidèle à la saga qui a marqué des millions de joueurs à travers le monde. Street Fighter IV sort cette semaine dans nos contrées, prêt à remettre au premier plan le jeu de combat à l’ancienne sur nos plateformes de nouvelle génération et à relancer l’intérêt des soirées humiliations entre amis. Coup d’esbroufe purement commercial ou succès assuré ? La réponse dans les quelques paragraphes qui suivent.
Ho l’Abel bleuSortir un jeu Street Fighter impose qu’un certain cahier des charges soit respecté. Capcom, qui a une bonne expérience du recyclage, le sait bien et ne déroge pas à la règle en proposant le panel habituel de ses combattants phares : Ryu, Ken, la belle en cuisse Chun-Li, Honda, Dalsim, Bison, Vega, Balrog, Zangief, Blanka, Guile et l’incroyablement puissant Sagat. Ce casting de vieux de la veille est complété par quatre nouveaux arrivants aux styles très différents. Honneur au français de la bande, Abel un soldat amnésique très porté sur le corps à corps et dont les coups et projections causent de gros dégâts. Mention spéciale à sa Marseille rolling au nom pas caricatural du tout. Nouvelle également, C. Viper est un agent secret qui participe au tournoi pour tester une nouvelle combinaison permettant de brûler ou d’électrocuter ses adversaires. Enfin, dans la famille « délirons en combattant » le cuistot adepte de la lucha libre El Fuerte et le gros motard Rufus remportent la palme du look le plus ridicule, mais pas celle du style le moins efficace. L’un est une alternative rapide à Zangief et l’autre est un surprenant karatéka bedonnant qui illustre bien le proverbe « l’habit ne fait pas le moine ». Enfin, il faut noter l’adjonction à cette liste bien fournie des personnages cachés : Cammy, Fei-Long, Sakura, Rose, Gen, Dan, le boss Seth, Akuma et Gouken, le fameux maître de Ken et Ryu. Une liste assez complète donc, avec des guerriers qui ont tous une bonne raison de participer au tournoi mondial. Cette raison est d’ailleurs explicitée à travers une scène d’introduction ainsi qu’une scène de fin propre à chaque personnage et réalisée avec la même qualité inégale que l’anime sorti il y a quelque temps déjà. Enfin, l’important est de faire comprendre au joueur la motivation essentielle de chacun des protagonistes : El Fuerte, par exemple, participe pour découvrir de nouvelles recettes de cuisine, le gros Rufus pour se mettre à dos Ken etc… Capcom joue la carte de l’humour et de la dérision. Cela se ressent jusque dans les mythiques phrases pas toujours très bien traduites accompagnant vos victoires ou vos défaites, comme un bien bizarre « range ton arrogance, un jour tu tomberas sur un adversaire plus fort que moi ». Ça CartoonInutile de se le cacher, Street Fighter IV est une indéniable réussite technique. Mélangeant habilement 2D et 3D, Capcom parvient à donner vie à des combats spectaculaires et fluides qui ne cessent de provoquer l’admiration. Il faut ajouter à cela des décors enfin vivants avec des passants à vélo, des types bourrés qui tombent dans l’arène, des touristes qui prennent des photos, des gens qui parient sur l’issue du combat, pour obtenir le plus beau jeu de combat réalisé jusqu’à présent. S’il faut critiquer de manière négative pour la forme, les niveaux restent de qualité inégale et le stage du dernier boss, de même que celui de Blanka, sont de beaux exemples de ratage, tandis que le temple, ou même la ruelle, stage fétiche de Chun-Li, sont un véritable émerveillement pour les yeux. En revanche, le style graphique ne fera sans doute pas l’unanimité. Toujours pour coller à l’esprit déjanté évoqué un peu plus haut, Capcom a cru bon de refondre totalement ce style en donnant à la réalisation un côté cartoon. Les combattants ont désormais des mimiques très accentuées qui peuvent choquer à première vue. Certains personnages sont d’ailleurs étrangement modélisés et les jambonneaux de Chun-Li ou l’étrange Blanka provoqueront sans doute quelques plaintes de fans. Cependant, une fois un combat lancé, ce qu’a voulu faire Capcom apparaît comme une évidence : en mettre pleins les yeux à tous les joueurs grâce à l’impression de puissance qui se dégage des combattants. Chaque coup porté, chaque impact et chaque prise spéciale donnent lieu à des effets de style bluffant qui se répercutent sur l’animation parfaitement maitrisée des personnages. En effet, les mouvements des protagonistes ainsi que leurs expressions déformées sont extrêmement travaillés et feraient presque croire qu’il est véritablement possible d’effectuer un sonic boom. Bref, Capcom a réussi à imposer un nouveau style traduisant de manière visuellement convaincante la force des impacts. Il n’est donc pas rare de se surprendre à souffrir pour son combattant lorsque celui-ci se fait enchainer par un ultra-combo ravageur et que son visage et son corps se déforment de douleur. And now fight your rivalMais là où Capcom était attendu au tournant, c’était sur le gameplay de cet épisode. La série des Street Fighter n’est pas particulièrement connue pour son accessibilité mais plutôt pour la lourdeur et la technicité de ses combats qui nécessitent un timing millimétré pour espérer s’en sortir. Le pari aura donc été pour Capcom d’essayer de marier cet aspect élitiste avec une accessibilité un peu plus grande pour ne pas frustrer le grand public. De ce côté-là, le contrat est pleinement respecté. Street Fighter IV peut à la fois se jouer de manière très facile avec une prise en main immédiate ou de manière extrêmement technique. Le jeu comporte par exemple une gestion toute nouvelle des contres, très simple à première vue puisqu’il suffit de presser deux boutons pour réaliser une parade. Mais le joueur qui voudra creuser un peu plus s’apercevra qu’il existe trois niveaux de charge du contre, que lorsque un combattant tape un personnage qui charge celui-ci voit sa barre de vie augmentée et que si ce personnage qui charge loupe son contre et se fait toucher, il perd instantanément la vie qu’il avait gagné plus la vie que lui retire ce nouveau coup porté… les contres sont dès lors à utiliser avec parcimonie et à caser au bon moment. Le gameplay est donc facilité mais toujours aussi riche, la possibilité de réaliser certains coups en version EX en étant la preuve. Et ça n’est pas le super combo ni l’ultra combo qui viendront contredire cette impression. Concernant le premier, il se lance après avoir chargé une barre d’énergie se remplissant en fonction des coups portés à l’adversaire et ne nécessite pour le joueur qu’une manipulation simpliste : un mouvement de pad suivi de la pression d’un bouton. Le résultat est plus que joli et cause quelques dégâts bien sentis. En revanche, la grosse nouveauté concerne l’ultra combo qui peut se lancer dès que le joueur aura encaissé assez de coups : cet ultra combo peut totalement renverser l’issu d’un match puisque les dégâts causés sont aussi phénoménaux que la prise est spectaculaire. Nécessitant un mouvement de pad suivi de la pression de trois boutons, l’ultra n’est pas facile à caser mais assure dans une bonne majorité des cas une victoire certaine sur l’adversaire qui pensait s’en sortir facilement. Street Fighter IV est également une réussite au niveau de sa jouabilité et cela malgré le faible nombre de coups dont dispose chacun des protagonistes. Il faut tout de même apporter un léger bémol : ni le pad de la Xbox 360, ni celui de la PlayStation 3 ne sont réellement adaptés et se montrent trop peu précis, donc mortel lorsqu’il s’agit de sortir un ultra combo salvateur du type « arrière charge, avant charge, arrière, avant, trois coups de poings ». Le joueur qui voudra se donner véritablement à fond se tournera vers un stick arcade plus adéquate mais aussi beaucoup plus onéreux. Il faut noter également une difficulté abracadabrantesque qui oblige le joueur novice à se tourner simplement vers le mode débutant, le premier des 4 modes de difficulté précédant le mode normal, pour espérer arriver à finir le mode arcade entièrement. Enfin, certains combattants sont clairement trop forts et déséquilibrés : Sagat est d’une puissance phénoménale, Zangief ne vous fera pas de cadeau au corps à corps et Seth, le dernier boss, possède des coups bien trop puissants. Ces déséquilibres peuvent devenir rageants, d’autant plus que l’IA n’a aucune notion d’honneur et n’hésite pas utiliser 50 fois le même coup de manière très répétitive pour gagner. Here comes a new challengerStreet Fighter IV offre une très bonne durée de vie en solo. Entre le mode arcade à finir avec tous les personnages pour débloquer les combattants cachés, le mode survie, le mode défi avec ses épreuves parfaites pour l’apprentissage et le mode entrainement, le jeu promet de longues heures de plaisir mais aussi de frustration. Augmenter le niveau de difficulté est souvent un bon moyen pour le joueur de se rendre compte que finalement, il ne maîtrise pas si bien les différents combos. Une fois le mode solo retourné de fond en comble, quoi de mieux qu’une petite partie versus pour humilier des amis ou une partie online histoire d’affronter des combattants du monde entier ? Street Fighter IV propose pour se faire des serveurs mondiaux qui permettront aux joueurs français de se rendre compte à quel point leurs homologues coréens et japonais ne rigolent pas. Les options sont certes classiques mais efficaces avec une division entre Matchs Classés/Matchs Amicaux et une possibilité de continuer à jouer en solo le temps qu’un autre joueur ne rejoigne la partie. A noter enfin que chaque victoire/défaite est comptabilisée, que Capcom a intégré le système de Battle Points propre à la version arcade et que des mises à jour prochaines devraient venir améliorer la stabilité des parties online, voire ajouter des modes de jeu. Lestat.
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CONCLUSION Street Fighter IV est bien le digne successeur d’une série qui commençait à s’essouffler à force de recyclages peu intéressants. Si Capcom semble avoir joué à première vue la carte de la facilité en ne proposant qu’une refonte graphique, il n’en est rien. Le gameplay mixe avec bonheur le meilleur des épisodes précédents pour offrir une expérience de jeu unique en son genre. Plus de vingt années se sont écoulées et Street Fighter IV est de nouveau synonyme de soirées entre potes, de défis à relever et de victoires arrachées à la dernière seconde. Un titre à posséder absolument pour les nostalgiques de la version 2D dont les articulations n’ont pas encore été rongées par l’arthrose.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 59,90€ | Acheter |
Format |
: Blu-Ray |
Localisation |
: Textes en français uniquement |
Mémoire |
: 54 Mo |