Toutes les informations au sujet de la version PC de Of Orcs and Men sont sur cette fiche jeu.
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Pas refroidis par le semi-échec d'un Game of Thrones à moitié réussi, les petits français de Cyanide Studio reviennent déjà avec un nouveau RPG : Of Orcs and Men. Conjointement élaboré avec l'équipe de Spiders Games, le jeu offre une vision peu exploitée du RPG heroïc fantasy en proposant d'incarner des personnages généralement placés dans le camp des massacrés. Aux commandes d'un orc et d'un Gobelin, les joueurs sont invités à prendre part à un voyage original qui les amènera à découvrir les contrées Isérienne pour y découvrir le meilleur… mais aussi le pire !
En vert et contre tous ! Sur le continent Isérien, la vie d'un orc n'a rien de très enviable. Après de longues années de conflits avec les humains, les géants verts du sud ont été battus. Profitant de leur position dominante, les hommes n'ont alors eu de cesse de les massacrer ou de les traquer pour les réduire en esclavage et ainsi profiter de leur condition physique extraordinaire pour bâtir des constructions démesurées. Si toutes les tribus orcs ne sont pas encore asservies, la situation s'apprête à basculer dans l'enfer général pour les peaux vertes. L'empereur Damoclès, à la tête de l'empire humain, s'apprête à signer un accord avec les Elfes et les Nains pour mettre fin à la race des orcs, jugée coupable de tous les maux. Les Bloodjaws, représentant la plus guerrière des tribus orcs, décident alors d'envoyer, en douce, quatre de leurs meilleurs hommes pour tenter d'assassiner l'empereur et mettre ainsi fin à son règne de terreur. Le joueur incarne Arkail (prononcé Ark-aille), un beau bébé d'environ 2,50 mètres de haut, tout en muscle et pas très malin. Pour mener à bien sa mission il va devoir franchir « le mur », une construction gigantesque protégeant le royaume des humains. Une fois franchi, il devra libérer une mage qui pourra l'emmener sur l'île où doit se tenir la rencontre censée sceller le sort des orcs. Pas futé pour deux sous et incapable de gérer sa colère, Arkail devra malgré tout rester le plus discret possible. Pour se faire il est secondé par son parfait opposé : petit, malin, discret, Styx le gobelin sera, du moins au début de l'aventure, le passeur qui aidera l'orc à franchir le mur. L'occasion idéale pour les développeurs de créer un duo parfaitement inédit et qui fonctionne à merveille. Derrière cette réussite se cache en fait deux raisons principales. La première, c'est que le background du jeu est très soigné. Doté d'une écriture riche et cohérente, il fait honneur au genre avec sa multitude de races, ses batailles épiques narrées ici et là. Les informations offertes tout au long de l'aventure permettent d'en apprendre un peu plus sur les raisons qui ont amené la situation actuelle, les héros de chaque époque et le passé de chacun des protagonistes. Dans un tel contexte l'association apparait donc comme logique et totalement plausible. La seconde raison, bien que classique, c'est l'opposition des deux personnages. Opposition aussi bien dans le caractère que dans les dialogues qui sont entièrement doublés dans la langue de Molière et qui ont fait l'objet d'une attention particulière. Non seulement ils sont de très bonne qualité et collent parfaitement aux personnages, mais en plus ils sont crus et totalement assumés. On se régale des répliques piquantes de Styx qui n'a pas la langue dans sa poche devant les errements stratégiques d'Arkail ou du laisser-aller de ce dernier découvrant les trahisons de ses congénères. Tout ceci est secondé par une réalisation technique relativement soignée, profitant pleinement du Silk Engine (le moteur fait maison). C'est en tout cas vrai pour les deux personnages principaux, fins et très bien modélisés malgré des animations pas toujours très fluides. Dommage en revanche que cette qualité de travail se limite à certains environnements et aux deux protagonistes. Les différents ennemis que l'on rencontre ne bénéficient pas du même soin, ressemblant généralement à des pantins étrangement articulés au faciès quelque peu étrange. Et malheureusement ce n'est pas l'unique défaut du jeu…Arkail-Hic Of Orcs and Men se découpe en cinq chapitres, chacun narrant une étape du voyage. Si les environnements traversés sont assez variés (sous-sol crasseux, vallées enneigées, bidonvilles) on ne peut malheureusement pas en dire de même du level design totalement risible. Chaque chapitre se découpe en effet en plusieurs petites cartes qu'il faut traverser pour atteindre son objectif. Le souci principal étant que toutes les cartes, sans exception, ne sont qu'un simple couloir rectiligne. Tout au plus trouve-t-on un ou deux embranchements permettant de « varier » mais rien qui ne change fondamentalement d'un passage à l'autre. Il est impossible de sortir des barrières imposées par les développeurs. Inutile d'espérer aller fouiner les bâtisses et autre grottes rencontrées, c'est tout bonnement impossible. Le joueur se contentera d'avancer en ligne droite dans l'attente d'un évènement déclenchant la suite de l'aventure. Un dialogue, une cut-scene ou un combat et la ligne droite continue. La conséquence directe de cette linéarité c'est que l'on a très vite l'impression de faire toujours la même chose. Il ne faut pas plus d'une heure pour se demander quand les choses vont vraiment varier et sentir l'ennui pointer le bout de son nez. Même lorsque l'on déclenche une quête secondaire optionnelle, on se retrouve au départ d'une carte annexe qui est, elle-aussi, un simple couloir. Une fois terminée, le joueur est automatiquement ramené en face du personnage ayant déclenché la quête en question, sans la moindre transition. Seuls les combats apporteront un peu de variation dans cette traversée du désert. Basés sur des affrontements en temps réel, le joueur peut à tout moment utiliser la pause tactique. D'une pression sur la barre d'espace, il ralentit le temps et peut assigner différentes actions à ses deux héros pour poser différentes stratégies en fonction des adversaires rencontrés. Chaque personnage possède trois roues de compétences (offensives, coopérative et défensive) permettant de donner des ordres précis. Une contrainte supplémentaire vient également se greffer à l'ensemble. Styx dispose d'un quota de concentration, limitant ainsi les attaques en nécessitant beaucoup, et Arkail devient totalement incontrôlable lorsque sa jauge de rage est complètement remplie. Sur le papier le concept est assez intéressant. Dans la réalité, ça l'est beaucoup moins. La faute à une caméra complètement délirante, une IA pas très affutée (qui ne gère pas le placement des archers par exemple…) et une gestion des collisions totalement ratée. Les affrontements stratégiques laissent alors place à une baston généralisée, où l'orc tabasse à tout-va en mode quasi-automatique pendant que Styx assène des petits coups sournois pour faire gagner du temps au mastodonte. Surtout que la difficulté des affrontements se voit totalement castrée par le pouvoir de discrétion de Styx qui, lorsqu'il n'est pas en mode combat, peut disparaitre totalement. On passe ainsi la plupart du temps en mode invisible pour aller assassiner autant d'ennemis que possible (en profitant de l'IA qui ne s'alerte jamais en passant à côté d'un cadavre) et terminer le tout par une distribution massive de bourre-pifs pour régler le compte des trois ou quatre adversaires restants. Ces combats qui serviront surtout à faire gagner de l'expérience aux deux guerriers même si, là encore, l'utilité reste à prouver. Chaque passage de niveau permet d'attribuer des points à l'une des quatre caractéristiques disponibles et d'upgrader l'une des vingt-deux compétences accessibles petit à petit. Chacune d'entre-elles propose deux voies (bonus de dégâts ou bonus indirect sur différents aspects comme les chances de déstabilisation de l'adversaire). Et s'il est impossible de tout débloquer en fin de partie, les différentes options proposées ne suffisent pas à insuffler une très grande dimension RPG à l'ensemble qui ne montre pas de grandes différences en fonction des choix effectués. A cela s'ajoute le fait que Of Orcs and Men est presque dépourvu d'items à ramasser (une quarantaine tout au plus, dont vingt-cinq totalement inutiles) et on arrive très vite à se contenter d'avancer bêtement dans l'espoir de découvrir les petits secrets se cachant derrière l'histoire personnelle d'Arkail et de Styx, seul véritable point intéressant du jeu. Un duo qui tente tant bien que mal de porter le jeu et arrive à maintenir péniblement le joueur dans l'envie d'aller plus loin, même si tout le reste aurait tendance à le pousser vers la sortie.
![]() 5/10
Un véritable gâchis. Voilà l'impression qui ressort lorsque l'on termine Of Orcs and Men. Un peu à l'image de Ninja Theory et de son Enslaved en son temps, Spiders Games et Cyanide Studio n'ont pas su tirer profit du potentiel énorme du duo d'acteurs. Complètement castré par un level design moyenâgeux, un gameplay minimaliste et une dimension RPG ridicule, le soft souffre d'un manque de réflexion et d'ambition évident. Une absence qui a pour conséquence un jeu qui peine à se montrer passionnant quand le duo atypique et l'univers proposé avaient tout pour apporter un petit quelque chose d'inédit dans le genre. Et si une suite est d'ores et déjà annoncée par la fin du jeu, il faudra absolument que les développeurs se posent les bonnes questions afin de proposer quelque chose de véritablement à la hauteur si l'on ne veut pas voir ce Laurel et Hardy atypique sombrer dans l'oubli.
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| Prix lancement | : 39,99€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Espace disque | : 6 Go |
| Config mini. | : AMD/Intel double coeur 2Ghz, 2 Go de Ram, Radeon HD 3850/GeForce 8800 GT ou supérieur |
| OS Windows | : XP/Vista/7 |