Test de Diablo III sur PC

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Diablo III PC
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Test de Diablo III sur PC (PC)





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Le 30 juin 2000, une date qui a marqué les amateurs de hack'n'slash au plus profond de leur être : Diablo II sortait et avec lui s'éteignait plus de 4 millions de vies sociales. Douze ans après, ce qui s'apparente pour certains au messie du genre revient sur le devant de la scène et s'apprête à inonder les écrans par un flot continu d'ennemis, d'items rares, de sorts et d'explosions de cadavres putréfiés. Que vaut ce Diablo III ? L'attente a-t-elle été récompensée ? Après quelques heures passées à essayer de se connecter aux serveurs de Battlenet puis des nuits blanches à jouer et de nombreux cafés rapidement consommés entre deux clics, le verdict s'impose : Diablo III est un très bon jeu. Oui mais…

Armageddon


Comme à l'accoutumée chez Blizzard Entertainment, le jeu débute par une magnifique cinématique mettant en scène un Deckard Cain (très) vieillissant et sa nièce, Léah. Alors que Papy Deckard est en train de compulser des grimoires indiquant un retour prochain des forces des ténèbres, une météorite bleue, qui a échappé à la vigilance de Bruce Willis, traverse le ciel et vient perforer un vitrail à l'effigie de l'archange Imperius avant de défoncer littéralement le sol de la cathédrale dans laquelle nos protagonistes se trouvent. L'aventure va donc débuter dans la ville de Tristram plongée dans les ténèbres et assaillie par les forces du mal. Le joueur y effectuera sa première quête : retrouver Deckard Cain disparu lors la chute de la météorite. S'étalant sur quatre actes, l'histoire de Diablo III va osciller constamment entre le très bon et le très convenu : l'histoire, certes prévisible, permet de retrouver des figures connues, toujours aussi classes et offre quelques beaux moments épiques appuyés par des cinématiques divines. Pour autant, force est de constater que le déroulement des événements reste bien trop classique, emprunte même carrément certains passages à l'œuvre de Tolkien (dans le chapitre III) et oblige surtout à de nombreux aller-retour en Ville bien ennuyeux à la longue. Beaucoup de monstres du bestiaire sont également connus (allant même jusqu'à reprendre, on dira pour le clin d'œil, des boss du premier Diablo dans l'acte 1) et les environnements traversés ne respirent franchement pas l'originalité, chapitre IV excepté.

Mais ce constat mis à part, il est impossible de ne pas relever le travail fourni par l'équipe de Blizzard Entertainment pour tenter de surprendre le joueur, remettre au goût du jour et magnifier les divers lieux sordides explorés : caves, citadelles, cryptes, marais puants, bois maudits, temples abandonnés ou autres déserts arides et campements de fortune. L'ambiance graphique est bien là, quoiqu'en disent d'ailleurs les détracteurs de l'orientation plus colorée prise par le studio de développement. Cette ambiance est également consolidée par des graphismes corrects, même si s'avérant parfois un poil grossier (la modélisation des personnages par exemple) et un peu en deçà de la norme actuelle, avec un moteur physique remplissant pleinement son office (des corps volent dans tous les sens). La bande-son est quant à elle magistrale : les musiques de Monsieur Russell Brower sont parfaites, même si trop discrètes en jeu, alors que les bruitages impeccables rendent à merveille la fureur de la bataille et que les voix sont absolument géniales en VO (mention spéciale à l'étranger), correctes en VF. On regrette à ce sujet que Blizzard Entertainment n'ait pas permis de ne passer que les voix en VO tout en conservant les textes en français à l'écran.

La classe américaine


Dévoilées tout au long des 12 années qu'a duré le développement, les classes de Diablo III sont au nombre de cinq, avec la possibilité d'en choisir la version masculine ou féminine. Le classique barbare suivi par le chasseur de démons, le moine, le sorcier et le féticheur. Si Blizzard Entertainment a annoncé que ces classes étaient nouvelles, il n'en reste pas moins qu'elles tirent directement leur inspiration des celles qui existaient dans les deux précédents épisodes. Le chasseur de démons fait par exemple furieusement penser à l'amazone et le féticheur au nécromancien. Pour résumer, le barbare peut se jouer de manière très classique, c'est à dire comme un tank. Une arme dans chaque main, ou simplement dans la main droite avec un bouclier dans la gauche, c'est sans doute la classe recommandée pour le joueur qui débute dans l'univers de Diablo. Simple d'apparence à appréhender, il permettra de traverser sans trop de problème les modes Normal et Cauchemar du jeu. En revanche, il serait réducteur de ne le voir qu'ainsi puisque Blizzard Entertainment a porté une attention minutieuse sur la possibilité de construire le build de son personnage pour différentes utilisations. Ainsi, le barbare peut être utilisé tant pour causer des dommages monstrueux que pour soutenir ses camarades en coopération avec notamment des skills permettant notamment d'étourdir les adversaires tout en boostant les chances de dropper de l'or ou des objets uniques.

Le chasseur de démons est spécialisé dans le tir à l'arc ou à l'arbalète avec pose de pièges et explosifs. Personnage faible au corps à corps, du moins au départ, il ne doit sa survie qu'à sa rapidité et aux dégâts qu'il peut causer très rapidement après avoir ralenti ses adversaires. Très intéressante à jouer, cette classe doit donc constamment rester en mouvement pour tirer parti du terrain et tenter d'attirer les ennemis dans les chausses trappes posées aux divers effets. Là encore, le joueur construira son build comme il l'entend avec un personnage qui peut se concentrer par exemple sur le soutien en marquant les monstres pour augmenter les dégâts causés par les alliés ou sur les dégâts rapides avec tout un tas de skills permettant de faire mal rapidement. Le moine est sans doute avec le féticheur la révélation de ce Diablo III : polyvalent car utilisant tant ses poings que des bâtons à deux mains, il peut faire mal très vite et dispose également de compétences boostant ses caractéristiques ainsi que celles de ses potentiels alliés, allant même jusqu'à pouvoir leur conférer une invincibilité temporaire. Là encore, de nombreuses possibilités sont ouvertes tant en soutien qu'en combat pur avec la possibilité d'attirer sur soit un grand groupe d'ennemis pour les maltraiter au corps à corps avec classe (mention spéciale pour les téléportations à la « Dragon Ball Z ») ou attendre tout simplement que ses compagnons balancent un joli sort de zone bien senti.

D'ailleurs, le sorcier est sans doute le roi de la maltraitance d'ennemis groupés. S'utilisant également de manière polyvalente, le sorcier tire sa puissance soit d'un bâton à deux mains, soit d'un catalyseur lui permettant de tirer profit des caractéristiques de l'objet qu'il tient dans l'autre main. Ainsi, plus le catalyseur est puissant, plus l'arme tenue dans l'autre main est puissante et plus les sorts du sorcier feront mal. Là encore, différentes approches seront de mises avec des builds permettant le contact direct avec l'adversaire, par exemple pour geler un groupe d'ennemis qu'il aura amassé sur lui ou que des alliés lui auront servi sur un plateau avant de les exploser avec une onde de choc, ou le combat à distance avec toutes les joyeusetés connues de la profession : éclair, flamme, boules d'énergie etc. Enfin, le féticheur est le personnage le plus déconcertant de l'univers de Diablo III. Moins sérieux et plus désordonné que le nécromancien, le féticheur allie tantôt la distance à l'aide de sa sarbacane, tantôt le corps à corps grâce à ses coutelas. Il peut surtout invoquer tout un tas de créatures faisant passer les sept plaies d'Égypte pour de la rigolade avec une mention toute particulière pour le crapaud gobeur d'ennemis. Il peut également transformer ses adversaires en poulet ce qui est assez orignal pour être souligné ou tout simplement utiliser des compétences pour les empoisonner ou les affaiblir. En résumé, c'est une très bonne classe pour embêter un maximum les ennemis et provoquer un joyeux foutoir à l'écran en le remplissant de créatures saugrenues et diablement efficaces. En revanche, cette classe est sans doute la plus difficile à appréhender et les morts sont fréquentes pour peu que l'on aille trop au corps à corps.

C'était mieux avant ?


Si les différentes races ne sont finalement pas aussi originales qu'annoncées, l'approche choisie par Blizzard Entertainment pour le gameplay va surtout permettre une démarcation très nette entre le système de jeu connu des amateurs de la série et celui de ce nouvel épisode. Le virage opéré est tel que certains hurleront au scandale en piétinant violemment leur clavier tandis que d'autres y verront une occasion de simplifier le jeu tout en permettant aux classes de se distinguer entre-elles à travers des builds plus ou moins uniques. Exit ainsi la construction étape par étape, point par point de son personnage, exit la distribution soigneuse et stressante de points de compétences minutieusement calculée pour sculpter son personnage fétiche, place désormais aux compétences qui se débloquent en fonction du niveau. En effet, chaque niveau gagné (1 à 60) est l'occasion pour votre avatar de gagner des « skills » : une compétence principale (clic gauche), une compétence secondaire (clic droit) et quatre compétences actives ainsi que trois passives.

Si la peur de croiser des personnages toujours similaires est légitime, Blizzard Entertainment a tout de même eu la bonne idée d'inclure un bon nombre de skills mais surtout de leur adjoindre des runes qui vont venir modifier leur effet. Ainsi, par exemple, le chasseur de démons va débloquer une compétence lui permettant de lancer des grenades au niveau X et, par la suite, débloquer des runes permettant aux grenades soit de provoquer des dégâts de feu, soit d'étourdir les ennemis, soit de générer une explosion de zone etc. Il faut garder à l'esprit que chaque compétence ne peut être améliorée que par une seule rune et que le build est configurable à volonté sans possibilité d'effectuer un mauvais choix donc, le tout à travers un menu dont l'ergonomie a sans doute été pensée par une personne ayant des problèmes d'organisation. Au final, cette nouvelle orientation est critiquable par certains côtés, tout en apportant des bénéfices de l'autre. Critiquable tout d'abord, car les rôlistes vont perdre le plaisir de construire leur avatar virtuel et seront frustrés par le sentiment de « guidage » qui en émane. Pieds et poings liés, le puriste ne pourra qu'assister impuissant au déverrouillage de ses skills et le jeu ne lui demandera que de choisir ceux qui correspondent le mieux à sa manière d'aborder l'aventure. Mais à côté de cela, le plaisir, tout comme la vérité, peut se trouver ailleurs et notamment dans la possibilité de mixer ses compétences, de les adapter à son équipement et ainsi de pouvoir jouer chacune des classes de manière différente. La notion de team complémentaire prendra d'ailleurs tout son sens lors des parties jouées en difficulté maximale et qui nécessitent une organisation/sélection minutieuse des builds pour espérer avoir une équipe efficace. L'introduction ultérieure du PvP devrait d'ailleurs donner plus de sens à ce nouveau système. Blizzard Entertainment prend donc le risque d'énerver les fans de la première heure pour introduire un peu d'originalité, bienvenue ou malvenue selon les points de vue.

Simple comme bonjour


Cet aspect de simplification va, malheureusement, se retrouver dans d'autres facettes du titre de Blizzard Entertainment. Tout d'abord, les portails de ville ne sont plus limités et le retour à la base se fait en un clic de souris à condition de ne pas être interrompu. Idem concernant l'identification des objets uniques ou légendaires dont on se demande pourquoi elle a été conservée. En effet, plus besoin de parchemin pour connaître les caractéristiques cachées d'un objet, il suffit désormais de cliquer avec le bouton droit de la souris pour lancer une petite animation d'identification. Il aurait été plus simple de ne pas avoir à effectuer cette manœuvre. Celle-ci ne coûte rien et n'apporte rien non plus puisqu'il n'y a plus du tout de risque de se trouver à identifier un objet dont on ne pourrait pas avoir besoin et ruiner ainsi une chance d'en déceler un qui pourrait être utile. Mais le plus déroutant dans cette stratégie de simplification se trouve dans le cœur du jeu lui-même. Forcé de commencer en niveau normal, le joueur va se retrouver plongé au sein d'une aventure d'une simplicité extrême qu'il bouclera rapidement, trop rapidement, au risque de le dégoûter de passer à l'étape supérieure, à savoir recommencer le jeu en mode cauchemar qui ne présente qu'un tout petit peu plus de challenge. La faute à des compétences nombreuses mais surtout parfois bien trop puissantes qui placent toujours le héros au-dessus de la masse, du moins jusqu'au mode Enfer. A ce propos, traverser l'aventure à quatre, en normal, se fera sans aucun heurt, même si être rejoint par des compagnons d'infortune a normalement pour effet de gonfler la difficulté en rendant les ennemis plus forts. Et pour le joueur qui trouverait la mort, pas d'inquiétude puisque celle-ci ne provoque pas de pénalité autre qu'une perte de durabilité de l'équipement, ce qui peut être réparé auprès des marchands des villes et non pas du forgeron (fort peu logique). Seul le mode Hardcore, toujours présent, conduira à recommencer à nouveau l'aventure depuis le début en cas de décès.

Blizzard Entertainment a donc, comme pour la gestion des compétences, pris un pari risqué : celui de tabler sur une fidélisation du joueur à travers divers éléments qui le forceront à recommencer encore et encore l'aventure, jusqu'au niveau de difficulté maximal, le niveau Armageddon, mais au risque de dégoûter les moins accrocs. En effet, chaque niveau de difficulté possède ses limites : ainsi, le mode Normal ne permettra d'améliorer le forgeron (pour fabriquer des armes) ou le joaillier (pour sertir ou dessertir des gemmes sans risque de détruire les objets) que jusqu'à un certain niveau. De même, les ennemis élites (bleu ou jaune) ne possèderont qu'une compétence particulière alors qu'en mode Cauchemar, ils en possèderont deux puis davantage en Enfer et Armageddon. Chose en revanche plus normale, les items récupérés ou « looté » seront de plus en plus intéressants en fonction de la difficulté. Finalement, l'habitué de Diablo ne commencera à y trouver vraiment son compte qu'à partir du mode cauchemar pour certains passages velus et en mode Enfer à coup sûr, ce qui nécessitera d'avoir au préalable fini deux fois le jeu. Heureusement que des événements imprévus, équivalents des quêtes secondaires, se déclenchent lors de l'exploration des maps toujours générées aléatoirement. De plus en plus nombreuses en fonction du mode de difficulté, ces missions particulières permettent de changer légèrement la progression et invitent à explorer de fond en comble les moindres recoins.

Enfin, il faut noter la régénération automatique du mana, de la haine ou d'autres substances permettant d'utiliser les compétences, ce qui entraîne donc la disparition des traditionnelles fioles de mana. Cette suppression est d'ailleurs accompagnée d'un tout nouveau système de régénération de la vie : outre les objets permettant de regagner de précieux PV à chaque seconde écoulée, les ennemis lâchent des orbes de vie de taille variable. Passer sur ces orbes permettra ainsi de regagner de la vitalité. Cependant, et c'est là où ce système est intéressant une fois passé le premier étonnement qui pourrait faire crier à la simplification ultime, il est nécessaire d'aller au combat pour se régénérer. Ce paradoxe a pour conséquence de transformer la potion de vie en recours ultime et de rendre son utilisation stratégique puisqu'un mécanisme de recharge empêche de les utiliser à outrance. Désormais, et c'est tant mieux, il ne sert plus à rien de se promener avec 5.000 fioles de santé dans son inventaire pour espérer s'en tirer.

Le diablo corps


Malgré ce qu'on peut lui reprocher, il n'en reste pas moins que le plaisir est là avec Diablo III. Partagé entre un système de progression et de construction du personnage frustrant car pouvant être jugé trop simple et une addiction bien réelle provoquée par la course à l'équipement ultime et la recherche des sets vert d'armures ou des objets rares ou légendaires, le joueur qui accepte les nouvelles règles posées par Blizzard Entertainment y trouvera indubitablement son compte. Cependant, cela se fera au prix des nombreuses heures de jeu nécessaire pour atteindre un niveau de difficulté convenable et une aventure rentable tant sur le plan du loot qu'en ce qui concerne le challenge. Le plaisir sera d'ailleurs décuplé en groupe dans les niveaux de difficulté ultime où l'élaboration de stratégie sera obligatoirement de mise pour espérer survivre. L'hôtel des ventes déjà en place, et à venir en argent réel, permettra aussi sans doute de donner quelques espoirs aux plus acharnés de décrocher le pactole en vendant les objets ramassés à la sueur de la paume de la main. Enfin, pour les plus intéressés, les nombreux « hauts faits » mis en place par Blizzard Entertainment demanderont des mois d'un travail acharné pour espérer être entièrement débloqués.


Lestat, le 22.05.2012


8/10
CONCLUSION

Si l'on fait le bilan de ces douze ans de gestation, on s'aperçoit que Blizzard Entertainment accouche d'un bébé qui offre en apparence une prise de risque minimale. La construction semble bien trop classique, les quêtes donnent un fort sentiment de déjà vu et se déroulent pour certaines dans des environnements repris des précédents épisodes avec des ennemis similaires. De même, le changement d'orientation dans l'évolution du personnage, la trop grande simplicité des premiers modes de jeu et l'absence de loot véritablement intéressant (dans les premières heures) risquent de plomber l'intérêt du titre pour les joueurs qui n'accepteront pas de s'y investir de longues heures durant. Pour autant et pour peu que l'on s'y attache pleinement, Diablo III est capable d'offrir une expérience incroyablement riche avec un challenge finalement bien présent. Jouer en coopération s'avère inévitable pour profiter pleinement des subtilités induites par ce nouveau gameplay et ainsi tomber sur des objets uniques ou légendaires tout en devenant toujours plus puissant, l'éternelle course à l'équipement ultime. Une même jouissance et les mêmes nuits blanches qu'auparavant, le concept fonctionne toujours aussi bien avec ce troisième Diablo certes pas aussi marquant que son aîné mais tout aussi indispensable.
LES PLUS
- Très très complet
- Nombreux objets à looter
- Coopération excellente
- Bande-son magistrale
- Ambiance prenante
- Cinématiques bluffantes
- Classes aux skills intéressants
- A quand un film d'animation dans cet univers ?
- On ne dort plus ou trop peu
LES MOINS
- Long à démarrer
- Trop simple au départ
- Grosse impression de déjà vu notamment dans l'Acte II
- Encore trop de bugs de serveurs et du lag même en solo





INFOS EN +
Prix lancement :   59,99€  -  Voir le prix actuel
Format :   DVD
Localisation :   Version française intégrale
Espace disque :   12 Go
Config mini. :   Processeur Intel Pentium Core 2 Duo 2,4 Ghz ou AMD AthlonTM 64 X2 5600+, 2 Go de RAM, Carte graphique NVIDIA GeForce 260 ou ATI Radeon HD 4870
OS Windows :   XP/Vista/7