Toutes les informations au sujet de la version PC de Zeno Clash sont sur cette fiche jeu.

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Loin des suites à répétition et sans inspiration que l’on trouve tous les ans sur nos machines, il existe encore des jeux suffisamment ambitieux pour emprunter des chemins inconnus, près à prendre de gros risques pour surprendre et émerveiller le joueur. Zeno Clash est de ceux-là. Développé sous le soleil du Chili par la toute jeune Ace Team, Zeno Clash se veut indépendant de tout éditeur et s’immisce dans une brèche encore récente : la distribution digitale via des plates-formes spécialisées comme Steam ou Direct2Drive.
PsychédélicesDifficile de ne pas aborder Zeno Clash sans évoquer tout d’abord son univers si particulier. Pas la peine d’espérer une introduction en bonne et due forme, les développeurs ont fait le choix de bousculer le joueur à tous les niveaux. On se retrouve donc très rapidement lâché dans un monde que l’on croirait créé par un Tim Burton sous hallucinogènes, sans ne rien connaître du scénario. On découvrira bien entendu les tenants et les aboutissants au fil de l’aventure, à grands renforts de flashbacks, mais les débuts se font vraiment dans l’étonnement le plus total. Avec ses personnages plus proches des animaux que des bons vivants bien de chez nous, ses décors aux airs d’architecture troglodyte et sa palette de couleurs ô combien bigarrée, il y a de quoi rester admiratif du travail réalisé. Et pourtant, Zeno Clash utilise un moteur qui commence à sérieusement dater puisqu’il s’agit du Source Engine de Valve. Mais malgré des textures parfois fades, des niveaux très linéaires, et un manque de vie assez présent, l’univers du titre parvient à l’essentiel : happer le joueur le temps de quelques heures totalement irréelles. Ces heures, malheureusement très courtes (moins de cinq pour boucler l’aventure), se font en compagnie d’un jeu à la première personne qui se rapproche pourtant plus du beat’em all que du FPS. Il y a bien quelques armes déjantées pour ne pas frustrer les amoureux de la gâchette, mais l’essentiel des combats se fait au corps à corps. Pour ce faire, Zeno Clash permet à tout moment de locker un adversaire en appuyant sur la touche E, afin de passer de l’utilisation d’une arme à celle des poings. Le méchant ainsi sélectionné va alors se retrouver au centre de l’écran et les mouvements du joueur, pour lui tourner autour, n’en sont que facilités. Ça se corse un peu plus lorsqu’il s’agit de changer de cible ou d’abandonner le lock, puisqu’il faut alors jouer avec le bouton E tout en évitant de se prendre une grosse mandale qui ferait drastiquement descendre la barre de vie. La barre d’espace permet pour y remédier de se protéger tel un boxeur à l’aide de ses avant-bras, ou de tenter des esquives avec des mouvements du bassin en combinant espace et direction. D’autres petites subtilités interviennent, faisant du système de combat de Zeno Clash une réussite dans son ensemble, et on se surprend à être totalement déconnecté du monde extérieur lorsqu’il s’agit de faire face à de nombreux adversaires. La bande-son, de grande qualité, est sans nul doute l’un des ingrédients qui permet de plonger tête baissée dans ce monde surprenant. Les musiques, pas très nombreuses, sont suffisamment réussies pour ne jamais donner l’impression d’une redite. Le doublage anglais (accompagné de sous-titres en français) est vraiment bon et certains protagonistes au physique fort disgracieux n’en deviennent que plus fascinants. Ce n’est donc que la durée de vie qui pourra véritablement freiner les ardeurs des joueurs. Pourtant, à quinze euros les quatre heures de jeu, on reste dans l’acceptable, d’autant qu’un mode Défi, bien difficile, est également là pour rehausser artificiellement le nombre d’heures.
Xzyl, le 23.04.2009
![]() 7/10
Zeno Clash a beau être court et très linéaire, son petit prix et surtout son ambiance totalement unique en font un jeu téléchargeable remarquable. Il bénéficie en plus d’un gameplay audacieux, à mi-chemin entre beat’em all et FPS, qui surprend agréablement et qui illustre à lui seul le réservoir à bonnes idées que semble être le studio Ace Team. Pour leur première création, les chiliens nous ont concocté une œuvre unique, comme bien souvent seuls les studios indépendants peuvent se le permettre, et qui pourrait être le point de départ d’une grande série. Chapeau.
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