Test de The Elder Scrolls V : Skyrim sur Xbox 360

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The Elder Scrolls V : Skyrim X360
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Test de The Elder Scrolls V : Skyrim sur Xbox 360 (X360)





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Véritable institution pour tous les amateurs de RPG occidentaux, la saga The Elder Scrolls accueille son cinquième épisode en cette fin d'année 2011. Une fois de plus, c'est la fine équipe de Bethesda Softworks que l'on retrouve aux commandes de The Elder Scrolls V : Skyrim, pour une aventure pleine de Dragons. Ce nouvel opus est-il pour autant en mesure de ne souffler que le chaud, sans jamais tiédir ?

« C'est le nOrd »


Gigantesque, Tamriel continue de se dévoiler au fil des Elder Scrolls et c'est cette fois à Skyrim (traduit par Bordeciel chez nous), la région la plus au nord de ce continent, que le joueur est envoyé. Passée la traditionnelle étape de création du personnage (de la race au sexe en passant par la hauteur des joues, les options sont toujours aussi nombreuses), le joueur se retrouve embarqué dans un long périple qui l'amènera à constater le retour des Dragons. Le pourquoi du comment trouvera ses réponses au fil de nombreuses quêtes principales, comme dans tout bon RPG qui se respecte. Les quêtes, justement, se comptent par dizaines et se révèlent bien souvent efficaces. Qu'il s'agisse de partir à la chasse aux Dragons en compagnie de frères d'armes, de s'aventurer seul dans un repère d'araignées géantes ou d'aller récupérer un objet de grande valeur, The Elder Scrolls V : Skyrim joue davantage la carte de la variété que celle de l'originalité. Si l'on peut regretter que les séquences sortant du lot ne soient pas si nombreuses que cela, force est de constater que l'on ne s'ennuie que très rarement à Bordeciel, avec notamment plusieurs passages assez épiques lors des dernières quêtes principales, des séquences de réflexion (pas bien difficiles) dans certains donjons et même la présence de compagnons pour ceux que la solitude du rôliste effraie.

Mais la véritable force de ce The Elder Scrolls V : Skyrim vient sans aucun doute de l'avalanche de contenus, qu'il s'agisse de quêtes (générées aléatoirement pour certaines), d'items (armes, livres, potions...) ou d'activités annexes (rejoindre et évoluer dans telle ou telle guilde, devenir vampire ou loup-garou, utiliser les laboratoires d'alchimie pour concocter ses potions, se marier, acheter une maison, etc.). La quête principale pouvant être bouclée en moins de dix heures lors d'un premier run, on comprend tout l'intérêt d'un tel contenu pour les amateurs du genre. On retrouve par ailleurs cette richesse dans la variété des décors. Plus froide et plus réaliste que les précédentes, la région de Bordeciel enchaîne les donjons sombres et lugubres avec des paysages nordiques du plus bel effet, où les montagnes enneigées se mélangent avec des chutes d'eau monumentales, des forêts étouffantes, ou encore des villes à la direction artistique impeccable. Le joueur se retrouve véritablement happé par ce monde de fantasy médiévale, même si quelques redites dans les décors (les tavernes notamment) nous rappellent que les développeurs ont eu recours au clonage pour générer autant d'environnements. Au moins, la pratique a gagné en subtilité par rapport à d'anciens opus.

Souvent géniale malgré ces diverses redites, la direction artistique de Skyrim a la chance d'être magnifiée par une bande-son de très haute volée. Outre une version française correcte, les thèmes sont sublimes pour les oreilles et participent à parfaire l'aspect contemplation de certaines balades, particulièrement lorsque l'aube se lève ou que le soleil se couche. On serait presque tenté de laisser la console en fond, c'est dire. L'exploit est d'autant plus impressionnant que la technique de The Elder Scrolls V : Skyrim est tout sauf irréprochable. Le moteur accuse de très gros soucis de clipping (particulièrement à cheval), des temps de chargement à répétition, des textures assez moches de près ou encore un aliasing prononcé sur les ombrages. Là où les progrès sont vraiment notables par rapport à Oblivion, c'est dans les animations bien moins hachées désormais et ce, tout particulièrement pour le personnage du joueur (puisqu'il est toujours possible de jouer à la première ou à la troisième personne). Par ailleurs, la crédibilité de Bordeciel puise énormément dans toutes ces animations accordées à la faune locale, qu'il s'agisse de prédateurs chassant leur proie, de renards traversant un fleuve pour aller faire on-ne-sait-trop-quoi, ou encore de mammouths migrant vers des contrées moins froides.

La montagne, ça vous gagne


La contemplation c'est bien, mais rien de vaut une plongée en plein cœur des innombrables dangers de Bordeciel. On l'a dit, les donjons sont nombreux, souvent en plusieurs parties (et autant de temps de chargement malheureusement), bref tout ce qu'il faut pour passer des dizaines d'heures à faire progresser son poulain. De ce point de vue là d'ailleurs, Skyrim se montre bien plus abordable que certains de ses ainés. A commencer par la gestion des jauges de vie, de magie et de vigueur (endurance), qui se rechargent désormais automatiquement. La conséquence directe d'un tel choix, c'est que les potions ont tendance à s'amasser quand les combats, eux, s'enchaînent. Ce n'est qu'à l'occasion d'une situation mal négociée ou d'un ennemi sensiblement plus velu que l'on éprouve le besoin d'en utiliser. Le challenge n'est pas supprimé pour autant et la mort peut survenir à n'importe quel moment, parfois d'un seul coup. Et puisque l'on évoque la difficulté, difficile de ne pas mentionner l'évolution des ennemis, toujours automatique en marge de celle du joueur. Ce level scaling, comme disent les anglophones, permet d'ouvrir toutes les zones au joueur dès le début et de conserver un challenge plus ou moins identique même après cinquante heures de jeu.

A côté de cela, le voyage rapide et la boussole en haut de l'écran permettent une fois encore de ne jamais se perdre ou presque. Avec la volonté de rendre ce The Elder Scrolls V : Skyrim plus abordable, il n'est pas étonnant de constater que Bethesda Softworks a opté pour une ouverture totale au niveau des combinaisons race/classe. Magicien, voleur, alchimiste, archer ou autres, tout est possible quelle que soit la race choisie au départ. Puisque c'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est aussi en encaissant coups et blessures que l'on développe ses statistiques d'armure, en se faufilant dans l'ombre que la furtivité augmente, etc. Ces caractéristiques peuvent être montées jusqu'au niveau 100, le joueur étant libre de se spécialiser ou non. Un gameplay assez crédible dans l'ensemble, même si l'on regrette que l'éloquence puisse se gagner en vendant bêtement des objets aux marchands ou, de manière plus large, que cette caractéristique ne serve pas davantage.

Le niveau général du joueur, pour sa part, s'accroit de la manière la plus classique qui soit. Chaque gain de niveau offre la possibilité d'augmenter vie, mana ou vigueur (endurance) de dix points, tout en débloquant un point de compétence. Accessible via une pression sur rond ou B, puis via la croix directionnelle, le menu compétence prend la forme d'un ensemble de constellations dans laquelle le joueur peut se spécialiser en activant ses points. Arriver par exemple au niveau 60 en archerie ouvre de nouvelles possibilités, comme ralentir le temps en visant, tout en n'utilisant plus sa jauge de vigueur. Il en va de même pour les nombreuses constellations (armure légère, alchimie, furtivité, armes à deux mains...). Le bonus sont souvent bien pensés, se révélant même parfois indispensables une fois essayés. Le choix à faire, draconien, pousse à enchaîner les quêtes dans l'espoir d'atteindre cette capacité salvatrice ou ce bonus surpuissant. Le moins que l'on puisse dire c'est que le plaisir fonctionne, la formule étant incontestablement bien rodée. Reste alors l'éternel dilemme de l'accessibilité renforcée pour les puristes et autres fans de la série. A moins d'être totalement réfractaire à cette évolution, il faudrait vraiment faire la fine bouche pour ne pas prendre de plaisir devant la richesse de Bordeciel, le challenge étant tout de même omniprésent. Devant l'absence incompréhensible de mode Hardcore, c'est finalement le mieux que puisse offrir The Elder Scrolls V : Skyrim.


Xzyl, le 28.11.2011


8/10
CONCLUSION

Captivant du début à la fin malgré certaines faiblesses dans son gameplay et sa technique, The Elder Scrolls V : Skyrim est la preuve que l'on sait encore réciter ses gammes comme autrefois du côté de Bethesda Softworks. Certes, certains choix ont légitimement de quoi faire hurler les joueurs (où est passé le mode hardcore ? L'intérêt des races ? La peur au ventre lorsque la barre de vie est presque vide ?) mais ce serait mentir que de dire que l'on ne prend pas de plaisir à Bordeciel. Outre son monde très vaste, ses nombreuses quêtes annexes et ses donjons non moins nombreux, Skyrim arrive à faire tenir un univers et un scénario sur le seul mythe des Dragons, ce qui est déjà un petit exploit en soit. Bien que moins exigeant, le gameplay derrière ce cinquième opus reste suffisamment riche et bien conçu pour répondre aux attentes des apprentis mages, des archers en herbe ou des guerriers novices. Tout simplement l'un des meilleurs RPG de l'année.
LES PLUS
+ L'ambiance et la direction artistique
+ Un paquet de quêtes intéressantes
+ Un monde énorme, riche en possibilités
+ La bande-son
LES MOINS
- Trop de temps de chargement
- Intelligence artificielle perfectible
- Interface mal fichue
- Des éléments trop simplifiés





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Format :   DVD
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