
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Red Dead Redemption sont sur cette fiche jeu.

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Depuis des années, les équipes de Rockstar Games se cherchent entre deux Grand Theft Auto. D'un Bully insolent à un Manhunt sanglant, aucune licence du studio n'a réussi à égaler l'aura de sa série phare. Mais avec Red Dead Redemption, l'heure est cette fois au grand Ouest américain, celui des années 1910 où le mot cowboy signifiait encore quelque chose et où les problèmes d'honneur se réglaient dans la rue à coups de révolver. Dépaysement garanti.
Poor lonesome cow-boy L'Amérique, terrain de jeu privilégié de Rockstar Games depuis des années, est une fois de plus au cœur de cette nouvelle production. À deux exceptions notables cela dit : le Mexique a également son mot à dire et l'histoire prend place au début du siècle dernier. Or le changement d'époque fait tout dans le cas de Red Dead Redemption. Les gratte-ciels de Liberty City laissent leur place à un désert s'étalant sur des kilomètres, tandis que le mythe du cow-boy tourne à plein régime. Le joueur entre ici dans les bottes de John Marston, un écorché vif que la vie n'a pas gâté. Ancien hors-la-loi, il doit désormais payer pour ses crimes passés en démantelant ce qui reste de son ancienne bande. Comme souvent avec Rockstar, le charisme du personnage est à toutes épreuves, bien servi notamment par d'excellents doublages. Même son de cloche pour les personnages secondaires, tous autant bigarrés que barrés. L'ambiance est incontestablement l'un des points forts de de Red Dead Redemption. Les scénaristes ne se sont rien refusés, qu'il s'agisse de référence évidentes à d'autres œuvres (et pas forcément dans le genre western) ou de thèmes plutôt inhabituels dans un jeu vidéo (nécrophilie, racisme, drogue...) quand on ne s'appelle pas Rockstar. Le tout est bien sûr à prendre au second degré mais on en a l'habitude avec le studio, surtout que l'humour bien caustique et les dialogues saignants sont toujours au rendez-vous. Les doublages anglais (et sous-titrés en français) y sont d'ailleurs pour beaucoup dans la crédibilité de l'atmosphère puisqu'il n'y a pas un personnage qui n'a pas une voix digne de ce nom. Encore un point qui fait toute la renommée du studio derrière le titre.Tu tires ou tu pointes ? Et c'est évidemment du côté du gameplay que l'on prend la plus grosse claque. Des racines propres au genre (monde ouvert, missions principales à prendre auprès de PNJ) sont venues se greffer tout un tas d'activités et de possibilités qui donnent vraiment le tournis. En sus des habituels gunfights, toujours présents en nombre, on aura ainsi l'occasion de découvrir la délicate vie de fermier, entre chevaux à dresser, vaches à emmener paître ou grizzly à chasser en montage. Le joueur s'initiera également à toutes sortes de jeux d'argent (Poker, poker menteur, blackjack et d'autres, plus marginaux mais tout aussi bien fichus), parfaits pour renflouer ses poches à une époque où les traders ne courent pas les rues. Le jeu intègre en plus merveilleusement bien toutes les activités dans ses missions, ce qui se traduit par une aventure tout sauf répétitive. Une mission peut par exemple se commencer par une petite partie de Poker avant de se régler en duel pour déterminer entre hommes qui est le gagnant. Les duels au soleil, qui constituent un grand classique dans de nombreux westerns, ne pouvaient pas ne pas être présents dans Red Dead Redemption. Dans la pratique, ces derniers sont assez aisés. Il suffit de dégainer au bon moment, d'aligner son adversaire et lâcher les coups de feu. Simple et efficace. Il faut tout de même noter que le temps est ralenti pendant le duel, ce qui laisse gentiment le temps d'envoyer une balle entre les deux yeux. Ce temps qui ralentit, il prend sa source dans le Dead Eye, un élément primordial dans le gameplay du jeu. Pour faire simple, la folie meurtrière de John Marston permet de faire augmenter une jauge rouge que l'on peut ensuite utiliser pour ralentir le temps. C'est le Dead Eye. Libre ensuite au joueur de marquer plusieurs ennemis différents. Lorsque le temps reprend de manière normale, il faut plus de temps à John pour cligner des yeux que pour aligner une à une toutes ses cibles. Pour le reste, Red Dead Redemption reprend un système de tir proche de Grand Theft Auto IV, avec le même système de couverture mais une visée semi-automatique plus souple. On aligne les ennemis avec une facilité déconcertante, même si le challenge reste au rendez-vous grâce à de très nombreux adversaires. Encore que cela concerne surtout les missions principales.Hunting Mama Car entre deux morceaux de scénario, le joueur aura tout le loisir de venir en aide à son prochain pour augmenter ses jauges de réputation et d'honneur. De la prostituée qui se fait attaquer dans une ruelle glauque aux bandits qui s'échappent en ayant dévalisé une diligence, ça grouille de vie dans Red Dead Redemption. Ces évènements se produisent de manière aléatoire, laissant le joueur libre de continuer son chemin ou de devenir le héros que l'Ouest attendait. Augmenter ses jauges de réputation et d'honneur accorde aussi quelques menus avantages, comme bénéficier de réductions auprès des marchands ou d'une plus grande indulgence des forces de l'ordre. À l'inverse, le joueur peut devenir une véritable terreur poursuivie par tous les chasseurs de prime du coin. Après tout, il sera toujours possible de récupérer une lettre de grâce plus tard et de se mettre à une vie bien plus saine faite de chasse et de cueillette. Red Dead Redemption présente en effet un écosystème tout simplement incroyable. Il faut le voir pour le croire, mais les étendues désertiques du jeu sont bien plus vivantes qu'on ne pourrait le penser au premier abord. Il y a les événements aléatoires bien sûr, mais aussi des plantes à récolter et à revendre, des animaux à chasser et à dépecer, des trésors à trouver à l'aide de cartes aux trésors pittoresques... Le jeu a même son propre journal papier (traduit intégralement en français) à acheter en gare pour se tenir informé des derniers évènements. Le mieux, c'est qu'il existe de nombreuses races d'animaux et toutes sortes de variétés de plantes en fonction des régions. Or c'est bien connu, ce qui est cher est aussi ce qui est rare. Il faudra du coup monter chasser en montage tout au nord pour obtenir cette peau de grizzly qui rapporte tant, tandis que c'est plus au sud que l'on apprivoisera un bon gros bison bien dodu. Difficile de ne pas s'incliner devant un tel travail de la part des développeurs.Coups de soleil Rockstar ne s'est pas arrêté là pour autant et les équipes artistiques ont vraiment mis les petits plats dans les grands. Le jeu est beau, très beau, bien plus que tout ce que le studio avait fait jusqu'ici. Le décor s'étend le plus souvent à perte de vue et il n'est pas rare de chevaucher par un soleil couchant du plus bel effet. En temps de pluie, la terre devient boueuse et des flaques se forment un peu partout. La nuit, les étoiles transpercent le ciel de mille feux. Le tout dégage une crédibilité tellement puissante qu'on se surprend souvent à ne rien faire si ce n'est admirer les petites choses qui font tout le charme de Red Dead Redemption, qu'il s'agisse des corbeaux qui s'envolent lors d'un coup de feu ou de la poussière qui se soulève à chaque pas dans le sol désertique. Cela dit, tout n'est pas parfait et il arrive aussi de tomber sur de gros bugs par moments. Ces derniers restent heureusement suffisamment rares pour rester du domaine de l'anecdotique. À côté de ça, les choses plus classiques sont également de haute volée. Les animations, tout particulièrement celles des chevaux et des visages humains, sont à tomber par terre. La synchronisation labiale est d'ailleurs proche de la perfection et il en faut peu parfois pour se croire dans un film d'animation. Un élément qui explique sans doute que l'atmosphère soit à ce point l'une des forces de Red Dead Redemption. À ce sujet, les musique jouent magnifiquement bien leur rôle. Il n'y a bien sûr pas de radios, mais des mélodies se font la plupart du temps entendre en fond sonore assez lointain. Lors des moments clés de l'histoire de John Marston, elle s'immisce même parfois au premier plan, au point d'éclipser presque totalement tout autre bruitage, pour un effet tout bonnement génial.La vie de gang Cerise sur le gâteau, Red Dead Redemption propose sans doute le multijoueur le plus abouti de l'histoire des jeux Rockstar. Il y a d'abord les modes classiques comme le deathmatch ou le team deathmatch, et d'autres un peu plus originaux comme la capture de sacs d'or. Dans des cartes plus ou moins grandes, le joueur est au coude à coude avec quinze autres joueurs maximum. Tous ces modes débutent par un duel, en cercle s'il n'y a pas d'équipe ou avec deux lignes de joueurs face à face dans le cas contraire. Une manière originale de débuter les échauffourées et de quoi donner un petit avantage non négligeable (l'absence du premier délai de respawn) à l'équipe ou au joueur qui survit. Les montures ont par ailleurs une grande importance dans les modes qui se jouent sur les cartes les plus vastes, notamment dans l'équivalent du capture the flag qui offre un petit village en guise de base à chaque équipe ainsi qu'une sacrée distance entre les deux. Ces cartes sont tellement grandes qu'on peut prendre le temps de contourner une montagne pour ensuite essayer de prendre à revers la défense adverse. Grisant. Tous ces modes accompagnent un autre encore plus ambitieux : le free roaming. Concrètement, il s'agit de jouer en ligne dans le gigantesque monde ouvert de Red Dead Redemption, avec la possibilité de créer des gangs, de partir en solo à un endroit très éloigné de la carte ou de faire un petit deathmatch improvisé. Ce free roaming offre une évolution des personnages via des points d'expérience, avec à la clé de nouvelles armes, de nouveaux personnages, et des montures plus rapides et plus résistantes à débloquer. Comme si le mode solo exceptionnel ne suffisait pas, la partie multijoueur de Red Dead Redemption est également là pour justifier l'un des rares achats indispensables de cette année vidéoludique.
Xzyl, le 20.05.2010
![]() 9/10
Avec Red Dead Redemption, les développeurs de Rockstar Games donnent une nouvelle fois le "la" d'un genre qu'ils dominent de la tête et des épaules. Tout y est : ambiance unique, personnages géniaux, doublages de qualité, réalisation de haute volée, gameplay ultra-varié et bonne durée de vie... Il n'y a vraiment que Rockstar pour arriver à fournir un monde ouvert avec ce niveau de finition. En plus de cela, Red Dead Redemption propose un mode multijoueur tout aussi bon, avec une partie free roaming vraiment prenante dès que l'on joue entre amis. Un candidat plus que sérieux au titre de jeu de l'année.
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