Test de Killing Floor 2 sur PC

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Killing Floor 2 PC
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Test de Killing Floor 2 sur PC (PC)





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Parti d’un simple mod pour Unreal Tournament, Killing Floor a rapidement fait le bonheur de Tripwire Interactive qui l’a pris sous son aile pour en faire un jeu à part entière. Et le succès de ce premier opus n’avait laissé la place à aucun doute : un second jeu devait voir le jour. Disponible depuis plus d’un an et demi en early-access sur Steam, Killing Floor 2 s’est logiquement grandement bonifié avec le temps, Tripwire Interactive profitant efficacement de sa communauté toujours disponible à tester dans tous les sens et à donner un maximum d’informations pour assurer un produit parfaitement équilibré et fun lors de sa commercialisation. Le jeu étant disponible depuis quelques temps dans sa version finale il est grand temps pour nous de vous donner notre verdict sur ce qui, après de bonnes soirées de rigolade, restera probablement le meilleur générateur de grosses tâches de sang de l’année 2016.

Killing is my business


Amoureux des belles histoires, des scénarios au poil et des personnages complexes, passez votre chemin. Non Killing Floor 2 n’est pas pour vous. Le dernier jeu de Tripwire Interactive est justement tout le contraire. 6 joueurs, des ZEDs (des monstres sortis d’une expérience militaire qui a évidemment mal tourné), 10 vagues et que le meilleur gagne. Killing Floor 2 n’est en fait rien de plus qu’un mode survie, ou horde si vous préférez, dans lequel le but est simplement de survivre à plusieurs vagues de monstres pour terminer par un boss. Une fois terminé, on recommence sur une autre carte jusqu’à l’indigestion la plus totale ou qu’il soit l’heure d’aller dormir. Pourtant, aussi simpliste que puisse paraître Killing Floor 2, il propose ce qui se fait probablement de mieux en la matière. Avant de revenir sur le pourquoi du comment, on réglera d’entrée de jeu les aspects techniques qui ne sont malheureusement pas les points forts du jeu. Techniquement Killing Floor 2 n’est clairement pas une gifle comme on a pu en connaître ces derniers mois. Les animations sont vraiment sommaires (le mode spectateur offre de grands moments de fou rire), les textures ne font guère plus que le minimum syndical et la modélisation en général n’a clairement pas dû demander 18 mois de travail aux développeurs de Tripwire Interactive. Attention, ne nous faites pas dire ce que l’on n’a pas dit, Killing Floor 2 n’est pas moche pour autant. Car au final, malgré une technique qui pourrait paraître un peu désuète (et qui permet, mine de rien, de faire tourner le jeu à un frame rate indécent même sur les machines moins récentes), le jeu fait parfaitement son boulot visuellement. Il s’offre même un petit aspect série Z totalement jouissif avec son gore à outrance, ses ZEDs qui explosent et crépissent les murs de tripes et de boyaux et ses bruitages qui représentent parfaitement ce que l’on attend de l’explosion d’une boite crânienne.

Pour le coup, la déception de la technique se fait bien vite oublier surtout lorsque l’on commence à regarder au niveau du contenu proposé par Killing Floor 2. Avec ses treize cartes bien différentes et ses dix classes de personnage à maîtriser, il y a de quoi faire. Les cartes proposées sont vraiment intéressantes, généralement de grande taille et dotées d’un level design absolument dantesque. Les premières fois que l’on explore les lieux il est très facile de se perdre à travers les différents couloirs et il faudra un petit moment avant de prendre ses repères. Cela rend les débuts parfois un peu stressants, surtout que l’apparition des ZEDs est adaptée à la position des joueurs sur la carte, mettant ces derniers en permanence sous pression. Avec l’expérience on finit par comprendre comment fonctionne chaque carte et quels sont les meilleurs endroits où se poser pour être le plus efficace possible. Et même s’il est possible de souder des portes pour ralentir l’arrivée des ZEDs et se donner un peu d’air, les positions fortes ne durent jamais bien longtemps puisque les ennemis finissent toujours pas réussir à briser les barrières. Le bestiaire lui même a été pensé pour forcer les joueurs à rester en mouvement tout en restant le plus efficace possible. Vague après vague, les rangs ennemis s’enrichissent de nouveaux monstres tous plus puissants les uns que les autres. Et comme si cela ne suffisait pas, ils sont tous dotés de résistances bien spécifiques forçant les joueurs à mettre en œuvre la seule vraie solution viable pour s’en sortir: la complémentarité des compétences.

Brother in arms


Le but pour les joueurs est donc de constituer des équipes capables de faire face à toutes les situations. Pour ce faire, Tripwire Interactive a mis à leur disposition par moins de dix classes bien spécifiques que l’on peut faire monter jusqu’au niveau 25. Tous les 5 niveaux le joueur débloque deux nouveaux perks (un seul sélectionnable) permettant de rendre son personnage potentiellement plus efficace. Sans rentrer dans les détails de chaque perk, on peut tout de même parler de deux grandes catégories. La première orientée team play, alors que la seconde est plus axée dégâts purs. Le jeu autorise également de changer de classe ou d’ajuster ses perks entre deux vagues, permettant ainsi de s’adapter à ses petits camarades. Mais là où Killing Floor 2 se démarque de la concurrence, c’est sur les gains d’expérience qui sont liés non pas à l’utilisation d’une classe en particulier, mais directement aux armes elles mêmes. Ainsi utiliser une arme du démolisseur lorsque l’on joue médecin fera gagner des points à sa classe de démolisseur, et non à son médecin. La conséquence directe de ce choix c’est que pour monter une classe au niveau 25 il faut se concentrer sur les fonctions de cette classe et utiliser les armes qui lui sont dédiées, sous peine de voir sa progression avancer très lentement. Le gros avantage de ces niveaux 25 c’est d’offrir des perks qui augmentent la puissance des joueurs, notamment durant le Zed Time, ce bullet time où le défilement du temps est divisé par cinq et qui permet aux joueurs de profiter de compétences particulières lorsqu’ils sont au niveau maximum.

Car il ne faut pas l’oublier, le but ultime pour les joueurs reste d’atteindre (et de réussir) le mode Enfer sur Terre qui représente le Graal ultime de Killing Floor 2. Pour se faire il faudra évidemment avoir atteint le niveau maximum et ainsi de disposer de tous les perks disponibles, au moins pour une classe, afin d’apporter le soutient nécessaire à ses collègues, puisqu’une fois en jeu, la difficulté de Killing Floor 2 est assez violente. Si le mode Normal permettra de monter les premiers échelons rapidement, les premières gifles arriveront dès le mode difficile où le boss se fait généralement un plaisir de rappeler que l’on a quitté le mode normal. En mode suicidaire, c’est dès la vague 5 ou 6 que les choses se corsent, avec, là encore, un boss qui fait généralement très mal tout en étant particulièrement endurant. Le dernier mode de difficulté quant à lui demandera une collaboration extrême et un certain niveau de jeu pour être vaincu. Que ce soit au niveau du nombre des ennemis, des dégâts qu’ils infligent, de leur vitesse ou encore de leurs résistances, tout est fait pour torturer le joueur un maximum et faire en sorte que la réussite soit une vraie récompense.

Parce que l’on pourrait encore parler très longtemps du très bon rendu des armes dans Killing Floor 2, des nombreuses tactiques qu’il offre en terme de gameplay et de teamplay, de son dynamisme et de l’intensité de ses parties, mais c’est surtout à la satisfaction qu’il fait naître chez les joueurs qui persévèrent que l’on finit par comprendre pourquoi Killing Floor 2 est si addictif. Réussir une carte en mode suicidaire après une heure de jeu à fuir la menace ZED est particulièrement satisfaisant. Terminer une vague seul contre deux Fleshpound et sauver le run de l’équipe est totalement jubilatoire. Bloquer le boss en suicidaire et le faire tomber en 20 secondes est tout bonnement jouissif. Pour autant, le succès lors d’une partie n’assure en rien la victoire sur la suivante. Killing Floor 2 demande en permanence aux joueurs de s’adapter, d’improviser, de savoir réagir au bon moment sous peine d’échouer rapidement. Car si la victoire n’est jamais facile, la défaite, elle, est quasi systématique dès lors que l’on se laisse déborder. Pour cette raison il est donc préférable de jouer avec des potes pour assurer une collaboration la plus efficace possible, même s’il faut bien avouer que la communauté de pc]Killing Floor 2, à partir d’un certain niveau de difficulté, est vraiment plaisante et que se lancer dans le défi avec une équipe d’inconnus a aussi son charme. Attention cependant à bien choisir son serveur, l’exigence de Killing Floor 2 ne pardonnant pas vraiment les pings supérieurs à 100ms. Pour ça Tripwire Interactive n’a pas lésiné sur les serveurs et on en trouve suffisamment pour pouvoir se connecter dans de bonnes conditions. Il faudra vraiment se trouver une excuse solide pour justifier une partie sur un serveur russe à 400ms de ping. Surtout que, en plus des machines officielles, on trouve tout un tas de serveurs communautaires, un peu à la manière d’un Battlefield 1, certains étant utilisés dans les configurations de base, d’autres personnalisés de la tête aux pieds permettant ainsi de se connecter à n’importe quel type de partie (la recherche de parties étant entièrement paramétrable).

Why Tripwire Interactive ? WHYYYYYY?


Malgré toutes ces qualités, on ne peut toutefois s’empêcher de cacher une pointe de déception sur certains aspects de Killing Floor 2. Outre la technique déjà évoquée précédemment on retiendra principalement la présence de seulement deux boss pour l’ensemble des cartes, là où on était en droit d’en attendre un troisième si l’on reprend les promesses énoncées lors de l’early-access. Même pour ceux qui ne sont pas passés par cette phase et qui donc n’ont pas ce sentiment de promesse non tenue, il ne reste pas moins que l’on n’aurait pas dit non à un troisième voire quatrième boss, même si Tripwire Interactive justifie ce choix en prétextant avoir préféré la qualité à la quantité. Heureusement que le challenge qu’ils offrent reste à la hauteur et que la sélection aléatoire du boss après la vague 10 permet d’apporter un semblant de surprise sur chaque partie.

Mais la vraie déception de Killing Floor 2 reste malgré tout son mode Versus. S’inspirant fortement de Left 4 Dead, celui-ci propose à deux équipes de s’affronter, l’une incarnant les humains l’autre les ZEDs. Sur le principe l’idée est bonne, mais elle se marie malheureusement mal avec le concept même de Killing Floor 2. Le principal problème vient du fait qu’il est très difficile, pour les joueurs ZEDs de coordonner une attaque puissante puisque l’attribution des rôles est totalement aléatoire. Difficile dans une telle situation de réussir à mettre sur pied une attaque qui permette de vraiment déstabiliser les joueurs humains et de les isoler pour mieux les terrasser. Sans compter qu’étrangement, jouer du côté ZEDs n’est pas toujours évident, la portée des coups semblant plus qu’aléatoire par moment. Bref, si les plus curieux s’y aventureront pour découvrir le concept, les puristes fuiront très vite ce mode bien trop peu passionnant pour se concentrer sur le mode coopération dans l’espoir de réussir à vaincre le mode Enfer sur Terre.


- Ludo -, le 08.12.2016
- Ludo -
TEAM JEUXVIDEO24
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll...

8/10
CONCLUSION

Après avoir passé des heures sur des titres comme Left 4 Dead, on ne va pas se cacher : on acceuille Killing Floor 2 avec un plaisir non dissimulé. Certes le jeu ne s’adresse pas à tout le monde et ceux qui sont allergiques à la routine et la répétition des situations passeront évidemment leur chemin. Pour les autres, pour ceux qui trouvent un intérêt à ce genre de concept, Killing Floor 2 se pose comme une vraie réussite en cette fin d’année 2016. Si Gears of War 4 nous a séduit avec son mode Horde, Killing Floor 2 saura satisfaire ceux qui cherchent un défi éreintant qui demandera beaucoup plus d’investissement pour être relevé avec succès. Oui Killing Floor 2 est exigeant, mais il offre une satisfaction sans pareille aussi bien dans la réussite que dans l’intensité de ses parties. Alors si l'échec, les taches sur les murs et le morceaux de cervelle dans les cheveux ne vous font pas peur, foncez, Killing Floor 2 est fait pour vous !
LES PLUS
+ 10 classes à expérimenter
+ Les cartes très réussies
+ Le challenge
+ Le rendu des armes
+ Le Teamplay
+ Le système de perks
LES MOINS
- Le mode Versus anecdotique
- Le chargement initial
- Seulement deux boss
- Une technique pas waow




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