
Toutes les informations au sujet de la version PC de The Saboteur sont sur cette fiche jeu.
![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Si les Allemands avaient su, sans doute auraient-ils réfléchi à deux fois avant d'envahir l'hexagone. Plus de soixante ans après les évènements de la Seconde Guerre mondiale, chaque passage de cette triste histoire se traduit en effet par un nouveau paquet de jeux vidéo, plus répétitifs les uns que les autres. Difficile de mettre le passé de côté dans ces conditions. Certains vont même jusqu'à le revisiter, comme Pandemic Studios et son nouveau GTA-like : The Saboteur. Un jeu à saboter ?
Occupancy CityUne fois n'est pas coutume, il n'est pas question avec The Saboteur de s'élever dans la hiérarchie de la mafia américaine mais bien de résister à l'occupation allemande en pleine Seconde Guerre mondiale. Pour ce faire, le joueur prend les traits de Sean Devlin, un mécano Irlandais promu au rang de pilote à l'occasion d'une course de voitures à Sarrebruck, en Allemagne. Comme bien souvent, tout ne se passe pas comme prévu et Dierker, un pilote nazi, fini vite par abuser de ses pouvoirs sur la mâchoire du meilleur ami de Sean. Coup de bol, Sean arrive à s'échapper juste avant d'être à son tour torturé et trouve refuge dans la ville la plus proche : Paris. Voilà pour les bases du scénario, pas bien étoffé et qui développera tout au long du jeu une histoire de série B qui ne devrait laisser personne sur le bord de la route. Qu'à cela ne tienne, The Saboteur compte surtout sur la modélisation de Paris, son monde ouvert et ses mécanismes à la Grand Theft Auto pour séduire. Le premier point est d'ailleurs plutôt réussi, malgré diverses largesses qui feront sourire les habitués de la ville lumière. La ville est ainsi plus petite qu'en réalité, tel un condensé des principaux grands monuments, ainsi qu'étonnamment proche du Havre ou de l'Allemagne. Ce n'est donc pas avec une grande fidélité topographique que Pandemic Studios s'est enquit à modéliser Paris, mais plutôt avec une certaine idée du mot fun. It's a bingo!On retrouve ainsi des câbles sur presque tous les toits de la ville, permettant à Sean de descendre ou de passer d'un immeuble à l'autre en quelques instants. Ce bon vieux Irlandais est également doué de ses mains et peut aussi bien escalader les façades des bâtiments comme Altaïr ou Ezio le feraient, que supprimer en silence un soldat avant de prendre son uniforme. Dans ce cas, une jauge jaune et blanche s'affiche autour de la mini-carte et indique le degré de suspicion des Nazis dans la zone de Sean. Courir, grimper aux murs, mettre en joue sont autant d'actions qui affoleront la jauge et qui, une fois celle-ci au maximum, pousseront les Nazis à donner l'alerte. Classiquement, le joueur devra quitter la zone de recherche ou trouver une cachette pour mettre fin à sa cavale. Autre chose originale à signaler, les méfaits de Sean redonnent espoir à la population, ce qui se traduit par des zones en noir et blanc sous contrôle Nazi qui, au fil de l'aventure, regagnent leurs couleurs. Une bonne idée. Grimper sur les toits de Paris, au sommet de la tour Eiffel et des autres monuments, s'infiltrer en territoire ennemi avant d'éliminer un à un les Nazis d'une balle de silencieux, sont autant de plaisir qu'il est possible de s'offrir dans le jeu de Pandemic Studios. Le cœur du titre est bien sûr fait de missions en tout genre avec, pèle-mêle, de l'assassinat, de l'évasion de prisonnier ou de la course en voiture. Les objectifs se montrent suffisamment variés pour ne pas lasser le jouer, d'autant qu'il y a toujours un bon paquet de missions secondaires. Il y a même des défis internes au titre qui, une fois réalisés, débloquent des améliorations notables pour Sean. De quoi motiver encore plus le joueur. Malheureusement, il y a aussi des défauts dans The Saboteur, au premier rang desquels se trouve une intelligence artificielle effarante de nullité. On n'est plus dans le personnage qui ne trouve pas son passage ou qui ne lance jamais de grenade, non, on est carrément dans l'absence totale de jugeote. Les Nazis, comme les PNJ alliés, restent ainsi plantés comme des piquets, incapable de ne serait-ce que de monter une échelle pour suivre Sean. Une véritable régression de dix ans en termes d'IA, qui finit en plus par vraiment nuire au plaisir du joueur. Autre défaut à relever : la technique souvent chancelante, que ce soit dans les graphismes (clipping, textures qui s'affichent lentement, bugs de collision), le moteur physique parfois abracadabrantesque ou dans la bande-son (décalage avec les lèvres, sauts d'intonations incompréhensibles, phrases hors-contexte). C'est dommage, car même si cela ne ruine pas l'expérience, elle s'en retrouve tout de même beaucoup moins crédible aux yeux du joueur.
Xzyl, le 09.12.2009
![]() 6/10
Pour une fois qu'on nous propose de découvrir la Seconde Guerre mondiale sous un angle différent de celui donné par les innombrables jeux de tir et de stratégie déjà existants, il faut le signaler. Avec The Saboteur, Pandemic Studios a ainsi fait le choix d'un GTA-like se déroulant dans la France occupée des années 40. Si on apprécie l'effort réalisé pour mettre en place un gameplay mélangeant monde ouvert, infiltration et escalade à la Assassin's Creed, on est en revanche beaucoup plus déçu par l'IA, d'une médiocrité sans pareil, et par les soucis techniques que le jeu accuse. Loin d'être parfait donc, The Saboteur reste tout de même une expérience plaisante et pourra plaire aux moins regardants voulant se défouler sur les Nazis, flâner sur les toits de Paris ou revisiter l'histoire.
|


| Prix lancement | : 54.99€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Espace disque | : 8 Go |
| Config mini. | : Processeur multi-coeur 2,4 Ghz, 2 Go de RAM, Carte 3D 256 Mo |
| Config reco. | : Processeur multi-coeur 2,8 Ghz, 3 Go de RAM, Carte 3D 512 Mo |
| OS Windows | : XP/Vista/7 |
| DirectX | : 9.0c |