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Final Fantasy IV n'en est pas à son premier remake. Ressorti presque tel quel sur PlayStation première du nom avant un passage remanié en bonne et due forme sur Game Boy Advance, le voici de retour avec un habillage 3D qui propose de revivre les aventures de Cécil telles que Squaresoft a toujours voulu les raconter. Retour sur un épisode qui aura marqué les esprits et sur les ajouts de cette réédition.
C'est dans les vieux pots...Si l'adage selon lequel ce qu'il y a de plus ancien est meilleur que l'original peut s'avérer vrai, ceci ne s'applique pas forcément à la saga Final Fantasy. En effet, c'est à partir de ce quatrième épisode que la révolution s'est faite dans la série. Le profil psychologique des personnages s'épaissit et le drame a sa place dans la narration. Les retournements de situation s'enchaînent tandis que chacun se sacrifie sur l'autel de la bravoure pour, à première vue, venir à bout du dénommé Golbez. Au niveau du gameplay, il s'agit également du premier épisode ayant vu apparaître le maintenant célèbre système d'ATB, pour Active Time Battle. Ainsi, pendant que le joueur opère ses choix en combat, le temps continue de s'écouler, obligeant à réagir promptement. Un rythme dynamique pour des affrontements au tour par tour, que les joueurs plus frileux pourront ralentir en positionnant le système sur semi-automatique, coupant ainsi le combat en cours pendant le choix d'un sort, d'un objet ou des cibles à atteindre. Quant aux élèves plus doués en la matière, il sera possible d'accélérer la cadence afin d'augmenter le challenge. Du neuf avec du vieuxFinal Fantasy IV part sur des bases solides, renforcées par un scénario efficace malgré quelques répétitions. Provenant bien sûr de la vieille école, le jeu est assez difficile pour surprendre dans un premier temps, d'autant plus que les boss ont des réactions et des schémas d'attaque plus cruels que dans les versions précédentes. Néanmoins, quelques efforts ont été faits pour ne pas fermer l'aventure aux nouveaux venus. A présent, une petite poignée de compétences bonus devra être attribuée, permettant ainsi de bénéficier de capacités supplémentaires et d'apporter sa touche personnelle aux protagonistes dont l'évolution reste complètement automatique. De la même manière, on ne pourra pas composer son équipe comme souhaité, des manipulations scénaristiques imposant de ne pas dépasser les cinq personnages jouables en bataille. Toujours pour simplifier l'accès au titre à un public moins assidu, le jeu propose d'obtenir quelques objets bonus à chaque pièce visitée dans son intégralité. En effet, les cartes des donjons se dessinent sur l'écran tactile au fur et à mesure de l'avancée du joueur, lequel reçoit divers items, généralement de soin, à chaque plan croqué à 100%. On notera également qu'il est possible de se diriger au stylet via ce même écran, mais on préfèrera le déplacement à la croix directionnelle, plus efficace. Si les stratégies à mettre en œuvre pour vaincre divers adversaires deviennent trop complexes, il reste toujours au joueur patient la possibilité de faire monter ses personnages en niveau. Si la procédure est souvent rébarbative, Final Fantasy IV a toutefois le bon goût de permettre de l'écourter. Pour chaque personnage, on pourra définir un comportement de combat automatique, lequel simplifie grandement les échanges de coups à vitesse maximale. On apprécie d'ailleurs de pouvoir reprendre le contrôle des opérations à tout moment, au cas où un coup critique malvenu demanderait un sauvetage d'urgence de son équipe. Enfin, les musiques du titre profitent du passage à un hardware supérieur, mais on ne peut s'empêcher de penser à ce qu'auraient donné les compositions de Nobuo Uematsu si le processeur sonore de la DS avait pu offrir des conditions d'écoute optimales. Toutefois, les doublages anglais (toujours dans la langue de Shakespeare dans la version française du jeu) sont audibles et compréhensibles malgré les lacunes audio de la DS et sont, de toute façon et comme l'ensemble des textes du soft, très bien traduits. Y a du rab' ? Non ?Malgré des atouts indéniables, ce nouveau Final Fantasy IV montre quelques lacunes ou oublis là où on l'attendait le moins. Par exemple, le remake GBA du titre proposait deux donjons bonus et la possibilité de choisir les personnages participant au combat final : tout ceci a disparu. A présent, l'invocatrice Rydia possède un nouvel éon nommé Pochad, que l'on devra faire évoluer en participant à des mini-jeux au stylet auprès de Gros Chocobo. Après en avoir fait une machine de guerre, on pourra emmener cette dernière en ligne pour lui faire prendre part à des duels de Pochad plutôt dispensables. Si l'on apprécie l'effet que produisent les personnages et les scènes vues sous un nouvel angle, grâce à la 3D et à des plans de caméra inédits bien que pas toujours audacieux, on regrette plus amèrement que les cut-scenes soient aussi peu nombreuses. De plus, la mise en scène s'avère parfois hasardeuse : si contempler une demi-douzaine de sprites semi-statiques passe et permet de faire travailler son imagination face à un monde 2D, voilà un schéma scénique assez peu appréciable en 3D. Les fans souhaitant revoir leurs passages préférés dans ce nouveau monde devront par conséquent s'attendre à ce que certains de leurs moments cultes soient moins impressionnants que prévu, s'il s'avère qu'ils ont bien eu droit à un traitement de faveur.
Yato, le 15.09.2008
![]() 7/10
Voilà un épisode de Final Fantasy que beaucoup de joueurs prendront plaisir à découvrir, mais que peu de fans prendront la peine de redécouvrir. Avec ses personnages plutôt épais pour l'époque et ses combats difficiles et remaniés contre les boss, le jeu assure son capital intérêt tant l'aventure originale est prenante. Mais si Final Fantasy IV sait se faire beau pour les nouveaux venus avec son habillage 3D, son level-up moins barbant grâce au combat automatisé et ses objets et compétences bonus, ceux qui ont déjà goûté au jeu original ne lui trouveront pas un intérêt aussi conséquent. La faute à une mise en scène un peu trop statique qui propose notamment des cut-scenes trop rares. Ceux qui l'ont connu sur GBA seront même surpris de voir quelques-uns des apanages de ce premier remake tout simplement absents du second. Final Fantasy IV reste donc une valeur sûre pour quiconque n'a jamais foulé le pied de Mysidia en compagnie de Cécil ; les autres devraient être plus attirés par leur propre curiosité que par une invocation inédite et un mode multijoueur bien fade.
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| Prix lancement | : 39,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : Card |
| Localisation | : Textes en français uniquement |