
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Resident Evil 5 sont sur cette fiche jeu.
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Quatre ans après la sortie de Resident Evil 4, Capcom se décide à sortir un nouvel épisode de sa licence horrifique phare Resident Evil. Affublé du numéro cinq pour marquer sa différence avec tous les spin-off proposés par l’éditeur, le jeu se veut la suite quasi-directe des précédents opus et reprend la traque à travers le monde menée par les survivants de Racoon City. Sortant pour la première fois sur Xbox 360 mais également sur PlayStation 3, ce premier épisode next-gen réussira-t-il à convaincre les aficionados de la série ?
Mikami m’a tuerPas de suspense, Resident Evil 5 est décevant et ce, sur plusieurs points. Etonnante manière de débuter mais les faits sont là : l’absence à la barre de Shinji Mikami se fait cruellement sentir et met bien en lumière le manque d’ambition et d’imagination des développeurs. En effet, l’histoire même de cet épisode est d’une platitude extrême et aurait pu passer pour intéressante si Resident Evil 4 n’était pas passé par là : un village en Afrique, des ganados infectant la population, Umbrella et enfin Tricell, la compagnie pharmaceutique dévoilée dans le précédent épisode et surtout dans le pas si mauvais long-métrage d’animation Resident Evil : Degeneration. Les ingrédients classiques qui sont donc saupoudrés d’un poil de Wesker, d’un peu de Chris, d’un brin de Jill Valentine et même d’une touche de nouveauté, avec l’introduction en tout bien tout honneur de Sheva. L’Afrique donne également l’impression d’avoir été choisie un peu au pif comme théâtre des opérations puisque le jeu aurait pu se dérouler n’importe où ailleurs. Le fait que les évènements se passent sur ce continent est à peine expliqué dans le jeu et il est possible de se demander si Capcom n’a finalement pas un peu cherché et provoqué toute la polémique autour du jeu, certes infondée au vu du résultat final, et sur laquelle il n’est pas utile de revenir. Un scénario décevant qui en plus exploite bien mal la relation Chris/Sheva en sombrant dans des clichés éculés, transformant en guimauve le traumatisme subi suite à la mort de Jill et tendant vers un classicisme absolu : Wesker veut devenir maître d’un nouveau monde, le joueur est là pour l’en empêcher. Peu convaincante sur le papier, l’histoire reste tout de même plaisante à suivre et offre quelques rebondissements certes prévisibles mais tout de même agréables, jusqu’à un dénouement qui marque sinon la fin de la série, au moins le début d’une nouvelle ère. Afrique AdieuEt c’est là toute l’ambiguïté du titre. Il est impossible de détester mais également impossible de s’extasier. Capcom est une nouvelle fois tombé dans son travers le plus énervant : le recyclage d’une licence sans prise de risque. Ainsi, le gameplay est quasi-identique à celui de l’épisode précédent avec, pour varier un peu, la possibilité d’interagir et de donner des ordres à sa coéquipière. En somme, un mix allégé entre Resident Evil 0 et Resident Evil 4, avec tous les bons points mais également tous les défauts que cela entraîne. Bon point tout d’abord puisque le jeu reprend à l’identique le système de caméra instauré par le précédent épisode. La visée n’en est que plus facilitée et le joueur se retrouve au plus proche de l’action. Bon point également avec la nouvelle possibilité d’enchainer les adversaires au corps à corps une fois ceux-ci étourdis et cela afin de gagner de précieuses munitions. En revanche, mauvais point pour le reste. Le gameplay reste toujours aussi statique. Si cela est effectivement une marque de fabrique de la série, l’impossibilité de se déplacer en tirant fait cruellement défaut dans la mesure où les développeurs ont essayé d’installer dans le jeu des phases de shoot dynamiques. Les deux derniers chapitres sont ainsi plus proches d’un Gears of War que d’un Resident Evil, avec des adversaires armés et qui se déplacent constamment. Le joueur se retrouve donc pris au dépourvu entre la possibilité de se plaquer contre les murs pour se protéger ou tirer à l’aveugle et l’impossibilité de rester mobile tout en canardant ses assaillants. Un choix d’autant plus bizarre que cette possibilité fonctionne à merveille dans un jeu comme Dead Space. Autre déception, toujours en référence avec le précédent titre, la gestion de l’inventaire en temps réel qui est d’une telle lourdeur qu’elle met constamment en danger le joueur. Changer de munitions, combiner les herbes et prendre une grenade prend tellement de temps que les adversaires ont 50 fois l’occasion de plomber le joueur, sans que celui-ci ne puisse se défendre. Enfin, la plus grosse déception provient sans doute, outre le manque d’originalité de l’action et des situations rencontrées, de l’IA du partenaire. Sheva gâche les munitions, rechigne à ramasser les objets par terre et n’a aucune notion des cibles prioritaires. Cela se ressent d’autant plus qu’il est impossible de lui donner un autre ordre que « come on ». Alors certes le jeu propose des scènes d’actions parfois grandioses avec des boss toujours aussi impressionnants et gigantesques, mais l’ambiance de la série a bel et bien disparu, sacrifiée sur l’autel de l’action rapide et de la facilité. Là où Resident Evil 4 arrivait à maintenir une certaine dose de pression, Resident Evil 5 parvient tout juste à stresser… dans les cas où le joueur manque de munitions. Même les Q.T.E. sont moins ambitieux et moins intenses que dans le précédent épisode. Coop et rationsPour tenter d’apporter un peu d’innovation, Capcom offre la possibilité de jouer en coopération en ligne. Ce mode est chaudement recommandé, surtout par rapport à la coopération locale qui scinde l’écran en deux et à cause des problèmes d’IA relatés ci-dessus. Resident Evil 5 retrouve donc un peu d’intérêt avec un(e) ami(e) car il devient plus intéressant mais encore une fois, Capcom dénature l’esprit de sa série. Il est plus facile de faire peur à une personne qu’à deux qui discutent tout en dézinguant du zombis. En outre, l’arrivée du multijoueur via des DLC payants risque de relancer la polémique sur l’utilité d’un tel mode dans ce type de jeu. Le mode coopération a au moins le mérite de faire partager l’aventure à deux personnes et confère ainsi au titre une bonne durée de vie. Si celui-ci est trop facile dans les deux premiers niveaux de difficulté, dernier boss excepté, le mode de difficulté maximale risque de donner aux joueurs les plus aguerris des sueurs froides. Il faut ajouter à cela la traditionnelle quête de trésors, l’amélioration des armes (encore des features de Resident Evil 4), les bonus, costumes à débloquer et les personnages du mode mercenaire pour obtenir une durée de vie plus que convenable pour un titre du genre. Pour finir sur une note positive, il faut signaler une réalisation graphique véritablement à la hauteur et qui fait honneur au label next-gen. Le jeu est splendide et affiche des décors parfois un peu vides mais toujours très crédibles. La traversée est donc plus que visuellement appréciable et les nombreux effets de lumière, fumée et autres explosions ne font que confirmer ce sentiment.
Lestat, le 14.03.2009
![]() 6/10
Capcom signe ici un jeu bien réalisé, une aventure bien huilée mais pour le coup bien trop conventionnelle. Le scénario est sans surprise, convenu d’avance à deux trois exceptions près et les diverses situations ne font jamais bien peur, ce qui est un comble pour un survival horror. L’atmosphère oppressante des précédents opus est remplacée par une action non-stop qui rapproche le jeu d’un TPS bourrin. Si ce choix peut paraître discutable, il n’en reste pas moins que le gameplay propre à la série n’est plus adapté à cette nouvelle orientation, l’impossibilité de se déplacer en tirant est désormais pénalisante. Cet épisode est donc à réserver aux fans de la série qui souhaitent découvrir le dénouement, pas bien original et assez décevant, de ce qui semble être la fin de la saga.
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| Résolutions | : 480p 720p 1080i 1080p |
| Prix lancement | : 69,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Textes en français uniquement |
| Mémoire | : 140 Ko |