Test de Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction sur Xbox 360

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Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction X360
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Test de Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction sur Xbox 360 (X360)



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Cela fait maintenant un petit moment que nous n'avions plus eu l'occasion de retrouver Sam Fisher sur nos consoles. On l'avait quitté en 2006 dans Double Agent, sujet alors à un dédoublement de personnalité en tant qu'infiltré dans une organisation terroriste américaine. Quelques années plus tard, les choses ont bien changé, pour lui comme pour les joueurs, puisque Ubisoft Montréal a décidé de revoir totalement la formule Splinter Cell. Un pari risqué, qui se traduit par un gameplay bien loin de ce que l'on connaissait de la série. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Sam Fisher, ou la force de conviction


Beaucoup de choses ont changé dans ce cinquième épisode. Pour tout dire, même Sam Fisher a eu le droit à un relooking complet, histoire de gagner en charisme et de bien marquer le profond changement que représente Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction. Autrefois agent au service du gouvernement américain, Sam est devenu un homme sans foi ni loi depuis la mort de sa fille. Un prédateur lâché en pleine nature et sans laisse pour le maintenir dans le droit chemin. On est donc assez loin du concept qui nous avait été présenté en 2007 lors des Ubidays, et qui voulait que Sam soit un fugitif barbu poursuivi par toutes les forces de l'ordre.

À la place, on retrouve une histoire de vengeance personnelle, celle d'un Sam Fisher qui n'a plus rien à perdre et qui ne fait plus dans la dentelle. Du coup, les joueurs peuvent dire au revoir à l'approche infiltration telle qu'ils l'ont connu auparavant. Beaucoup, beaucoup plus permissif, Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction fait plus dans de l'action bien violente, façon Jason Bourne, avec en option une dose de discrétion pour qui voudrait se faciliter la vie. Pour ce faire, les contrôles ont été en partie revus et un élément non négligeable, les exécutions, a été rajouté au gameplay.

Côté contrôles, on se retrouve avec un système de couverture et de déplacement beaucoup plus aisé, grâce à une bonne inspiration de ce qui se fait de mieux dans le genre. Une simple pression sur le bouton A suffit pour se rendre d'une planque à une autre, Sam se débrouillant pour rester à couvert la plupart du temps. Le joueur peut alors choisir de tirer sur les ennemis les uns après les autres en prenant soin de rester à couvert ou prendre le risque de s'approcher au corps à corps pour une élimination qui rapportera un bonus d'exécution. Cette dernière permet de marquer plusieurs ennemis (le nombre varie en fonction de l'arme en main) pour les dézinguer d'une balle en pleine tête aussi simplement qu'avec une pression sur le bouton Y. C'est violent, très cinématographique, mais c'est aussi assez fun, reconnaissons-le. D'ailleurs, on remarque assez rapidement que ce que Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction a perdu en exigence, il l'a gagné dans une moindre mesure en plaisir de jeu. Diriger un interrogatoire improvisé en choisissant sur quel élément du décor exploser la tête de sa victime, priceless. De même que semer la panique dans les rangs ennemis en les scalpant un par un au silencieux.

Quatre ans pour ça ?


Idyllique de prime abord, le tableau de ce cinquième épisode montre malheureusement assez rapidement de vrais défauts. À commencer par un système de « dernière position connue par l'ennemi » qui plombe totalement l'IA. C'est bien simple, on dirait qu'il ne bénéficient désormais plus que d'un champ de vision de 50cm de large. Le choix de la difficulté ne change en plus absolument rien à cela et il est possible de narguer les gardes à quelques centimètres d'eux sans qu'ils bougent ne serait-ce qu'un sourcil. La mobilité de l'IA est d'ailleurs l'un des autres soucis de Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction. On se rend en effet bien vite compte que les ennemis restent plantés à une ou deux zones qui leur sont attribuées, après quoi ils sortent une excuse grotesque du type « ça sent le piège, on n'y va pas » pour rester soigneusement dans le chemin que les développeurs ont balisé. Niveau crédibilité, on repassera.

L'autre énorme faiblesse du jeu, c'est la durée de vie de la campagne. Après quatre années de développement, Ubisoft Montréal se montre étonnamment incapable de proposer une aventure de plus de six heures. C'est vraiment très peu, d'autant qu'elle souffre d'une narration parfois confuse et qu'il n'y a quasiment aucun challenge en mode normal pour des joueurs disposant d'un certain niveau. Les joueurs qui ne jouent qu'en solo vont donc devoir faire l'impasse sur le titre, à moins de ne pas se soucier d'une telle dépense.

En revanche, ceux qui auront la chance d'acheter le jeu avec un ami pourront bénéficier d'un mode coopératif à deux vraiment sympathique, avec de quoi passer pas mal d'heures supplémentaires sur la galette. On y retrouve un prologue à l'histoire de Sam, un mode classique avec des ennemis à éliminer le plus rapidement possible, un autre où l'on défend un générateur IEM contre plusieurs vagues d'ennemies, et enfin un dernier où le fait de se faire repérer est synonyme de Game Over. En bonus, car finalement d'un intérêt assez limité, le multijoueur délaisse le Spies Vs Mercs pour du Spy Vs Spy, dans lequel deux joueurs s'affrontent avec en guise de piment des gardes gérés par l'IA.

Pour finir, on notera que le jeu se révèle assez propre techniquement, bien que ne rivalisant pas totalement avec ce qui se fait de mieux sur consoles. On apprécie tout de même la variété des décors, la qualité des bruitages et de la VF, la gestion des lumières, l'absence assez notable de bugs de collision et l'effort pour offrir une interface sobre. Le jeu affiche en effet désormais les indications directement sur les murs (ce qui ne plaira pas à tout le monde mais qui a le mérite d'être original), tandis que l'écran devient noir et blanc pour indiquer au joueur que Sam n'est pas détectable par l'IA. Deux points qui facilitent incontestablement la vie du joueur et qui contribuent à faire de Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction un titre bien moins exigeant que les précédents. Là encore, ça ne plaira pas à tout le monde.


Xzyl, le 15.04.2010


7/10
CONCLUSION

Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction marque un tournant dans la série qui risque de faire débat. Ubisoft a ainsi choisi de faire de ce cinquième épisode un titre plus nerveux que les précédents, mais aussi plus accessible. Sur le papier, pourquoi pas. En revanche, quand cela se traduit par un mode solo bien trop court et une IA totalement à la ramasse (un comble pour un jeu d'infiltration), on déchante vite. Heureusement que toute la bestialité de Sam nous offre un plaisir de jeu bien présent, que les modes coopératifs et multijoueurs rajoutent ce qu'il faut de durée de vie, sans quoi le jeu frisait vraiment la correctionnelle. Quoi qu'il en soit, même très plaisant à jouer, Tom Clancy's Splinter Cell : Conviction reste loin de l'excellence des précédents opus.
LES PLUS
+ Plus d'action pour plus de fun
+ Une vraie bête ce Sam
+ Bonne VF
+ Pas mal de modes secondaires
LES MOINS
- IA qui montre vite ses limites
- Une campagne bien trop courte





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Format :   DVD