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Batman : Arkham Asylum

 
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Test de Batman : Arkham Asylum sur PlayStation 3 (PS3)




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27

AOU
2009
Les vacances de l’homme chauve-souris n’auront pas duré bien longtemps. Batman est aujourd’hui de retour sur nos écrans, tout juste un an après la sortie de The Dark Knight au cinéma et de LEGO Batman sur consoles. Aucune histoire de briques cette fois, ni même d’adaptation du film de Christopher Nolan, puisque c’est une aventure inédite que nous livrent Rocksteady Studios et Eidos Interactive. Et pour cause, avec Paul Dini aux commandes, ce Batman : Arkham Asylum puise majoritairement son inspiration dans les comics. Un retour aux sources judicieux pour séduire les fans de la première heure. Mais au petit jeu de la séduction, il se pourrait bien que l’asile d’Arkham ait plus d’un tour dans son sac…

Le Joker, ses valets et sa Quinn


Tout débute lorsque le Chevalier Noir ramène son ennemi de toujours, le Joker, à Arkham, l’île qui sert de prison aux plus redoutables criminels de Gotham City. Mais rien ne se passe comme prévu et le Joker s’échappe puis prend le contrôle de l’île grâce à ses hommes de main. Le Joker n’est pas seul dans sa vendetta et d’autres habitués de l’asile, de Harley Quinn à Bane, vont se faire un plaisir de barrer le chemin de notre justicier masqué. Livré à lui-même, Batman a heureusement plus d’un tour dans son sac pour reprendre le contrôle de la zone et éviter la nouvelle folie du Joker.

Il y a d’abord son arsenal qui ridiculiserait n’importe quel couteau-suisse. Batarang, gel explosif, vision thermique et grappin, le joueur a de quoi faire dès le départ. Bien sûr, qui dit jeu vidéo dit également progression, ce pourquoi tout un tas d’autres gadgets très utiles viennent gonfler les poches de Batman au fil des heures. Le joueur engrange même des points à mesure que les combats s’enchaînent et, à chaque barre remplie, une amélioration pour gadget se débloque. D’un seul batarang, Batman peut par exemple en lancer deux puis trois à la fois en débloquant les améliorations adéquates. Il y a enfin Oracle, anciennement Batgirl, qui reste constamment en contact radio et qui se montre précieuse pour obtenir les plans de l’île.

Arkham est en effet une vaste structure s’étalant sur plusieurs niveaux et différents bâtiments (pénitencier, soins intensifs, etc.). Le monde de Batman : Arkham Asylum est ouvert, ce qui veut dire que le joueur peut aller où bon lui semble. Du moins, en apparence. Les portes qui ne veulent pas s’ouvrir ou les passages inaccessibles à cause d’un gadget manquant sont monnaie courante. Si l’on ajoute à cela l’énorme point d’exclamation qui affiche sur la carte où se rendre, il devient vite évident que ce n’est pas dans Batman : Arkham Asylum que l’on se perdra.

Bruce tout puissant


Cette relative linéarité dans le level design, on la retrouve de manière plus importante côté gameplay. Les phases d’infiltration, d’exploration et de combat, qui s’alternent tout au long de l’aventure, sont malheureusement les mêmes du début à la fin. Les architectes locaux ont ainsi pensé à mettre des gargouilles aux murs et des faux-planchers dans chaque pièce où Batman ne doit pas se faire repérer, ainsi que des gaines d’aération et des murs fragiles à chaque endroit où notre chauve-souris pourrait être bloquée. On ne les remerciera jamais assez mais malheureusement, répéter des dizaines de fois le même schéma, cela plombe quelque peu l’aventure.

Et on ne peut pas vraiment compter sur l’IA pour changer la donne. Il y a bien quelques bonnes idées, comme les hommes de mains du Joker qui se couvrent mutuellement dès qu’ils sont en alerte, mais les ennemis ne regardent jamais en l’air, ou tout juste quelques instants lorsque l’un des leurs vient de se faire éliminer. Il suffit alors de changer de gargouille pour être aussi tranquille que s’il n’y avait personne. Résultat, il est bien rare de mourir deux fois de suite au même endroit.

Curieusement, et malgré ces petits défauts, Batman : Arkham Asylum est un enchantement de tous les instants. Le système de combat, baptisé Free Flow, procure une impression de puissance comme rarement on en trouve dans d’autres titres. La gestion des contres rappelle celle d’Assassin's Creed. Il suffit d’appuyer sur la touche concernée avec le bon timing et le pauvre bougre d’en face s’en prend plein les dents. La caméra suit bien l’action et certains coups sont l’occasion de passer en mode ralenti, histoire de ne rien rater d’un malfrat qui se tort de douleur. Être seul face à une dizaine d’ennemis et en sortir sans n’avoir été touché une seule fois, c’est une récompense inestimable.

D’autant qu’il est possible d’augmenter la difficulté et de désactiver l’indicateur visuel qui prévient d’un coup imminent. Batman peut également utiliser certains de ses gadgets en plein combat pour surprendre l’adversaire ou le paralyser quelques secondes. Moyennant quelques combos, il peut aussi utiliser des techniques spéciales préalablement débloquées (lancer un ennemi contre d’autres, exécuter une élimination directe...). Il y a vraiment de quoi varier les plaisirs, ce qui fait du système de combat de Batman : Arkham Asylum l’un de ses principaux atouts.

Monsieur muscle


Le jeu de Rocksteady Studios peut aussi compter sur sa technique pour faire oublier les défauts relevés plus tôt. L’Unreal Engine 3 fait une nouvelle fois merveille, avec une modélisation de toute beauté, que ce soit pour les personnages ou pour Arkham. Il est juste dommage que tous les hommes du Joker aient abusé des stéroïdes et se ressemblent tous. Les développeurs ont toutefois fait un véritable travail artistique pour proposer une ambiance très proche du comic, avec un souci du détail qui ne manquera pas de séduire les fans. Cerise sur le gâteau, aucun ralentissement désagréable de vient gâcher le plaisir. Le moteur physique fait également de belles choses, particulièrement lors des combats, et peu de bugs de collisions sont à noter.

La bande sonore est incontestablement l’un des autres points forts de Batman : Arkham Asylum. Les doublages français sont assurés par des acteurs ayant déjà eu affaire à l’univers de Batman par le passé, comme Pierre Hatet qui double le Joker après lui avoir donné sa voix dans la série animée des années 90. Si les irréductibles lui préféreront peut-être le doublage de Mark Hamill en VO, il serait totalement injuste de ne pas reconnaître l’excellence du travail réalisé dans la version française. Et cela tombe bien puisque la mise en scène, tout simplement géniale, repose essentiellement sur les folies du Joker. Du côté des musiques, les thèmes symphoniques font leur travail, sans être exceptionnels.

Vient enfin la problématique d’un titre qui ne repose que sur son solo : la durée de vie. La première fois et en difficulté normale, l’histoire d’Arkham Asylum se boucle en une dizaine d’heures. Pour un jeu du genre, cela reste honnête, d’autant que les heures en question sont loin d’être les plus désagréables qu’un jeu d’action puisse proposer. Il y a ensuite les défis, de courtes séquences que l’on pourrait assimiler à des challenges de plus en plus ardus. Qu’il s’agisse de marquer le maximum de points en combat ou de remplir un maximum d’objectif en infiltration, on se prend rapidement au jeu, surtout qu’il y a des classements mondiaux pour chaque épreuve.

Xzyl.


8/10
CONCLUSION

On peut désormais le dire haut et fort, Batman : Arkham Asylum est une véritable réussite. Et quelle réussite ! Il s’agit tout simplement de la meilleure adaptation de la chauve-souris en jeu vidéo. Beau et fascinant grâce à sa mise en scène géniale, accessible mais loin d’être simpliste, le jeu propose aventure prenante de bout en bout. Malgré une certaine répétitivité dans les phases de gameplay et des faiblesses du côté de l’IA, on ne voit pas passer la dizaine d’heures que dure le mode histoire. Du côté des défis, qui tentent de faire oublier l’absence de multijoueur, le plaisir se montre grandissant au fil des heures qui passent, à condition de ne pas être allergique à ce genre de mode secondaire. Autant dire qu’un jeu à licence de ce calibre, on en redemande !
LES PLUS
+ Le meilleur de l’univers de Batman
+ Une mise en scène superbe
+ Portée par de très bons doublages
+ Un sentiment de puissance jouissif
+ Loin d’être moche
LES MOINS
- Linéaire
- Manque de variété dans le gameplay
- Une IA parfois ridicule





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