
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Halo Wars sont sur cette fiche jeu.

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Avec ses millions de ventes et ses milliards de parties online depuis la création de la licence, il est étonnant que Microsoft n’ait pas sauté sur l’occasion de recycler du Halo à toutes les sauces plus tôt. C’est donc seulement en ce début d’année 2009 que sort Halo Wars, premier spin-off des aventures du Master Chief avec son scénario antérieur et son genre radicalement différent de la trilogie si connue. Pris en main par des maîtres du STR, remerciés depuis, Halo Wars sied-t-il aussi bien la stratégie en temps réel que ses ainés le FPS ?
The Big Bang TheoryAu revoir le Master Chief et son armure devenue célèbre, Halo Wars met le joueur dans la peau du Sergent J. Forge des forces armées de l’UNSC. Et pour cause, le jeu se déroule 20 ans avant les aventures narrées par Bungie. Un excellent moyen d’en apprendre plus sur les débuts de la guerre entre Covenant et UNSC, d’autant que Halo Wars possède de nombreuses cinématiques pour embarquer le joueur dans l’aventure. Le jeu propose également dans ses menus une frise chronologique retraçant l’histoire de la saga pour ceux qui voudraient à tout moment se rafraîchir la mémoire. Bref, inutile de dire que Halo Wars use avec un certain brio de son pédigrée pour se faire passer pour un bon petit soldat. Comme on l’avait promis chez Ensemble Studios lors des premières présentations du jeu, tout est fait pour que Halo Wars soit un STR console à l’accessibilité exemplaire. Sur ce point, il n’y a pas vraiment tromperie sur la marchandise et le jeu se situe dans la lignée des titres Xbox 360 du genre. Le bouton A sélectionne une unité lorsqu’il est pressé une fois, mais aussi toutes les unités identiques d’une double pression. Laisser A enfoncé permet de passer à un mode de sélection circulaire plus large, similaire au classique lasso. Donner des ordres s’effectue également de manière extrêmement simple avec X pour la majorité des actions (attaque, déplacements, etc.) et Y pour les unités qui bénéficieraient d’une attaque secondaire. LB et RB permettent de surcroit de sélectionner en un coup toutes les unités ou seulement celles à l’écran. Un bon point niveau prise en main et le joueur n’a aucun mal à tout maîtriser après seulement quelques minutes. Seulement, dès que l’on attaque le cœur du titre, et plus particulièrement ses mécanismes de jeu de stratégie en temps réel, s’en est fini de la mascarade. Comme bon nombre de ses confrères, le STR d’Ensemble Studios repose tout d’abord sur un système de création de base visant à préparer la production d’une armée prête à tout raser sur son passage. Oui mais voilà, le joueur n’est pas libre de s’installer où il veut. Seule une poignée d’endroits prédéfinis sur la carte est utilisable comme terre d’accueil et une simple pression sur A suffit à déclencher la livraison de la base par les airs. De taille réduite au départ, celle-ci ne propose que peu d’emplacements constructibles (pour une station d’énergie ou une caserne d’entraînement de soldats par exemple), obligeant alors le joueur à faire un choix dans les bâtiments à construire en priorité. Un choix vite vu lorsque l’on se rend compte que la gestion des ressources est réduite à l’installation de stations. Certaines unités et améliorations de haut niveau nécessitent en revanche plusieurs stations d’énergie pour être débloquées. Une astuce de la part des développeurs qui obligera le joueur à partir en quête d’une seconde base s’il veut pouvoir jouir de toutes les unités. Malheureusement, on en vient très vite à maudire ce choix tant la phase recherche et construction d’une base peut être lassante. Retour dans le passéTechniquement Halo Wars ne fait guère mieux et surprend même parfois tant certains éléments donnent l’impression d’avoir été traités avec grossièreté. Les explosions et les effets de fumée semblent tout droit sortis d’un jeu 32 bits, les textures paraissent bien pauvres lorsque l’on zoome et le frame rate commence à souffrir dès qu’il y a plusieurs dizaines d’unités à l’écran. Ces dernières sont également incapables de se bouger pour laisser passer des alliés, ce qui occasionne des bugs de pathfinding parfois bien comiques. L’IA adverse est pour sa part tout juste correcte, bonne à obéir aux scripts et à attaquer de front quand ses unités sont suffisantes. Autre soucis d’importance : la brièveté de l’unique campagne solo, celle de l’UNSC. Avec moins de 10 heures pour boucler les quinze missions (et encore, en prenant son temps), on est loin des cadors du genre qui proposent le double voire le triple grâce à plusieurs campagnes. Le mode coopération, réussi, reste une bonne raison de se refaire la campagne une seconde fois. De son côté, le multijoueur fait dans le classique avec des matchs allant du 1vs1 au 3vs3, laissant le choix de prendre l’UNSC ou les Covenants. Malgré des soucis d’équilibrage et des maps relativement petites, il y a sans conteste de quoi y passer quelques heures avec des amis.
Xzyl, le 09.03.2009
![]() 6/10
Si Halo Wars est un bon STR pour qui voudrait faire ses premières armes avec le genre, le jeu d’Ensemble Studios ne pourra en revanche que faire sourire chez les habitués. En soit, il réussit pourtant son objectif de ne pas larguer le fan de la série qui toucherait pour la première fois à de la stratégie. Mais à quel prix ? Halo Wars souffre rapidement d’un manque de profondeur criant et d’un mode solo qui aurait mérité une campagne Covenant. Qui plus est très limité, facile et pas bien beau pour un jeu à la licence Halo, il accumule beaucoup trop de défauts pour convaincre réellement. Sans être une catastrophe, Halo Wars est tout simplement loin de ce que l’on espérait d’Ensemble Studios. Triste cadeau d’adieu.
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| Résolutions | : 480p 720p 1080i 1080p |
| Prix lancement | : 59,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Mémoire | : 1 Mo |