
Toutes les informations au sujet de la version Nintendo DS de Scribblenauts sont sur cette fiche jeu.

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Dernière production de 5th Cell, les créateurs du sympathique Drawn to Life, Scribblenauts débarque sur la nomade tactile de Nintendo avec l'intention d'imposer un mélange entre réflexion et imagination où les mots sont rois. Un univers d'apparence enfantin pour un jeu qui se veut bien plus ambitieux et complexe qu'il n'y paraît. Scribblenauts possède t-il assez de vocabulaire pour nous surprendre ?
La richesse des motsDans Scribblenauts, le héros se nomme Maxwell. Le jeune homme débute à l'université où sont récapitulées toutes les bases qui font le gameplay du jeu. Il faut dire que notre ami dispose d'un précieux carnet qui lui permet, enfin qui permet au joueur, d'écrire le nom d'un objet, d'une profession et autres mots, exception faite des noms propres, des jurons et des copyrights, pour le faire apparaître sous ses yeux. Un pouvoir qu'il va mettre à contribution pour collecter toutes les Starites, une sorte d'étoile qu'il faudra recueillir dans chaque niveau du jeu. Ils sont par ailleurs nombreux les niveaux de Scribblenauts, plus de 220 épreuves réparties dans dix environnements avec à chaque fois un découpage entre les stages d'Action et ceux d'Énigme. Dans tous les cas le but sera le même, tout faire pour récupérer la fameuse Starite du stage du moment. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la tâche ne va certainement pas être aisée avec l'assurance de passer de nombreuses heures devant sa console. Le principe de Scribblenauts peut pourtant paraître simple : écrire un mot sur l'écran tactile à l'aide du stylet pour le faire apparaître. Là où les choses deviennent très intéressantes, c'est qu'il y a plusieurs milliers de mots qui sont pris en compte par le soft avec donc un nombre impressionnant de possibilités pour venir à bout d'un niveau. Par exemple, lorsqu'il s'agit d'attraper une Starite dans un arbre, on peut très bien se contenter de faire apparaître un grappin pour attraper le précieux ou alors générer une hache puis l'utiliser pour abattre l'arbre. De la même manière, lorsque des animaux sauvages barrent le chemin, libre au joueur d'utiliser ses méninges avec des cages, des ponts et autres objets qui lui permettront de passer outre les animaux, ou alors d'employer la manière forte en faisant apparaître une créature encore plus grosse, du genre dragon ou dinosaure, qui se chargera de tuer tous les animaux. Parfois, on se rend compte que la seule limite vient de l'imagination du joueur qui doit sans cesse se demander quelle est la meilleure manière de parvenir à son objectif. Surtout que l'équipe de développement a imaginé de folles combinaisons et a intégré un grand nombre de mots surprises, avec des conséquences parfois très étonnantes. Le téléporteur, qu'on vous laissera soin de découvrir, en est un petit exemple. Écrit-moi si tu peuxFort heureusement, le challenge de Scribblenauts ne se limite pas à ses nombreuses possibilités et à l'imagination de l'utilisateur. Les développeurs de 5th Cell ont en effet attribué à chaque niveau un nombre défini de Par, comme au golf, définissant le nombre d'objets à faire apparaître dans le stage du moment. Dépasser ce quota n'est pour autant pas significatif de game over, mais simplement d'un score final moins important. Le score dépend également du temps que mettra le joueur à boucler une épreuve et des moyens qu'il a utilisé pour parvenir à ses fins. Le tout reste indiqué en permanence sur l'écran supérieur de la DS, histoire de surveiller ses performances de près. Les plus rapides et les plus imaginatifs gagneront donc un maximum de Ollars, la monnaie virtuelle de Scribblenauts. Très importante, cette dernière sert à débloquer les niveaux et à s'offrir quelques bonus, comme de nouveaux avatars et de nouvelles chansons. Précisons également que 5th Cell propose une sorte de défi ultime aux joueurs avec le mode avancé, qui consiste à boucler un même niveau trois fois de suite, sans jamais utiliser les mêmes mots/objets. La difficulté est corsée mais la récompense en Ollar est de taille. Notons enfin l'existence de l'éditeur de niveaux qui permet de créer, ou presque, jusqu'à 12 stages. Après avoir sélectionné l'un des dix environnements du mode principal du jeu puis l'un des niveaux extrait du monde en question, le joueur est invité à le personnaliser entièrement, des éléments du décor à la place finale de la Starite en passant par le nombre de Par et la musique. Plutôt que d'un éditeur, on préfèrera parler de cette partie de Scribblenauts comme une option de personnalisation/modification, qui assure toutefois de bons moments supplémentaires à ceux qui ont la fibre créative. Des fautes de frappeMalheureusement, aussi surprenant soit-il, Scribblenauts n'est pas exempt de défauts. La première tare vient de la version française du jeu, bourrée d'incohérences. Le syndrome de l'accent en est le parfait exemple avec, par exemple, la nécessité de mettre « é » à échelle sous peine de jamais voir apparaître le bon objet. Le cas est le même pour tous les noms communs comportant un accent avec à chaque fois la même frustration. Que dire également des mots ayant différents sens que les développeurs de 5th Cell ont pourtant eu la bonne idée de différencier via une brève description entre parenthèses, une indication qui s'avère au final très aléatoire. Par exemple, lorsque l'on écrit feu, le soft va nous soumettre trois propositions avec un brasier décrit par Outil, un feu tricolore défini par Équipement et un briquet indiqué par Inflammable. Pas évident, en premier lieu, de savoir quelle description correspond donc à l'objet désiré. On peste également contre quelques bugs qui viennent entacher l'expérience de jeu. Des soucis de collision se font ainsi sentir comme un grappin qui passe parfois au travers des murs et un personnage ou animal qui bloque alors qu'aucun obstacle ne se dresse devant lui, quelques exemples parmi d'autres qui obligent parfois à tout recommencer. La grogne gagne encore plus de terrain lorsque c'est la jouabilité au stylet qui fait des siennes. Plutôt imprécise, elle a pour conséquence de faire aller notre héros là où il ne faut pas, avec un mal fou à le stopper sur un endroit précis. Il n'est ainsi pas rare de voir le pauvre Maxwell cavaler d'un côté sans que l'on puisse l'arrêter. De plus, le jeune héros effectue des sauts de manière automatique, pas pratique quand il s'agit de récupérer un objet là où la console y voit un obstacle et fait sauter notre personnage.
Jerem, le 07.10.2009
![]() 7/10
Malgré quelques tares, Scribblenauts est sans conteste une bonne surprise. Rafraîchissant, le jeu de 5th Cell offre d'innombrables possibilités avec l'assurance de ne jamais parvenir à ses fins de la même manière. Un concept tout simplement génial qui met plus que jamais l'imagination de son utilisateur à rude épreuve. Dommage que la localisation française soit parfois si incohérente et que certains bugs viennent gâcher les sessions de jeu, sans quoi Scribblenauts aurait probablement eu les moyens de côtoyer la crème de la crème sur Nintendo DS. Reste qu'avec une expérience aussi intéressante que celle-ci, il serait dommage que les amateurs de puzzle-games s'en privent.
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| Prix lancement | : 39,99€ - Voir le prix actuel |
| Format | : Card |
| Localisation | : Version française intégrale |