
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Wolfenstein sont sur cette fiche jeu.
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Alors que les jeux de guerre mettant en scène le conflit mondial de 1939-1945 sont toujours à la mode, Activision décide de relancer la franchise Wolfenstein, absente de nos écrans depuis le plutôt bon Return to Castle Wolfenstein. Cette fois, id Software cède la place à Raven Software, un studio bien connu des amateurs de FPS puisqu’à l’origine de l’excellent Jedi Knight II : Jedi Outcast et surtout des deux premiers épisodes de la saga Soldier of Fortune.
Papy fait de la résistanceL’introduction musclée du vieux B.J. Blazkowicz est à réserver aux adultes. Celui-ci pénètre en douce un porte-avions nazi avant de se faire repérer et de tout faire sauter, en éliminant tous ses adversaires à l’aide d’un mystérieux médaillon. Une cinématique plus tard, il est envoyé dans la petite ville d’Isenstadt pour enquêter sur les agissements paranormaux des soldats allemands en lien avec l’ordre de Thulé dont Hitler aurait été membre. Voilà pour la partie à peu près sérieuse car pour le reste, ce Wolfenstein nouveau sombre dans la caricature mal assumée. Le héros bien connu joue le pseudo bellâtre indestructible qui ne s’étonne de rien et avance blasé dans une ville hostile en travaillant tantôt pour la résistance locale, tantôt pour la société de l’Aube d’Or, une communauté également secrète qui œuvre pour contrer les plans diaboliques du leader allemand. Le scénario prend donc un tournant science-fiction rafraîchissant à première vue mais finalement lourd de par la manière dont il est traité. Ainsi, les dialogues et les cut-scenes sont d’un ridicule tel que l’on se demande si le scénario et les répliques n’ont pas été conçus sur un coin de table. Sur ce point, les amateurs de séries Z y trouveront certainement leur compte. Ça Boche fortUn scénario décevant qui se double d’une aventure très peu palpitante. Les développeurs ont pensé avoir la bonne idée de lâcher le super soldat dans une ville qui se veut ouverte. Cela afin qu’il puisse soit explorer, soit travailler comme il le souhaite avec la résistance ou avec l’ordre secret et rompre ainsi la monotonie linéaire d’un FPS standard. Seulement, et c’est là que le bât blesse, la progression n’est pas si ouverte que ça et les missions s’enchaînent de manière très conventionnelle, obligeant à d’incessants aller-retour dans les différents quartiers de la ville. Le tout est complété par une immense carte avec de grosses icônes colorées, pour peu que le joueur se perdre dans la rue principale qui traverse tout Isenstadt. Les courageux pourront toujours explorer la cité pour pouvoir trouver argent et documents secrets qui serviront à l’achat d’améliorations au marché noir. Même refrain durant les missions puisque les objectifs sont également très convenus : se rendre à tel endroit pour faire sauter une porte dimensionnelle que les nazis construisent, aller à tel autre lieu pour détruire une machine diabolique, etc. L’ensemble de Wolfenstein tourne autour de l’éradication pure et simple de ce qui ressemble à un soldat allemand dans la petite bourgade et le level design manque clairement de grandeur, avec des couloirs qui s’enchaînent et qui ne cessent de replonger le joueur dans l’enfer de la linéarité. Au niveau des déceptions il faut également signaler le manque de variétés des ennemis rencontrés. Un défaut cruel d’imagination que l’on peut résumer de la manière suivante : soldat de base, super soldat en armure, officier avec pouvoirs magiques et de rares surprises. Rien de transcendant dans l’ensemble. L’univers abordé offrait pourtant des possibilités autrement plus intéressantes mais le joueur se retrouve à tirer inlassablement sur les mêmes têtes qui se payent le luxe de respawner à outrance dans les rues de la ville. Un jeu qui va faire führer ?Mais alors y-a-t-il du bon dans ce Wolfenstein ? Notons tout de même que la réalisation graphique est convaincante et que le jeu affiche quelques décors sympathiques avec une bonne profondeur de champ. Le moteur physique est également à saluer puisque durant les combats les objets se détruisent, volent dans la pièce et apportent un dynamisme plaisant. Ce dynamisme sauve d’ailleurs les gunfight de l’ennui pesant causé par la faiblesse de l’IA : hormis lancer des grenades, ceux-ci sont spécialistes de la couverture murale avec la tête qui dépasse et une tendance au comportement suicidaire. En réalité, le véritable atout du jeu réside dans deux points principaux. Tout d’abord les pouvoirs que possède B.J. dès qu’il met la main sur le fameux médaillon. Il lui permet en effet de se transporter dans un univers parallèle pour passer certains passages verrouillés pour le commun des mortels. Mais ce médaillon peut également être modifié par des cristaux afin de débloquer un bouclier énergétique, de ralentir le temps ou de rendre ses attaques plus meurtrières. Sympathiques, ces pouvoirs consomment de l’énergie qu’il faudra recharger dans des puits situés dans l’autre monde. Une manière assez amusante de se débarrasser des adversaires avec en plus la possibilité de renforcer les attributs du médaillon au marché noir. Autre point fort, les armes utilisées. Outre la classique MP40 et le fusil Kar98K, le médaillon nous permet de faire joujou avec des armes plus funs comme une bobine tesla portative, un canon à particules au bruit insupportable, mais à l’effet diablement efficace, et un lance-flammes bien brutal avec encore une fois, à la clé, la possibilité d’acheter de nouvelles pièces aux contrebandiers. A plusieurs c’est mieux… d’habitudeLes fans de l’opus précédent attendaient beaucoup du mode multijoueur. Pour mémoire, le mode Return to Castle Wolfenstein : Enemy Territory reste encore à l’heure actuelle un modèle du genre et compte de nombreux adeptes. Mais inutile de garder le suspens plus longtemps, le multi de ce Wolfenstein s’avère bien minimaliste. Moins performant techniquement qu’en solo, le multijoueur se divise en trois modes que sont Objectives dont le nom parle de lui-même, un autre mode de jeu similaire mais avec chrono et enfin le très classique Team Deathmatch. Pour coller aux autres grosses productions du genre, le tout s’articule autour de trois classes aux armes et capacités différentes (soldat, ingénieur et médecin). Chaque frag rapporte des pépètes permettant d’améliorer son arsenal et de débloquer des petits gadgets, mais rien de bien excitant.
Lestat, le 04.09.2009
![]() 5/10
Avec une bonne idée de départ et un scénario versant dans l’occulte et le paranormal, Wolfenstein avait tout pour séduire. Mais une fois dans le jeu, la linéarité du titre vainement camouflée, l’IA limitée, le peu d’intérêt des missions et la lourdeur du ton employé font vite déchanter. Et ce n’est malheureusement pas le mode multijoueur, honnête mais inférieur aux productions concurrentes, qui rehaussera l’intérêt du titre. Malgré une durée de vie potable, un sympathique marché noir et un arsenal consistant, Raven Software ne parvient pas à relancer la licence née en 1992 du talent d’id Software.
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