Test de Terminator : Renaissance sur Xbox 360

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Terminator : Renaissance X360
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Test de Terminator : Renaissance sur Xbox 360 (X360)



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C’est maintenant devenu systématique : à chaque fois qu’une licence fait recette au cinéma, elle est adaptée en jeu vidéo. Vu l’engouement généré par le retour du Terminator dans les salles obscures cet été, Warner Interactive ne pouvait pas rater l’occasion de proposer un nouveau jeu basé sur la licence. C’est GRIN, le studio de Stockholm à qui l’on doit le tout récent Bionic Commando, qui s’est vu remettre le droit de se confronter à un double challenge de taille : éviter de tomber dans le piège de l’adaptation vidéoludique moyenne et faire oublier le médiocre Wanted : Les Armes du Destin. Malheureusement, lorsque l’on dresse le bilan des jeux basés sur une licence cinématographique, il y a de quoi avoir des doutes sur ce Terminator : Renaissance.

Un décor simpliste


Ecran noir, voix off. A la manière du film, le jeu démarre par une narration de son héros qui nous dresse le bilan de la situation. Los Angeles 2016 : le jour du jugement dernier a bien eu lieu et le monde est dominé par les machines. Alors que les résistants tentent de se regrouper, John Connor apprend que des hommes de son équipe ont été capturés par Skynet. Bien décidé à ne laisser tomber personne, il va alors se rebeller contre sa hiérarchie pour aller secourir ses hommes.

Dès les premières minutes de jeu, on ne peut être que déçu de voir que notre personnage n’a rien à voir avec le charismatique Christian Bale. A l’instar de La mémoire dans la peau, on se retrouve donc aux commandes d’un illustre inconnu, le studio n’ayant pas jugé intéressant (ou n’a pas eu la possibilité) de proposer une modélisation de l’acteur américain. Un regrettable manque d’ambition pour cette adaptation surtout que ce genre d’élément tend, généralement, à renforcer le lien entre le film et le jeu. Cette déception passée, on prend alors la mesure du monde dans lequel on évolue : si l’ambiance post-apocalyptique est généralement bien captée, l’ensemble propose une variété relativement pauvre avec des ruines à perte de vue, des bâtiments éventrés, des carcasses de voitures brulées et rouillées, des bidons et c’est tout. Alors que la désolation est de mise dans un univers tel qu’on a pu l’apercevoir dans l’intro de Terminator 2 (le film), le monde proposé par le jeu est, lui , totalement dénué de trace de combat et de civilisation. L’environnement dans lequel le joueur évolue parait tellement désert qu’on se demande si cette guerre n’a pas débuté la veille : des bâtiments désespérément vides de tout mobilier, des extérieurs qui ne sont que des enchevêtrements de voitures et de murets, bref on est loin de la représentation complète d’un monde post-apocalyptique comme on a pu le découvrir dans un certain Fallout 3.

Kill.Switch inside


Mais il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que l’agencement des ruines et des carcasses de voiture n’est pas anodin et qu’il n’a été mis en place que dans un but bien précis, tracer l’unique chemin que l’utilisateur pourra suivre pour progresser tout au long de l’aventure. Le jeu se présente donc comme un TPS cover and shoot linéaire et ultra scripté, mais propose un système de couverture intéressant. Inutile de chercher l’affrontement direct avec les machines car celui-ci se terminera systématiquement par la mort du héros. Il faut donc tirer partie de l’environnement pour progresser sur le champ de bataille.

C’est sur ce point bien précis que Terminator : Renaissance se différencie indéniablement des références de la catégorie. Lorsque le joueur est collé contre un muret, à l’abri du feu ennemi, le système lui propose un réticule éclairant les différentes couvertures à sa portée. Une fois la destination choisie, le personnage effectue un mouvement rapide (glissade, roulade et autres, en fonction de la distance à parcourir) pour rejoindre la couverture voulue. Dans la pratique, le système est relativement efficace et donne un certain dynamisme aux phases de combat. Dynamisme renforcé par le fait que les zones de bataille sont totalement ouvertes et que les ennemis peuvent aussi bien arriver de face, de côté ou par derrière, forçant ainsi le joueur à sans cesse rester sur ses gardes pour se placer le plus judicieusement possible.

Un jeu sans saveur


Malheureusement, aussi efficace soit-il, le système de couverture ne suffit pas à faire de Terminator : Renaissance un jeu de tir efficace. La faute tout d’abord à une IA franchement catastrophique. Certains ennemis, comme les T-70 (une sorte d’araignée mécanique) sont indestructibles de face et il est obligatoire de les contourner pour accéder à leur point faible. L’IA ennemie ayant tendance a systématiquement suivre le joueur, ce dernier se transforme alors en appât géant qui doit gesticuler pour attirer l’attention des robots en attendant que l’IA amie veuille bien profiter de la situation pour les mettre hors service. Chose qui peut, parfois, prendre du temps, surtout quand les partenaires passent le plus clair de leur temps à switcher d’un muret à l’autre en tirant 3 balles à l’aveugle en direction de l’ennemi.

L’autre défaut majeur, c’est un manque évident de variété sur l’ensemble de l’aventure. Du début jusqu’à la fin, on ne fait qu’enchainer le même schéma. Chaque combat est précédé d’une cut-scene de 30 secondes (de piètre qualité) amenant de manière inéluctable un combat contre des hordes, relativement modestes, de robots. Dès que le combat est terminé, un point de passage est franchi, le jeu restitue tous les points de vie au joueur et lui permet d’avancer jusqu’à la prochaine zone de combat et ainsi de suite, jusqu’à la fin de l’aventure. Un système relativement archaïque qui a le don de rapidement lasser le joueur. Surtout qu’à la lassitude des situations vient s’ajouter tout un tas de défauts qui enfonce, un peu plus, le soft de GRIN : réalisation franchement moyenne, arsenal minimaliste (deux fusils, un lance roquette, des grenades), level design banal, mise en scène ridicule et scénario inexistant réduisent le jeu à un enchainement sans surprise de fusillades dénuées de challenge entre humains et robots.


Ludo, le 28.05.2009


4/10
CONCLUSION

Comme on pouvait malheureusement s’y attendre, Terminator : Renaissance rejoint, sans le moindre doute, la longue liste des adaptations cinématographiques sans intérêt. On ressort de l’aventure avec l’impression d’avoir essayé une démo utilisée pour mettre en avant les avantages du système de couverture et donner un avant-goût de ce que sera le jeu complet. D’une qualité franchement moyenne et extrêmement court (comptez 4h en difficulté moyenne, contre 7h au niveau maximum) le soft ne propose aucune replay value et ne donne franchement pas envie d’y retourner une fois terminé. Si le mode coopération relève un peu l’impression finale, il n’arrive pas élever le jeu au rang d’incontournable, et surtout, ne justifie en aucun cas son achat au prix fort.
LES PLUS
+ Le système de couverture
+ Le mode coop
+ La modélisation des robots
LES MOINS
- Techniquement moyen à tous les niveaux
- Bugs énormes
- Aucune mise en scène
- Scénario… quel scénario ?
- Répétitif et très court
- Replay value inexistante
- Pas de Christian Bale




INFOS EN +
Résolutions :   480p  720p  1080i  1080p
Prix lancement :   59,99€  -  Voir le prix actuel
Format :   DVD
Localisation :   Textes en français uniquement
Mémoire :   1 Mo