
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Saints Row 2 sont sur cette fiche jeu.
![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Attiré comme bon nombre de ses concurrents par les gains astronomiques générés par Grand Theft Auto, le duo THQ - Volition s’est distingué il y a déjà deux ans en sortant Saints Row. Un jeu à l’ambiance gansta-rap, qui lorgnait très clairement du côté d’un certain San Andreas. Profitant surtout de son statut de premier GTA-like tournant sur la nouvelle génération de console, Saints Row s’est non seulement trouvé un public, mais a surtout comblé un vide laissé par l’absence d’autres titres du genre. Aujourd’hui différente, la situation est telle que l’on attend beaucoup plus de ce second épisode. Ça tombe bien, car lui aussi a beaucoup plus à offrir.
Stilwater. Still alive.Sujette à de nombreuses controverses, la fin de Saints Row s’était permise un cliffhanger aussi agaçant qu’audacieux, laissant en suspend le sort du personnage principal. Si au final ce dernier est bien de retour dans cette suite, c’est au prix de cinq ans de coma et d’un visage méconnaissable. Une astuce scénaristique qui permet surtout de débuter l’aventure par le très complet éditeur de personnage. Homme, femme, mélange des deux, les possibilités sont très nombreuses et rappellent les options similaires que l’on peut trouver dans des RPG comme Oblivion. Saints Row 2 va même plus loin puisque le joueur peut choisir la voix de son alter-ego virtuel ainsi que d’autres éléments constituant la personnalité du personnage. Pas d’inquiétude à avoir non plus sur la pérennité du choix, il sera toujours possible à tout moment d’aller faire un tour chez le chirurgien esthétique pour changer de look. Un changement de look, c’est bien ce qui a eu lieu à Stilwater pendant les cinq années d’absence du héros. Après s’être évadé du pénitencier aussi facilement que violement, c’est en effet une nouvelle ville que l’on découvre : de nouveaux quartiers, d’autres complètements transformés et c’est sans compter sur l’apparition tant attendue des deux roues. Fort agréable, ce grand ravalement de façade permet à Saints Row 2 de proposer un terrain de jeu plus grand et plus varié qu’auparavant. L’autre ajout non négligeable concerne bien évidement les engins volants, également absents du premier épisode. Le temps a aussi joué contre les Saints, gang qui tenait autrefois d’une main de fer toute la ville. Désormais, les Fils de Samedi, les Brotherhoods et les Ronins se divisent en un peu moins de cinquante secteurs la ville. C’est donc une nouvelle phase de conquête qui s’offre au joueur, devant tant bien que mal reconquérir toute la ville, quartier par quartier. Cette dernière est entièrement accessible dès le début et c’est au joueur qu’il advient de choisir où aller faire du grabuge. La prise de quartier est possible de deux manières, en fonction des spécificités locales, mais dont la finalité reste hélas la même. A certains endroits, nommés bastions, il suffit de liquider une grande partie des hommes du gang adverse pour prendre possession des lieux. Dans d’autres, ce sont des missions qu’il faudra accomplir pour espérer contrôler l’endroit en question. La différence entre les deux se situe surtout au niveau du scénario puisque seules les missions permettent d’avancer dans l’histoire. Un récit qui de toute façon reste trop classique et très léger, à l’image des cinématiques qui ne s’éternisent que très rarement. De ce point de vue là, les développeurs n’ont clairement pas voulu jouer dans la même cour que GTA IV et son côté noir, sérieux et relativement réaliste. Ici, le maitre mot est plus que jamais le fun. Des missions de variétéSaints Row 2, comme chaque GTA-Like, se distingue aussi et surtout par l’ensemble de ses à-côtés. A vrai dire, ce sont toutes ces activités secondaires qui résument le mieux l’état d’esprit qui règne dans le jeu de Volition. A titre d’exemple, les mini-missions du mode Traînée Ardente auraient tout d’un simple parcours entre checkpoints, si l’on ne conduisait pas un quad en feu dans une combinaison ignifugée, avec au passage du temps supplémentaire à gagner en incendiant passants et véhicules. Du fun avant tout donc, même si c’est accessoirement totalement débile et irréaliste. Saints Row 2 peut même sommairement se résumer à de l’Arcade. Le fun est immédiat mais les sensations diminuent drastiquement à haute dose. Heureusement pour lui, le titre propose une quinzaine d’activités variées, allant de missions en hélicoptères à l’incarnation d’un faux policier pour les besoins d’un reality show tout sauf moral. La réussite de ces missions secondaires permet d’augmenter le nombre de billets verts en poche ainsi que sa jauge de respect. Car comme dans le premier épisode, le respect est nécessaire pour pouvoir lancer les chapitres suivant et force ainsi indirectement à participer aux diverses activités. L’autre aspect sur lequel il est très facile de passer de nombreuses heures est bien évidement toute la partie customisation. De la couleur de son gang au modèle de lit que l’on installe dans sa piaule, le nombre d’éléments à personnaliser est vraiment conséquent. Et comme le gain de quartiers est synonyme de nouveaux revenus réguliers, il sera bon d’investir dans de la pierre pour préparer ses vieux jours. Un nouveau QG, un hangar privé sur l’aéroport de Stilwater ou encore un loft sont autant de propriétés que l’on peut se procurer dans Saints Row 2. Il faudra tout de même faire attention à ne pas laisser trop longtemps en désuétude ses quartiers lorsqu’ils sont attaqués. Une situation moins fréquente que dans le premier épisode mais au principe en tous points similaire, avec une poignée de lieutenants à liquider pour mettre fin à l’assaut. D’ailleurs, en tant que chef des Saints, le joueur reçoit bien vite la possibilité de convoquer un puis plusieurs potes. Une simple pression sur le haut de la croix directionnelle et celui ou celle à proximité du héros le suis désormais à la trace. Vient alors l’épineux problème de l’IA, propre à la quasi-totalité des GTA-like du marché. Dans le cas présent, amis et ennemis sont capables du meilleur comme du pire. Le pire peut aller jusqu’à pousser un personnage à courir désespérément contre une barrière haute comme trois pommes ou à rester planté comme un piquet. Mais globalement, sans être vraiment bonne, l’IA reste satisfaisante. Dans les rangs des Saints, les hommes et femmes de main n’hésitent pas à braquer un véhicule si celui du joueur n’a plus de places assises. Du coup, on regrette juste leur tendance à utiliser beaucoup de munitions pour abattre une cible. De leur côté, les passants vivent leur vie, avec des comportements suffisamment variés pour ne pas avoir l’impression d’évoluer dans un monde totalement scripté. Un bon point. Les ambitions, ça se paie cash.Sur le plan technique, Saints Row 2 reste honnête même s’il a bien du mal à tenir la comparaison avec GTA IV. La faute à des textures majoritairement faites à l’arrache, des effets (lumières, particules…) basiques, des bugs parfois très grossiers et des animations aussi saccadées que robotiques. Souvent malmené par les explosions en tout genre, le frame rate toussote mais ne s’enrhume pas, sans doute grâce à la bonne dose de clipping et de brouillard lointain. Il est vrai qu’avec le temps on oublie bien vite ces nombreux petits défauts, mais ils n’en restent pas moins présents. Avec les moyens octroyés par THQ, Volition a sans doute fait son maximum pour faire de Stilwater un monde vaste et cohérent. Sur ce point, le challenge est réussi puisque non seulement la ville est grande, mais chaque zone possède son ambiance, avec le campus universitaire, le quartier résidentiel huppé, les taudis, etc. On ne peut pas également dire que cela manque de vie, les passants se comptant presque toujours par dizaines. La durée de vie se compte elle aussi en dizaines d’heures. Il y a vraiment beaucoup à faire et le système de respect empêche le joueur d’enchaîner les missions principales. Les missions secondaires, les à-côtés nommés précédemment permettent de rentabiliser sereinement l’investissement consenti. Mieux encore, Saints Row 2 n’a pas lésiné sur sa partie multijoueur et propose, pêle-mêle, de la coopération ou divers modes multi. Pour le coup, c’est plus la partie coopération avec un ami que l’on apprécie, les modes multi restant très bourrins et donc rapidement lassants. Sur une carte de taille réduite, deux équipes s’affrontent en enchainant différents objectifs (faire un maximum de dégâts dans une zone définie, emmener des personnes ou des objets d’un point A à un point B, etc.). Les divertissements proposés sont donc plutôt basiques, mais ils ont le mérite d’exister.
Xzyl, le 21.10.2008
![]() 7/10
Avec Saints Row 2, Volition et THQ réussissent leur pari en proposant une alternative crédible à l’ogre du genre. On peut certes lui reprocher sa technique limitée, le côté gangsta qui se prend au sérieux de la trame principale et son manque de finesse, mais moins fin et moins travaillé ne veulent heureusement pas dire moins fun. A condition d’accrocher à l’ambiance et à toutes ces petites folies propres à la série, Saints Row 2 se révèle être un énorme défouloir proposant de très nombreuses heures de jeu. N’atteignant pas encore le niveau d’excellence de la série de Rockstar Games, Saints Row 2 a tout de même tout d’un bon jeu qui ne décevra pas les amateurs du genre.
|


| Résolutions | : 480p 720p 1080i 1080p |
| Prix lancement | : 64,99€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Textes en français uniquement |
| Mémoire | : 512 Ko |
| Son | : Dolby Digital |