Test de Tomb Raider Underworld sur Xbox 360

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Tomb Raider Underworld X360
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Test de Tomb Raider Underworld sur Xbox 360 (X360)



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L’équipe de Crystal Dynamics propose enfin de clôturer en beauté la trilogie amorcée avec les épisodes Legend et Anniversary. Lara revient donc sur le devant de la scène dans un opus riche en voyages, en exploration et en action. L’occasion pour le studio de développement de prouver que l’icône d’il y a 10 ans n’a pas vieilli et qu’il lui reste encore quelques ruines inconnues à découvrir.

A Thor et à travers


Un épisode de Tomb Raider est toujours l’occasion pour le joueur de se balader aux quatre coins de la planète. Ce nouveau volet n’échappe pas à la règle puisque la belle Lara continue sa quête personnelle visant à retrouver sa mère. Persuadée que sa génitrice n’est pas morte mais emprisonnée au royaume d’Avalon, elle va poursuivre les recherches de son père pour découvrir ce qui c’est réellement passé. Le scénario, qui prend la suite directe des deux précédents jeux, va mêler de manière assez surréaliste mythologies nordiques, européennes et équatoriennes pour emmener notre héroïne dans des lieux aussi paradisiaques que dangereux : le Mexique, le Pérou, les profondeurs de la Méditerranée, l’île norvégienne Jan Mayen… En somme, un périple varié et dépaysant.

Tomb Raider Underworld est également l’occasion de retrouver des personnages connus et des méchants que l’on croyait disparus, Amanda pour ne citer qu’elle. Sur ce point, il y a un reproche à faire à l’équipe de Crystal Dynamics : la mise en scène d’une rare pauvreté. Une telle matière aurait nécessité bien plus de cinématiques et de dialogues explicatifs. Certes, cela n’empêche pas d’apprécier l’histoire mais les liens entre les différents niveaux bâclés et les rebondissements/dénouements perdent en intensité. Dommage, surtout pour un épisode qui se veut être une fin de saga et qui fait la part belle à la très fouillée mythologie scandinave. Il aurait donc été judicieux de davantage développer cet aspect du titre.

Tomb Raideur


Underworld est le troisième titre de la série depuis l’émergence de la next-gen. Inutile de tergiverser, les paysages sont fabuleux et malgré leur qualité inégale, le joueur reste souvent à contempler la splendeur des panoramas. L’immensité de certaines constructions architecturales comme le temple contenant la statue de Thor ou les ruines sous-marines du Kraken laissent pantois. Les graphistes et développeurs semblent s’être pleinement exprimés et de ce point de vue, c’est une réussite. Lara, qui a beau faire parler ses atouts physiques, fait tout de même preuve d’une certaine rigidité dans l’animation. Le constat s’applique aussi pour les animaux et autres créatures massacrés en toute impunité durant votre périple, sans intervention aucune de la S.P.A. Quant aux ennemis humains que l’on croise, le soin apporté est de qualité inférieur avec des animations très simplistes et grossières.

Au rayon des bons points figure une gestion superbe des éclairages, qui rend les endroits traversés encore plus enchanteurs. Certains passages très sombres nécessiteront toutefois de combiner lampe de poche et contraste de l’écran pour obtenir une visibilité parfaite. Pour autant, le jeu reste une belle réussite graphique qui n’est ternie que par quelques petits bugs d’affichages comme des écrans noirs ou des textures qui ne s’affichent pas. Cela fait un peu tâche, surtout pour une réalisation de cette ampleur. Côté bande son, au joueur de choisir la langue du jeu et, en cas de nécessité, les sous-titres. De cette manière, les puristes pourront profiter du très bon doublage anglais tandis que les amoureux de la langue de Molière bénéficieront de voix correctes et inspirées. Les bruitages et la musique sont, pour leur part, des éléments parfaitement maîtrisés dans Tomb Raider Underworld.

A bugs life?


Des salles immenses, des énigmes jamais trop complexes mais qui nécessitent un peu d’exploration et quelques gunfight, le cocktail d’Underworld ne dépaysera pas ceux pour qui Lara reste un éternel fantasme. On notera toutefois que les gunfight s’avèrent rapidement ennuyeux. Il est possible de laisser enfoncée la touche de tir tout en pirouettant pour se sortir de toutes les situations. L’intérêt apporté par ces phases de jeu trouve donc vite une limite, malgré l’apparition d’une barre d’adrénaline permettant d’effectuer un headshot mortel. Heureusement, la partie exploration/résolution des énigmes est plus fouillée avec un level design particulièrement casse tête mais bien pensé. Si les mécanismes de jeu sont pourtant connus depuis longtemps, Crystal Dynamics arrive encore à surprendre grâce à des puzzles bien conçus mettant à profit les capacités de l’Indiana Jones féminine. Chercher à atteindre les endroits les plus hauts et fouiller les moindres recoins pour trouver le bon interrupteur sont des actions inévitables, jamais ardues mais qui donnent parfois du fil à retordre. L’ajout du menu des indices en cas de blocage, orientation grand public oblige, permettront aux moins courageux de rapidement passer leur chemin.

Si les possibilités d’actions sont identiques aux épisodes précédents, avec l’utilisation du grappin par exemple, quelques nouveautés bienvenues font leur apparition. Lara sait désormais faire de la varappe et enjamber comme une grande les petits obstacles. Ça n’a l’air de rien mais ça fluidifie tout de même beaucoup la progression. Dans la même optique la moto n’est plus réduite à une simple phase de rail-shooting et s’intègre directement au gameplay. Miss Croft parcours désormais librement certains niveaux en chevauchant son engin. Rien de très original dans le fond, mais une belle maîtrise des logiques de gameplay propres à la série et adaptées à des environnements grands, impressionnants et nouveaux.

En revanche, là où le bât blesse, c’est lorsque ce constat positif est complètement obscurci par la multitude de petits bugs gênants qui avaient été partiellement réglés dans les précédents épisodes. Crystal Dynamics semble avoir manqué de temps pour peaufiner son bébé et celui-ci se retrouve donc affublé de tares impardonnables, avec en guest star la reine des troubles fêtes de TPS : la caméra. Sa gestion est catastrophique et elle nécessite d’être constamment réajustée. Lara disparaît même parfois totalement de l’écran, un peu gênant lorsqu’un saut doit être effectué. Par ailleurs, le gameplay en lui même est entaché par un temps de réaction parfois trop lent. Il arrive que notre héroïne reste une à deux secondes bloquée au sommet d’une poutre avant d’effectuer le mouvement demandé. De même, les bugs de collisions qui laissent le joueur coincé dans un décor sont légions alors qu’une certaine lourdeur se fait sentir dans les sauts. L’enchaînement grappin/courir sur un mur/saut est toujours aussi délicat à réaliser et même le joueur le plus tolérant aura du mal à garder son calme devant ces maladresses qui nuisent au plaisir de jeu. Clou du spectacle, il arrive que la sauvegarde automatique se déclenche à un moment où Lara meurt, obligeant le joueur à tout simplement recommencer le niveau en entier.


Lestat, le 06.12.2008


7/10
CONCLUSION

Avec Tomb Raider Underworld, l’équipe de Crystal Dynamics remplit de belle manière son contrat. Le jeu offre ce qu’un joueur est en droit d’attendre de la série : de beaux paysages, une héroïne encore plus belle, un final à la trilogie et des énigmes prenantes. Cependant le constat est en demi-teinte et le titre reste trop semblable aux épisodes précédents. Aucune prise de risque, une narration légèrement décevante, les acquis antérieurs sont bien là mais on en attendait davantage de ce successeur à Legend et Anniversary. Un ou deux mois de peaufinage technique supplémentaires auraient également permis d’éviter bien des bugs énervants. Il n’en reste pas moins que pendant une quinzaine d’heures, Lara tiendra en haleine tous les amoureux du genre, à travers des niveaux et des casse-têtes diversifiés, de quoi partiellement oublier tous les petits défauts relevés.
LES PLUS
+ Décors enchanteurs
+ Vraie recherche architecturale
+ Cohérence du level design
+ Lara toujours aussi belle
LES MOINS
- Le scénario sous exploité
- Trop peu de cinématique
- Trop de bugs
- Caméra erratique
- Gunfight ennuyeux




INFOS EN +
Résolutions :   480p  720p  1080i  1080p
Prix lancement :   64,90€  -  Voir le prix actuel
Format :   DVD
Localisation :   Version française intégrale
Mémoire :   4 Mo