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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 28OCT2009
Tous les ans c’est la même routine. D’abord le jeu d’EA Sports, puis celui de Konami. Dominé pendant des années par son concurrent, le match qui oppose les deux ténors du ballon rond est depuis peu le théâtre d’une suprématie américaine, l’apprenti ayant supplanté le maître à force de travail et d’écoute de sa communauté. Konami l’a d’ailleurs bien compris et ne la joue plus de façon arrogante. L’heure est à la remise en question. Lassé de voir son concurrent amasser de plus en plus de millions d’euros, le géant nippon nous promet monts et merveilles pour cette année. Alors, véritable exploit individuel ou tentative honteuse de simulation ?
Toujours les mêmes gestesSymptôme d’une série qui se cherche, Pro Evolution Soccer 2010 accueille les joueurs par une énième refonte de ses menus quand FIFA a trouvé sa formule depuis maintenant cinq ans. On apprécie néanmoins le gros effort réalisé pour que les temps de chargement soient les moins importants possibles, d’autant que la lisibilité est souvent meilleure qu’avec le trip sous acide de l’année dernière. Le cœur du jeu, la Ligue des Masters, subit elle aussi un réaménagement de ses menus mais nécessite toutefois un certain temps d’adaptation ; la mode est aux changements plus esthétiques que pratiques malheureusement. S’il y a en revanche un point sur lequel ce Pro Evolution Soccer 2010 mettra tout le monde d’accord, c’est incontestablement sa réalisation de haute volée. Le moteur graphique est enfin digne de la nouvelle génération de consoles et affiche des textures et des jeux de lumière de toute beauté pour un jeu de football. C’est bien simple, on n’a jamais vu de gros plans aussi réalistes dans un jeu vidéo. FIFA et ses joueurs en plastique paraissent bien fades en comparaison. Il faut dire que tout est fait pour mettre dans l’ambiance, du grain de peau enfin crédible aux animations faciales. Il est impossible de ne pas être bluffé par la ressemblance des joueurs avec leurs alter-égos réels. Bien sûr, tous ne bénéficient pas d’un tel traitement et mieux vaut s’appeler Torres que Brandao, mais il y a déjà de quoi se faire une Coupe du Monde avec une grande majorité de joueurs modélisés jusqu’à la racine des cheveux. Ô combien beau, Pro Evolution Soccer 2010 se saborde hélas tout seul dans son gameplay, avec le retour des mêmes tares que dans les précédents épisodes. Quel agacement de revoir tous les joueurs courir comme des lapins, sans jamais lutter franchement à épaule contre épaule contre des défenseurs, ou les attaquants, incapables de faire un appel en profondeur digne de ce nom, quand ils ne prennent carrément pas le temps de signer des autographes avant de faire une reprise de volée que l’on aurait voulu instantanée. Et si la concurrence s’est distinguée cette année avec l’apport d’un contrôle du ballon à 360°, le jeu de Konami se coltine pour sa part les huit mêmes axes que l’on connaît par cœur et qui permettent d’abuser du jeu le long des lignes de touches. Les tirs au but ont eux été revus dans le mauvais sens du terme, avec une ultra sensibilité du stick qui provoque une majorité de tirs au centre ou à trois mètres des cages. Rageant. Du coup, comme toujours, c’est l’éternelle patte PES et sa physique de balle quasi-parfaite qui sauve le jeu du naufrage. Sans doute suffisant pour que les fans prennent du plaisir cette année encore, mais pas de quoi inquiéter FIFA 10. Pro Evolution Soccer 2010 introduit également un nouveau système tactique basé sur des sliders. Qu’il s’agisse de régler avec minutie le pressing de son équipe ou plus particulièrement celui de son avant-centre, ce système se montre bien pensé et plus ergonomique que les anciens menus. Car que l’on ne s’y trompe pas, il s’agit surtout de dépoussiérer une vieille feature plutôt que d’en introduire une nouvelle, ce genre de réglages ayant toujours été plus ou moins possibles dans les précédents opus. Aussi, les joueurs lambda feront toujours autant abstraction de telles subtilités et se contenteront sans doute des changements de joueurs et de formation. Et à moins de tomber contre un champion du monde en ligne, cela suffit à s’en sortir dans la quasi-totalité des matchs. On peut pour cela remercier l’équilibre attaque/défense qui semble plus travaillé cette année, puisqu’il est un peu plus facile d’endiguer les assauts adverses. Même si, bien sûr, un Messi aura vite fait de mettre son vis-à-vis dans le vent. Et le contenu, toujours le même aussiEn panne sèche depuis des années côté gameplay, Pro Evolution Soccer 2010 commence également à accuser le coup niveau contenu. Que dire, si ce n’est qu’on en a vraiment marre de voir des noms et des maillots ridicules pour des clubs anglais et allemands ? Le faible nombre de stades joue aussi en défaveur du jeu de Konami, tandis que les infrastructures se comptent par dizaines dans un FIFA 10. Du côté des modes de jeu, pas de grandes nouveautés à noter là aussi. On retrouve toujours la tentaculaire Ligue Des Masters, avec la Ligue des Champions et la Ligua Europa en guise de bonus, les matchs d’exhibition offline et online, et un mode Vers Une Légende, qui n’arrive hélas toujours pas à la cheville du mode qu’il tente de copier. Finalement, la seule nouveauté que l’on remarque vraiment est l’ajout d’un nouveau duo de commentateurs (Grégoire Margotton et Christophe Dugarry, au micro des matchs de Canal+) qui, sans atteindre des sommets, rend une copie bien plus convaincante que Christian Jeanpierre. Enfin, serait-on tenté de dire après des années de malheurs auditifs. Xzyl.
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CONCLUSION Remplaçant depuis son apparition sur consoles next-gen, Pro Evolution Soccer franchit un indéniable palier cette année. Konami peut en effet se vanter de proposer le plus beau jeu de foot jamais vu jusqu’à ce jour, que ce soit sur consoles ou PC. Seulement voilà, la technique ne fait pas tout et Pro Evolution Soccer 2010 a encore une bonne division de retard par rapport à FIFA 10. Bien qu’en progression, cette cuvée doit toujours composer avec une IA décevante (à quand la possibilité de déclencher les appels ?), l’absence d’un contrôle du ballon à 360° et des animations moins naturelles que chez la concurrence… sans parler de l’éternelle différence de licences. Bref, à moins d’avoir fait vœu de fidélité il y a de ça plusieurs années, on ne voit pas ce qui pousserait à choisir un beau joueur de banc quand le ballon d’or est déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines.
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Format |
: Blu-Ray |