
Toutes les informations au sujet de la version PC de F.E.A.R. 2 : Project Origin sont sur cette fiche jeu.
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Difficile pour tous les fans du premier épisode de ne pas avoir d’inquiétudes quant à l’avenir de la saga F.E.A.R. : développement gêné par des histoires de rachat de licence, impossibilité pour Monolith Productions d’utiliser pendant un temps le nom F.E.A.R. et donc obligé d’appeler son bébé Project Origin, un autre F.E.A.R. 2 annoncé en parallèle par Sierra et non par la Warner, bref tout un imbroglio juridico-financier qui laissait craindre le pire. Et puis, suite à la fusion entre Activision et Vivendi Games en septembre 2008, la Warner en a profité pour récupérer les droits de la licence et permettre ainsi aux développeurs légitimes du premier opus de délivrer une suite en bonne et due forme. Une vraie réussite dans la continuité de l’histoire ou un ratage total ?
Alma ne fait jamais le pontF.E.A.R. 2 : Project Origin est la suite directe du premier épisode et fait fi des évènements narrés dans les deux add-on moins réussis Extraction Point et Perseus Mandate. Autant le dire, les joueurs qui auront fait l’impasse sur le premier épisode ne comprendront strictement rien à l’histoire de cette suite. Pour les autres et sans trop révéler de secret un petit rappel s’impose car le jeu débute juste avant l’explosion nucléaire marquant la fin de F.E.A.R.. Le joueur est cette fois dans la peau du soldat Michael Becket qui a pour mission d’arrêter avec son équipe la présidente d’Armacham, inculpée grâce aux preuves trouvées par le précédent héros de l’histoire. Bien entendu, les choses se passent très mal et la petite Alma revient en force pour traquer le pauvre Michael et son équipe, semant sur son passage la mort, la désolation et surtout la terreur. Monolith Productions a en tous cas tiré les leçons du passé en offrant une histoire beaucoup mieux construire et nettement plus claire que la précédente : les répondeurs qui distillaient l’histoire au compte gouttes sont désormais remplacés par des mémos et des cinématiques. Le scénario y gagne en compréhension et s’avère bien plus fourni qu’il n’y paraît à première vue. Project Origin apporte donc un véritable plus en expliquant les origines du mal et les buts recherchés par Alma qui ne semble avoir que le sang pour seule règle. Pour se faire, les développeurs jouent habilement et peut-être même encore plus brillamment qu’auparavant avec les nerfs des joueurs : plus stressant que flippant, F.E.A.R. 2 arrive à instaurer un climat de tension nerveuse assez rare dans le jeu vidéo notamment grâce à l’introduction de quelques QTE bien senties, à une bande son bien menée et à des voix françaises pas trop ridicules. Il n’est pas rare de sursauter bêtement face à un adversaire qui jaillit au détour d’un couloir ou face à une apparition cauchemardesque de la gamine maléfique. Les nombreux gun fight sont aussi pour beaucoup dans l’immersion importante que procure le jeu puisque ceux-ci ne permettent pas de relâcher la pression et maintiennent le joueur constamment en alerte du fait de leur brutalité et de leur rapidité. Il faut ajouter à cela une ambiance malsaine et gore à souhait pour comprendre pleinement à quel point il est risqué pour une âme sensible de se lancer dans cette aventure. Le jeu est d’ailleurs définitivement à déconseiller au moins de 18 ans tant sa violence brutale et crue n’épargne rien : démembrements, décapitations en gros plan, écorchage, tripaille et même mise en scène de torture macabre. Le cocktail parfait pour se détendre après un bon repas. F.E.A.R. effectTechniquement F.E.A.R. 2 : Project Origin affiche de jolies choses que seuls quelques bugs de collision ou de clipping viennent gêner. Il se place ainsi dans la bonne moyenne des FPS en affichant de beaux effets de lumière, d’explosion et une modélisation des personnages vraiment travaillée, du moins sur un PC bien équipé (le jeu reste très gourmand en ressources). En effet, les versions consoles et particulièrement la version PlayStation 3 offrent une qualité graphique inférieure. A noter également que ces mêmes versions console affichent d’affreuses bandes noires réduisant le champ de jeu, sur un grand écran notamment. Cela mis de côté, le joueur aura toujours du plaisir à déambuler dans les nombreux décors qu’offre le titre. Ces derniers sont plus variés que dans le premier épisode bien que la passion de Monolith Productions pour les bureaux et les longs couloirs se fasse encore une fois sentir. Le level-design est donc toujours axé sur de grandes lignes droites et cela même en extérieur, ce qui peut se révéler relativement gênant. Peu de voies alternatives sont offertes pour contourner l’adversaire et Project Origin reste un FPS dirigiste comme 90% de ses homologues. Point d’innovation de ce côté là. En revanche, le HUD ou « affichage tête haute » a subi quelques modifications qui ne seront pas au goût de tout le monde. L’interface est ainsi clairement pensée pour la console et passe un peu moins bien sur un PC. Le champ de vision est ainsi très limité, gêné d’autant plus par de grosses bandes bleu censées symboliser le cadre des lunettes du héros et de grosses icônes indiquant constamment les actions à effectuer au cas où un trou de mémoire empêcherait de se souvenir de la touche à presser pour ouvrir une porte. Heureusement, Monolith Productions a conservé la possibilité de voir les membres du joueur ainsi que les prises au corps à corps, toujours aussi jouissives pour terminer un adversaire. A ce sujet et comme évoqué plus haut, les gun fight sont toujours aussi nerveux. Après un début un peu poussif mettant face à une IA peu inspirée, le jeu gagne en intensité. Passée cette première demi-heure qui n’a pour seul intérêt que de mettre en place l’histoire, le joueur gagne la fameuse faculté de bullet time et les soldats gagnent quelque peu en intelligence. Ainsi, comme dans le premier opus, le joueur retrouve la faculté de ralentir le temps pour aligner convenablement les ennemis et les faire exploser dans de belles gerbes de sang qui ressemblent d’ailleurs un peu trop à de la gelée de groseille. I.A. de la joie ?Concernant l’IA il faut noter une nette différence entre les versions consoles et PC qui elle s’en sort beaucoup mieux. Désormais, les soldats sont capables, tout comme le héros, de se mettre à couvert en renversant des tables ou autres éléments du décor. Ils se déplacent également en équipe, cherchent à vous prendre à revers, renvoient les grenades et réagissent plus que correctement aux sons et au flash de la lampe torche. Le tableau n’en est pas pour autant parfait puisque quelques comportements énervants, volontaires ou non, viennent plomber l’action : il arrive que certains ennemis ne réagissent pas immédiatement à la mort d’un camarade pourtant situé juste à côté. Également, certains adversaires, les snipers en particulier, mettent longtemps avant d’identifier la cible, d’armer et de viser ce qui laisse bien le temps, même au pad, de mettre fin à leur minable existence. Les combats restent donc bons et maintiennent la pression mais ils sont tout de même moins intenses que dans le premier épisode. Il faut ajouter à cela un nombre d’armes limité mais dont certaines, assez fendardes, sont un bonheur à utiliser. Les amateurs de No One Lives Forever seront ainsi sûrement contents de pouvoir de nouveau coller aux murs les adversaires dans des positions post mortem improbables grâce au lance « clous ». Globalement, il y a tout de même une petite déception dans le feeling de celles-ci et l’impression de puissance que ces engins de mort devraient provoquer ne se fait pas ressentir. La faute peut-être à un ironsight peu précis, à un manque de recul lors de la visée (imputable sans doute à l’imprécision d’un pad) et donc à un comportement un peu mou de l’arsenal. Cela est d’autant plus marqué sur la version PC qui ne possède pas de fonctions vibrantes pour exacerber les sensations de tir. La difficulté maximale est impérativement à utiliser pour profiter pleinement de l’expérience, d’autant plus que le jeu reste globalement trop simple même en hard. En cause, la volonté de ne pas frustrer les joueurs en incluant, quelque soit la difficulté sélectionnée, un nombre important de gilets pare-balles et de trousses de soin au détriment de la cohérence de l’univers : qui laisserait traîner des armes et des protections à la sortie d’un ascenseur dans un endroit ultra secret que personne n’est sensé connaître ? Cet aspect de facilité se retrouve aussi dans les rares scènes en Mécha, grosse nouveauté du jeu, mais qui n’apportent strictement rien au titre. Le seul intérêt est de permettre de se défouler convenablement en explosant tout ce qui se trouve sur le passage du robot, décors compris. Il suffit même de sortir du Mech pour que celui-ci se répare instantanément. Enfin, le mode multijoueur aurait été très classique si Monolith Productions n’avait pas inclus un mode de jeu faisant la part belle à l’utilisation des armures de combat. Le concept est simple : cinq objectifs à réaliser, la victoire pour l’équipe qui y arrive en premier. Le résultat est une immense orgie de robots tueurs se tirant dessus à tout va pour le contrôle de la carte : tout simplement jouissif et bien plus original que les autres modes.
Lestat, le 13.02.2009
![]() 7/10
F.E.A.R. 2 va sans doute faire débat au sein de la communauté des joueurs. Il affiche certes une ambiance sombre remarquable et travaillée, reprend des éléments du premier jeu pour mieux les exploiter (le slow motion, le système de couverture), mais des défauts propres à une adaptation multi plateformes viennent ternir le plaisir de jeu. Il n’en reste pas moins qu’une fois oubliée la dure réalité commerciale qui oblige à rendre les titres plus accessibles et plus faciles, F.E.A.R. 2 : Project Origin offre une expérience de jeu stressante et prenante qui apporte qui plus est de vraies réponses scénaristiques. Enfin, malgré son gameplay et son interface console qui énervera plus d’un joueur PC, le titre de Monolith Productions arrive quand même à proposer des combats bien plus intenses que dans certaines productions actuelles tout en alternant habilement passages horrifiques et passages brutaux. Pas à la hauteur du premier épisode donc, mais une suite plus que correcte qui a dû malheureusement s’adapter aux exigences marketing de notre époque.
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| Prix lancement | : 44,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Espace disque | : 12 Go |
| Config mini. | : Pentium IV 2,8 GHz (3,2 GHZ sous Vista) / Athlon 64 3000+ (3200+ sous Vista), 1 Go de RAM (1,5 Go sous Vista), carte 3D 256 Mo compatible DirectX 9 et Shader Model 2.0b (GeForce 6800 / Radeon X700) |
| Config reco. | : Intel Core 2 Duo 2,2 GHz / Athlon 64 X2 4400+, 1,5 Go de RAM, carte 3D 256 Mo compatible DirectX 9 et Shader Model 3.0 (GeForce 8600GTS / Radeon HD 2900XT) |
| OS Windows | : XP (SP2) / Vista (SP1) |
| DirectX | : 9.0c |