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Turok a soufflé ses dix bougies il y a peu. Une occasion certaine de remettre dans le feu de l’action l'indien chasseur de dinosaures ayant fait les beaux jours de la Nintendo 64. Après un changement de développeur que beaucoup considéreront comme bienvenu, c'est donc au tour de Propaganda Games de mettre au goût du jour la licence. Turok, version PC, a demandé trois mois de développement de plus que sur consoles, le jeu est-il pour autant plus abouti ?
Bobby SixkillerChangement de génération aussi bien pour le support d'accueil que pour l'ambiance du titre. C'est effectivement au XXIIIème siècle que l'on retrouve Turok en tant que membre d'une unité de soldats de l'espace, tous plus nanar les uns que les autres. Exit d'ailleurs le beau sioux aux cheveux longs, place à Turok l'amérindien bouboule qui ne conservera de ses ancêtres que la coupe à l'iroquoise. Avec ses potes beauf, le voilà parti en vadrouille pour aller liquider un méchant devenu fou qui n'est autre que son mentor. Un scénario aussi plat que l'électrocardiogramme d'un mort, desservi par des flashbacks clichés au possible et des dialogues rappelant un téléfilm d'action à petit budget. Le véhicule spatial des héros se crashe comme il se doit en pleine jungle, histoire de ne pas infliger trop longtemps au joueur des décors intérieurs d'une pauvreté difficilement discutable. On aperçoit enfin un peu de verdure, on s'arme alors d'un couteau et on respire l'air chaud et moite que l'on attendait depuis l'insertion du disque dans la console. On se voit déjà en train de tailler cette fichue jungle à la machette en guettant le moindre dinosaure féroce... Rien de tout cela n'est vraiment au programme. La blague de Joe l'indienOn s'attarde quelque peu sur les troncs des arbres ainsi que sur l'allure du sol et ses herbes touffues pour constater que Turok se moque un peu du monde. On jette un œil à la cime des arbres pour remarquer que leur feuillage est risible, plus encore que sur next-gen, et on se prend à demander pourquoi armes et vêtements brillent quand aucun rayon de lumière ne parvient au sol. Même dans sa configuration maximale et sur une très bonne machine, les textures sont cette fois-ci particulièrement douteuses et rien ne vient justifier les baisses de framerate intempestives venant gâcher l'ensemble. La farce est à son comble lorsqu'on rencontre les premiers ennemis humains, honteusement pompés sur ceux de Killzone. A l'image du reste de l'environnement du jeu, les soldats adverses brillent de mille feux sans raison aucune et on se demanderait presque quel phénomène paranormal frappe Turok. Toutefois, les dinosaures de cette conversion sont quant à eux plus convaincants que sur console. On rit bien moins quand on passe à l'action. Bien qu'il semble que les dégâts des pétoires terriblement inefficaces Turok aient été revus à la hausse, ce dernier va quand même devoir enchaîner les plus belles séries de headshots de sa vie s'il tient à survivre face à des soldats stupides et illogiques mais bien équipés. Toutefois l'indien de choc pourra, outre lancer des grenades ou prendre un flingue dans chaque main, se servir d'armes dignes de sa lignée et qui resteront certainement les plus efficaces de l'aventure. Il s'agit bien sûr de l'arc, qui mettra K.O. n'importe quel humain d'un seul coup, ou du couteau grâce auquel on zigouillera du dinosaure à n'en plus finir. Car les amis sauriens seront une fois de plus présents dans cette aventure. Certainement plus beaux que les homo-sapiens-sapiens d'en face, ceux-ci se veulent redoutables tout en prenant soin de représenter une blague supplémentaire du titre. Mobiles et difficiles à atteindre à l'arme à feu, il suffira de s'approcher d'eux canif à la main et de cliquer au bon moment pour s'en défaire, cut-scene meurtrière à la clé. Un peu trop pratique puisque pouvant être déclenchée en pleine attaque des dinosaures, cette attaque au couteau met à mal l'intérêt du jeu. Enfin si vous ratez votre proie mais que elle vous tient, Turok ne mourra pas sur le coup pour autant : un rapide QTE vous permettra de vous en sortir avec quelques égratignures, d'autant plus que le niveau de santé de l'iroquois se rétablit automatiquement tant qu'il n'est pas agressé. Couloir, mon beau couloir, dis-moi etc.On avancera donc dans un premier temps à travers une jungle rectiligne et assez étroite, jusqu'à ce qu'une aire circulaire s'offre aux yeux du joueur. Ô joie, il s'agit là d'un lieu de combat où l'on pourra se défaire de dizaines de dinosaures à grands coups de cut-scenes, pour ensuite périr face à deux soldats vous fonçant bêtement dessus. Un schéma que l'on retrouvera tout au long de l'aventure même si passé le quatrième niveau, on aura droit à des aires de tir plus vastes représentant chacune de véritables mini-assauts à organiser au fil des game over. L'un des rares bons points du titre. Les environnements changent peu à peu et l'on se retrouvera avec quelques possibilités de gameplay sympathiques et des lieux un peu différents. On fera donc connaissance avec plusieurs types de dinosaures plus ou moins pacifiques, on traversera des décors désertiques ou des cavernes et l'on s'amusera à envoyer les dinos à la castagne à notre place après avoir trouvé le fusil à pompe. En effet ce dernier peut envoyer des fusées éclairantes affolant les reptiles, lesquels attaquent alors l'être vivant que vous aurez affublé d'un signal lumineux. Pratique mais très limité, la mèche des fusées étant au final assez courte et les dinos bien trop myopes. Reste qu'après le festival de game over sur consoles dû à la puissance de feu un peu élevée des soldats, on appréciera à sa juste valeur de pouvoir enfin profiter du duo souris + clavier et d'en découdre bien plus facilement à l'arme à feu. Pour finir, on se demande si le multijoueur vaut la peine d'être essayé. Malgré des cartes très ouvertes et gigantesques et du fait d’un nombre d'armes trop limité, on passera également peu de temps dessus. De plus, on ne pourra s'affronter qu'en deathmatch seul ou en équipe et pratiquer un bien classique Capture the Flag. Reste que cette version s'illustre via l'ajout de deux nouveaux modes : assaut (une variante du Capture the Flag) et War Games, des séries de combats à objectifs. Voilà qui tente tant bien que mal de rattraper un mode coop à seulement 4 joueurs maximum qui peut toutefois présenter un intérêt. Avec ses cartes spécifiques, ceux qui ont eu le courage d'aller jusqu'au bout des 10 heures de jeu de Turok sur PC pourront se resservir. Configuration de test :
Core 2 Quad Q6600, 4 Go de Ram, Geforce 8800 GTX 768Mo, Windows Vista
Yato, le 09.06.2008
![]() 4/10
Turok restera dans les mémoires comme un FPS des plus basiques. Le seul plaisir du jeu réside dans l'orchestration occasionnelle de mini-assauts, au détour d'une série de couloirs injustifiés au beau milieu d'une jungle. Seuls l'arc et le couteau, bien trop destructeurs, seront de vraie utilité, mais ruineront par là-même l'intérêt du challenge apporté par les dinosaures. Plus jolis que sur console, ces derniers, dont on peut se faire l'allié, apportent un certain cachet à l'ensemble mais ne suffisent pas à faire oublier les défauts du soft, plus nombreux sur cette version. Entre des personnages au charisme rappelant un mauvais nanar, un scénario au rabais et des ennemis crétins, il sera difficile d'avaler la pilule quand en plus on remarquera que l'esthétique de l'ensemble est bien moins réussie que sur les autres supports. Le mode multijoueur rattrape à peine le coup avec sa coopération en ligne, les maps permettant de s'affronter étant par contre bien trop grandes et les armes à ramasser trop peu nombreuses pour réellement convaincre. A ne conseiller qu'aux grands fans de doom-like ou aux amoureux de la série.
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| Prix lancement | : 29,99 - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Config mini. | : Microsoft Windows Vista / XP SP2, Intel P4 2,4 Ghz ou AMD Athlon 3400+ ou équivalent, 1 Go de RAM, 18 Go d'espace disque libre, Carte Graphique 128 Mo compatible DirecX 9.0c |