Toutes les informations au sujet de la version PC de Empire : Total War sont sur cette fiche jeu.

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Créée en 2000, la série Total War s’est rapidement imposée comme l’une des références de la stratégie sur PC. Le subtil mélange entre temps réel et tour par tour a permis de séduire de nombreux joueurs, tout en s’améliorant au fil des épisodes. Après la Rome antique et l’Europe médiévale, c’est cette fois le XVIIIème siècle et ses puissances coloniales qu’Empire : Total War tente d’amadouer à sa cause. Une réussite de plus pour Creative Assembly ?
Les colonies sans vacanceLe XVIIIème siècle, l’époque des Lumières, du contrat social et de toutes sortes d’avancées philosophiques. Mais c’est aussi et surtout l’époque des grands empires européens, Espagne, France et Grande-Bretagne en tête. C’est donc sur ce terrain de jeu et de guerres que l’on prend en main Empire : Total War. La domination du monde reste bien sûr le but ultime, même s’il va falloir s’accrocher pour arriver à tout conquérir d’une main de fer. La Grande Campagne, le mode principal, propose de conquérir des dizaines de régions moyennant un effort de stratégie et de gestion de son Empire d’autant d’heures. Et le monde d’Empire : Total War est vaste puisqu’il s’étend sur trois immenses régions (Europe et Afrique du Nord, les Amériques, l’Inde). Tour par tour oblige, il ne faudra pas être allergique au fait de passer un temps non négligeable en tant que spectateur. L’IA gère en effet des dizaines de nations et il n’est pas rare d’attendre plus de cinq longues minutes avant de reprendre le contrôle de sa nation. Du coup, le temps d’arriver en 1799 (ce qui représente quand même plus de 200 tours), il n’est pas rare d’avoir plusieurs dizaines d’heures de jeu au compteur. Le second mode de jeu, « En route vers l’indépendance », est une campagne plus courte et plus dirigiste destinée à accueillir les novices. Bien ficelée et relativement pédagogue, cette découverte de la naissance des Etats-Unis est presque indispensable pour découvrir les nombreuses subtilités du jeu. Car Empire : Total War est plus que jamais un jeu de stratégie dont la richesse impressionne. Pour cet épisode, les développeurs ont opéré une grande décentralisation de la construction des bâtiments. Autrefois réservés aux seules capitales de provinces, ces derniers peuvent désormais être construits dans des villes de sa région afin d’éviter de tout concentrer. Qui plus est, à chaque fois qu’une nouvelle ville se forme, le joueur peut choisir quelle orientation lui donner. Ecoles, Eglises, Auberges de relais ou Ateliers d’artisanat, chacun d’entre eux a ensuite une influence sur la puissance de la nation. Une Ecole, par exemple, permet la formation automatique et aléatoire de gentilshommes qui pourront accélérer la recherche technologique, tandis que les Eglises génèreront des agents religieux prêts à convertir les régions récemment conquises. L’arbre de recherches technologiques est pour sa part l’un des éléments vitaux à sérieusement prendre en compte pour ne pas se faire dépasser par ses rivaux. Après tout, mieux vaut attaquer l’ennemi avec des munitions explosives plutôt qu’à la simple baïonnette. Empereur sur terre et merUne fois son armée suffisamment préparée et entraînée, il est temps de passer aux choses sérieuses et d’attaquer l’ennemi sous toutes ses formes. Comme on en a l’habitude avec Total War, les guerres se situeront pour la plupart sur terre, ne serait-ce que pour prendre les capitales si précieuses à la victoire. Dans le cas présent, le jeu passe en temps réel (à condition de ne pas laisser l’ordinateur régler le conflit automatiquement) et c’est au joueur qu’il advient de mener ses troupes. Là encore, Empire : Total War se montre très complet et les habitués de la série n’auront aucun mal à retrouver leurs marques. Gestion des formations, des types d’attaque, prise de bâtiments, il y a de quoi faire se la jouer apprenti Napoléon et c’est un vrai plaisir que de le faire. Enfin, la grande nouveauté de ces combats en temps réel, c’est qu’ils ont également lieu sur les mers. Les batailles navales sont non seulement impressionnantes lorsqu’on a la chance d’avoir un PC pouvant faire tourner le jeu correctement, mais aussi prenantes si on adhère à quelques différences notables dans la gestion des batailles, vis-à-vis des classiques guerres terrestres. Au pire, il s’agit d’un vrai bonus que l’on peut abréger en ayant recours à la résolution automatique. Aussi royal soit-il dans son contenu et sa complexité, Empire : Total War n’en oublie par pour autant d’être beau. D’ailleurs, il l’est peut-être même un peu trop lorsqu’on s’aperçoit qu’une machine de guerre doit faire une croix sur la fluidité dès lors qu’on active un haut niveau de détails. Comme si cela ne suffisait pas, cette inconstance dans le frame rate s’accompagne de freezes très courts mais désagréables. Une tare parmi tant d’autres et on ne compte même plus le nombre de bugs (unités qui disparaissent et réapparaissent d’un coup, pathfinding indécis, soucis de collision, etc.) que peut afficher le jeu. L’IA reste en revanche de bonne facture, bien qu’extrêmement difficile en diplomatie et parfois prête à s’engager dans une bataille perdue d’avance. Enfin, un petit mot s’impose sur la bande-son, très discrète et malheureusement pas très variée. Empire : Total War peut toutefois se vanter de posséder de bons doublages en français, qui viennent combler les impairs musicaux.
Xzyl, le 23.03.2009
![]() 8/10
Au final, Empire : Total War propose une expérience similaire à celle de ses aînés et convaincra certainement les amateurs de stratégie, tout en séduisant les joueurs plus portés sur la gestion. Le gameplay en lui-même n’est pas révolutionné et il s’agit toujours d’un mélange subtil entre temps réel et tour par tour, quoique sérieusement enrichi avec la décentralisation des bâtiments, l’arbre technologique et bien sûr les batailles navales. Avec sa durée de vie monstrueuse et sa richesse exemplaire, on ne peut que regretter les soucis techniques et sa trop grande gourmandise. Quoi qu’il en soit, Empire : Total War s’installe sans contestation possible sur le trône de la série et devient une nouvelle réussite de plus à l’actif de Creative Assembly.
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