Test de Command & Conquer : Alerte Rouge 3 sur PC

426 connectés
Samedi 11 février, bienvenue  S'inscrire        Mot de passe oublié
Filtrer l'affichage :
[Plusieurs choix possibles]
Command & Conquer : Alerte Rouge 3 PC
  Toutes les informations au sujet de la version PC de Command & Conquer : Alerte Rouge 3 sont sur cette fiche jeu.
Aussi sur : PS3, X360 
4 membres possèdent ce jeu 

Test de Command & Conquer : Alerte Rouge 3 sur PC (PC)




Images








Boudée, délaissée et même oubliée par de nombreux joueurs, la série Alerte Rouge fait aujourd’hui son grand retour dans le monde des jeux de stratégie. Celle qui ne fut autrefois qu’une tentative de spin-off du célèbre Command & Conquer a pourtant développé depuis bien longtemps sa propre identité, à grands renforts d’une guerre qui n’a plus rien de froide. Mais de l’eau a coulé depuis 2001, date du dernier Alerte Rouge et d’autres titres ont désormais redéfini le genre. C’est donc avec l’obligation de revoir de fond en comble sa vieille formule qu’Electronic Arts a développé Command & Conquer : Alerte Rouge 3. Une réussite ?

Le Petit Père ne meurt jamais


Toujours aussi coriaces et pleins de ressources, les communistes de l’U.R.S.S. ont cette fois mis au point une machine à remonter le temps. Après deux déculottées face à l’alliance des nations capitalistes, tout est bon pour changer le cours de l’histoire à l’avantage de l’armée rouge. Le leader Cherdenko en profite donc pour éliminer Einstein avant que ce dernier n’invente la bombe atomique. Seulement voilà, l’effet papillon fait une nouvelle fois des siennes et provoque du coup l’apparition d’une nouvelle superpuissance : l’empire du Soleil Levant.

Entre complots, trahisons et retournements de situation, les trois campagnes solo du titre font une nouvelle fois la part belle à de vrais acteurs. Electronic Arts s’est d’ailleurs lâché sur le casting, avec des têtes bien connues des fans de séries TV et autres films de série B. Un pari payant puisque tout en conservant ce petit côté kitch très plaisant, l’ambiance est indéniablement l’un des points forts d’Alerte Rouge 3. En revanche, le doublage français est relativement moyen, avec par exemple des protagonistes soviétiques n’ayant plus cet accent abusivement poussé qui contribue amplement au second degré de la version anglaise. Dommage.

L’opium du joueur


Outre le passage de la série à la 3D, la grande nouveauté que l’on remarque dès les premiers instants est l’aspect coopératif choisi par les développeurs. Pour la première fois dans toute la saga Command & Conquer, l’intégralité des trois campagnes solo se joue avec un allié à ses côtés. Le joueur a alors la possibilité de rester offline en laissant l’IA incarner le second commandant, ou de passer au niveau supérieur en allant chercher des joueurs bien réels via le mode online. Si l’IA qui assiste le joueur dans le premier cas reste correcte malgré quelques errances, la coopération à deux en online améliore considérablement l’expérience de jeu, à condition tout de même de mettre le mode de difficulté maximum pour ne pas trop se faciliter la tâche.

La mer, c’est véritablement ce qui différencie plus que jamais le spin-off Alerte Rouge de son aîné dans lequel NOD et GDI s’opposent. Totalement absentes des dernières guerres du Tibérium, les unités navales prennent ici une place prépondérante dans le gameplay. Les développeurs auraient pu se contenter de n’inclure que certains navires déjà bien connus, mais ils ont cette fois décidé de complètement revoir l’approche maritime. A tel point qu’il est désormais possible de créer la quasi-totalité de sa base sur les eaux, des centrales électriques aux tourelles de défense en passant par le QG principal. Mieux encore, certaines unités, aussi bien terrestres que navales, peuvent désormais évoluer à la fois sur terre et mer. Une nouveauté bienvenue, même si dans les faits elle ne bouleverse pas vraiment le déroulement des combats.

L’action avant tout


Dans son approche, le titre d’Electronic Arts fait d’ailleurs la part belle à l’action. Ici, la seule ressource à gérer est l’or et les mines ne sont jamais bien loin de la base principale. Avec des revenus réguliers assurés, le joueur peut alors se concentrer pleinement sur la construction de son armée. S’installer près d’autres mines sur la carte facilite tout de même grandement la vie, surtout lorsque la production d’unités tourne à plein régime dans plusieurs usines.

Signalons également un effort manifeste des développeurs pour donner une véritable identité à chacune des trois factions. A commencer par les méthodes de construction de la base, avec d’un côté les bâtiments des Alliés qui se font à l’ancienne, tandis que ceux des Soviétiques apparaissent petit à petit pendant leur construction, pouvant ainsi être la cible de l’ennemi. L’empire du Soleil Levant adopte de son côté une approche beaucoup plus rapide, où chaque bâtiment est d’abord un véhicule construit en un temps record, pouvant aller ensuite s’installer n’importe où sur la carte. C’est ce même souci de varier l’expérience de jeu que l’on retrouve dans les unités, relativement différentes d’une faction à l’autre.

Les trois belligérants bénéficient en plus de protocoles top-secrets. Il y a pour cela une jauge en bas à gauche de l’écran qui augmente au fil des exploits réalisés sur le champ de bataille, accordant un point à chaque fois qu’elle atteint son maximum. En ouvrant une nouvelle fenêtre, le joueur peut alors utiliser ses points pour débloquer de nouvelles capacités, allant de l’attaque par chute de satellite à la réduction des coûts de production des unités. Suivant trois embranchements différents, les protocoles les plus puissants ne se débloquent qu’après avoir investi dans les précédents. Une bonne idée, qui oblige à prévoir à l’avance quelle capacité finale le joueur souhaite posséder en premier. On reste néanmoins loin de la puissance des super-armes, beaucoup plus dévastatrices mais aussi destructibles à tout moment par l’adversaire.

Le Stakhanovisme au service de la technique


Graphiquement, Command & Conquer : Alerte Rouge 3 est indéniablement un plaisir pour les yeux, à condition d’aimer la nouvelle palette de couleurs. Le moteur 3D offre un environnement à la fois coloré et crédible, avec de nombreux effets de bonne facture. Forcément, la nouvelle palette très flashy ne plaira pas à tout le monde, mais il s’agit plus d’une histoire de goût personnel que d’un point vraiment critiquable. D’autant que l’on peut attribuer une mention toute spéciale pour l’eau, dont la modélisation et l’animation sont de loin les plus abouties que l’on ait vues jusqu’à présent dans un jeu de stratégie en temps réel. Seul point noir pour ce tableau idyllique, les ombres des nombreux éléments qu’un zoom pourtant bien faible arrive à trahir en affichant de gros pixels sombres très disgracieux. C’est heureusement l’exception qui confirme la règle et Alerte Rouge 3 reste une réussite sur le plan technique.

Côté bande-son, les grands classiques comme Hell March sont de retour dans une version réorchestrée, toujours aussi efficace. Les titres inédits qui composent la bande-son vont jusqu’à l’excellence, avec une musique diablement enivrante dans le menu principal. Les bruitages mais aussi et surtout les très nombreuses voix des unités sont suffisamment variés pour rester plaisant à écouter de longues heures durant. D’ailleurs, Command & Conquer : Alerte Rouge 3 possède une durée de vie convenable. Chacune des trois campagnes solo se compose de neuf missions à la difficulté croissante, assurant ainsi de nombreuses heures de jeu. Le mode multijoueur via gamespy est également au rendez-vous, avec des cartes pouvant accueillir jusqu’à six personnes. L’équilibrage des trois factions semble pour le moment assuré, même si c’est avec le temps que l’on pourra vraiment juger ce point.

Configuration de test :
Core 2 Quad Q6700, 4 Go de Ram, Radeon HD 4850 512Mo, Windows Vista


Xzyl, le 05.11.2008


7/10
CONCLUSION

Si l’on pouvait légitimement craindre qu’Electronic Arts succombe aux sirènes de l’argent facile en appliquant une skin Alerte Rouge sur le moteur des Guerres du Tibérium, ce nouvel opus est au final une bonne surprise. Même si les liens de parenté entre les deux séries restent palpables, Command & Conquer : Alerte Rouge 3 peut se vanter d’avoir réussi à faire du neuf en partant d’une recette vieille de plus de dix ans. Certes, il ne bouscule pas le genre, mais la possibilité de faire les trois campagnes en coopération, l’effort pour varier le gameplay en fonction des factions, ou l’importance des mers, sont autant d’ajouts qui contribuent à proposer une expérience riche et plaisante. On peut alors lui reprocher ses doublages moyens et les errances de son IA mais Command & Conquer : Alerte Rouge 3 reste avant tout un bon titre de stratégie, une chose rare en ces temps où les fans du genre n’ont plus grand-chose de nouveau à se mettre sous la dent.
LES PLUS
+ Efficace
+ L’aspect coopératif poussé
+ Une nouvelle approche de la mer
+ Les scènes vidéo et l’ambiance
+ Musiques
LES MOINS
- Doublage moyen
- Des errances du côté de l’IA
- Quelques bugs graphiques
- Un zoom bien faible





INFOS EN +
Prix lancement :   49,90€  -  Voir le prix actuel
Format :   DVD
Localisation :   Version française intégrale
Espace disque :   10 Go
Config mini. :   Processeur 2.2 GHz (2.6 sous Vista), 1 Go de RAM, Carte Graphique 256 Mo
OS Windows :   XP SP2 / Vista 32 bits