
Toutes les informations au sujet de la version Nintendo DS de Grand Theft Auto : Chinatown Wars sont sur cette fiche jeu.
![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Qui a dit que les consoles de Nintendo ne devaient pas bénéficier du contenu adulte de la célèbre série Grand Theft Auto ? Certainement pas Rockstar, qui après quelques années passées à snober les machines de la firme de Kyoto nous sort enfin un GTA inédit sur DS. S’il ne fait aucun doute que les records de vente de la console y sont pour quelque chose, les développeurs ont encore tout à prouver sur ce nouveau support d’accueil.
Nem sur DS c’est bonLorsqu’on adapte un univers aussi riche et complexe que celui de Liberty City sur une console comme la DS, tout est une question de compromis. Dans le cas de Chinatown Wars, les développeurs ont fait le choix d’un mélange entre modernité et retour aux sources. Retour aux sources par cette vue de dessus, caractéristique des premiers épisodes de la série, et par ces petits personnages très peu détaillés en guise d’habitants. Mais qu’on ne s’y trompe pas, malgré la vue utilisée dans Chinatown Wars, le jeu est bel et bien en 3D et il suffit de faire une embardée avec un véhicule pour le vérifier. Le moteur graphique est d’ailleurs bluffant à plus d’un titre avec sa réalisation fine, sans soucis majeur de frame rate, et un niveau de détails rarement vu sur un jeu DS. Les passants sortent leur parapluie lorsqu’il pleut, les bouches d’incendies volent toujours aussi bien et les conducteurs un peu bourrés écrasent comme des malpropres les inconscients qui passeraient au feu vert. Un ensemble qui permet de donner une grande cohésion au jeu et qui, surtout, signe la fameuse patte GTA. En fait, le seul regret que l’on peut avoir concerne la taille de la ville, amputée d’une île par rapport à Grand Theft Auto IV. Niveau prise en main, Chinatown Wars conjugue simplicité et efficacité, ce qui n’était pas gagné d’avance en arrivant sur DS. On cible avec R, avant d’utiliser son arme avec A, difficile de faire plus simple. La seconde gâchette permet quant à elle de recadrer la caméra derrière notre personnage, même si celle-ci reste très bien placée la plupart du temps. Le changement d’armes se passe par l’écran tactile et met en pause l’action pour faciliter la vie du joueur. Le système de sauvegarde est lui aussi très souple puisque le PDA permet de sauvegarder à n’importe quel moment, à condition de ne pas être en mission. Enfin, le bouton Select permettra de recommencer en un éclair une mission échouée. A côté de ces petites broutilles techniques, il faut s’attendre à partager l’habituelle vie de truand, celle faite de petits boulots tout ce qu’il y a plus illégaux et de vols de voiture en veux-tu en voilà. Les grands classiques de la série comme les Pay ‘n’ Spray ou les missions secondaires (taxi, flic, pompier) ne manquent pas à l’appel, ce qui ne devrait pas dépayser les fans. Chinatown Wars offre pour sa part un scénario centré sur les triades asiatiques, avec Huang Lee, un héros tout droit venu de Hong-Kong. Celui-ci va rapidement se rendre compte qu’entre la mort du père à venger, l’empire de l’oncle à protéger et l’épée familiale à retrouver, la vie de jeune débarqué à Liberty City n’offre aucun temps mort. Une raison qui explique peut-être le manque général d’activités tierces comme le bowling ou le billard, remplacées par des hobbies plus limités comme le grattage ou le tatouage. Dans ta gueule, stylet styleGrand Theft Auto : Chinatown Wars fait preuve d’une utilisation exemplaire de l’écran tactile de la console. Assembler un fusil sniper, redémarrer le moteur d’un bateau, casser un cadenas… II existe de très nombreuses raisons d’utiliser son stylet. Un ajout indéniable au gameplay avec des mini-jeux variés, jamais trop longs et plaisant à exercer. Le micro est un poil moins mis en avant, tout juste sert-il dans de rares séquences proches d’un mini-jeu ou à siffler pour appeler un taxi (toujours utile pour écourter de longs trajets moyennant quelques billets verts). L’écran tactile est également utilisé pour certaines armes comme les grenades (afin de jauger le lancer) et surtout pour tout ce qui est gestion de son inventaire et de son GPS. A tout moment, le joueur peut passer une commande de gros pétards sur le site d’Ammu-Nation, changer de radio, consulter ses mails de mission (fini les coups de fil), ou ses spams, humour Rockstar oblige. Les infos-trafic sont également un plus non négligeable de cette interface tactile accessible à tout moment. Et mieux vaut ne pas les confondre avec le trafic routier de Liberty City. Le trafic dont il est ici question est beaucoup plus risqué, mais aussi bien plus juteux. Grand Theft Auto : Chinatown Wars repose en effet son semblant de système économique sur l’achat et la vente de drogues aux dealers de la ville. Si certains coins sont connus pour la vente à bas prix de beuh, d’autres achèteront à prix d’or cette dernière, et ainsi de suite. C’est en tout six dopes (taz, blanche, coke, beuh, calmants et lsd) qu’il faut apprendre à marchander au meilleur prix. Les flics veillent cependant au grain, ne serait-ce que par les caméras de surveillance, mais le risque de tout perdre (armes et drogues) n’est rien en comparaison des bénéfices colossaux que l’on peut amasser rapidement. De quoi vraiment devenir accro. Si le tableau est donc idyllique jusqu’ici, ce n’est malheureusement pas le cas dans tous les compartiments du titre. Le plus gros reproche reste la durée de vie de l’aventure, d’une petite dizaine d’heures seulement. Un chiffre honnête mais très loin des standards de la série. C’est d’autant plus regrettable que le mode WiFi Connection se montre lui aussi décevant. Les sempiternels codes amis ne servent qu’à échanger armes, argent et drogues avec un autre joueur. Enfin, en ce qui concerne la bande-son, Grand Theft Auto : Chinatown Wars fait l’impasse sur les voix lors des cut-scènes et se limite à cinq radios. Le sentiment de répétitivité n’en est que plus important, mais peut-être était-ce le prix à payer pour avoir un GTA sur DS ?
Xzyl, le 20.03.2009
![]() 8/10
Attendu par les possesseurs de DS depuis des années, Grand Theft Auto : Chinatown Wars est enfin l'occasion pour les joueurs nomades de goûter aux joies de la célèbre série de Rockstar Games. Plus qu’une simple transposition, Chinatown Wars reprend les bases de GTA pour mieux les améliorer à l’aide des spécificités de la console. Malgré quelques faiblesses (multijoueur anecdotique, bande-son limitée), Rockstar Leeds réussit donc haut la main le pari de faire d’un épisode DS une réussite. Au prix auquel il est vendu (moins de trente euros), les amateurs du genre auraient tort de ne pas se jeter dessus.
|


| Prix lancement | : 29,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : Card |
| Localisation | : Textes en français uniquement |