Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Gears of War 3 sont sur cette fiche jeu.

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Si l'on devait retracer toute la ludothèque de la Xbox 360 et ne garder qu'un titre exclusif à la console de Microsoft, il est évident que Gears of War serait le plus cité de tous. Graphiquement époustouflant à l'époque et proposant un système de couverture novateur, il n'a fallu qu'une petite goutte supplémentaire de violence pour marier habilement ces deux ingrédients et en faire un titre incontournable. Quelques cinq années plus tard et un second opus tout aussi marquant, Epic Games clôture sa trilogie pour de bon. L'ultime épisode que tout le monde attend ?
What have you done... ? Gears of War 2 se refermait sur une ville de Jacinto sous les eaux, après que les humains aient eux-mêmes détruit ses fondations dans le but de contrer l'invasion locuste qui s'y préparait. Un sacrifice nécessaire pour le bien immédiat de l'humanité, mais dont les conséquences ont mal été considérées. La résistance humaine s'est ainsi disloquée en plusieurs petits groupes, les attaques lambents deviennent de plus en plus virulentes et le président Prescott n'occupe plus ses fonctions pour maintenir une certaine cohésion. C'est pourtant ce dernier, débarquant à l'improviste sur le bateau où le reste de l'escouade Delta opère, qui va redonner une lueur d'espoir. Le père de Marcus, Adam Fénix, est finalement bien vivant et il possède une solution qui permettrait d'éradiquer le fléau lambent. Un objectif qui va bien évidemment être la toile de fond de cette troisième campagne. Malheureusement, l'histoire mise en place peine réellement à décoller et ne commence finalement à démarrer qu'au milieu de notre périple, en plein acte trois, ce qui donne une aventure en demi-teinte bien loin des moments mémorables du précédent épisode. Cette lenteur scénaristique est également accompagnée par des dénouements souvent trop prévisibles mais par dessus-tout par de nombreuses questions sans réponses après la fin des crédits. De quoi définitivement frustrer le joueur qui ne se voit pas réellement récompensé par sa fidélité à la licence. Même si la campagne manque définitivement de passages épiques et sous-exploite plusieurs personnages secondaires, elle est toutefois sauvée du naufrage par la possibilité d'y jouer à quatre en coopération. Cet apport, que beaucoup de monde attendait depuis quelques années, entraîne deux conséquences plus ou moins bénéfiques. Outre des ennemis beaucoup plus résistants, le level-design s'est notamment bonifié afin de proposer des chemins annexes qui permettent de contourner une position locuste. Ainsi, s'ils le désirent, un groupe de deux joueurs a la possibilité d'attirer l'attention d'une escouade adverse pendant que les deux autres débordent sur le flanc. Un côté tactique franchement intéressant. Cependant, histoire d'empêcher que l'un de nos camarades rush à travers le niveau, Epic Games a coupé les zones par des portes ou barbelés que l'on ne peut ouvrir qu'à deux au minimum. Ce découpage, extrêmement présent au début de l'aventure et générateur d'un cruel manque de rythme, s'estompe au fur et à mesure. Même si cette sensation se ressent beaucoup moins lorsque l'on est accompagné, jouer en solitaire s'avère être un véritable calvaire avec ces multiples défauts de rythme qui nous sautent à la figure. En somme, Gears of War 3 est sans doute l'épisode le moins réussi sur cet aspect-là, malgré un périple qui dure entre huit et dix heures. Regrettable, notamment pour une fin de trilogie. Ces erreurs mises à part, la campagne se révèle toutefois assez variée et possède des environnements toujours aussi bien fournis grâce à la puissance de l'Unreal Engine. Loin d'être irréprochable, avec de rares retards sur les chargements de texture, le titre propose une finition exemplaire. C'est extrêmement fin à l'écran, le nouveau système d'éclairage permet d'afficher des couleurs bien plus vives et la profondeur de champ est toujours aussi grande. L'exemple parfait viendrait d'un acte cinq tout simplement bluffant tant par la grandeur, avec cette impression d'être minuscule à côté de ces énormes salles, que par le travail effectué sur les décors. Un pur chef d'œuvre, qui ne démérite pas face aux productions adverses telles que Killzone ou encore Uncharted. Finalement, les seuls reproches à faire viennent des scripts trop perceptibles avec parfois un ennemi invincible le temps qu'il termine son animation, et de l'autre, des cinématiques possédant une synchronisation labiale en français complètement ratée. D'infimes détails.Feed the addiction Véritable talon d'Achille de Gears of War 2, l'instabilité des modes de jeu en ligne avait en bonne partie détruit l'expérience multijoueur. Entre un matchmaking ne marchant qu'une fois sur cinq et un lag omniprésent dans pratiquement n'importe quel match, ce second épisode était un cuisant échec sur ce point. Epic Games a donc retravaillé tout le morceau pour ce troisième opus, et l'on peut dire qu'ils n'ont pas chômé tant le travail se révèle impeccable. C'est simple, si la campagne de Gears of War 3 possède un petit goût amer fort déplaisant, son mode multijoueur est en quelque sorte la friandise sucrée qu'on adore et redemande jusqu'à en devenir malade. Le principal changement provient de l'apparition de serveurs dédiés. Demandée depuis des lustres par toute une communauté, cette nouveauté est tout simplement une bénédiction pour le confort de jeu. Le matchmaking fonctionne parfaitement et nous intègre dans une partie en quelques secondes, tandis que les sessions s'avèrent stables et plaisantes. Un vrai délice. Outre les six modes de jeu rééquilibrés et parfaitement au point, la licence phare d'Epic Games propose une Horde version 2.0 totalement remaniée dans laquelle il est possible de construire des fortifications grâce à l'argent gagné (tourelles automatiques, barrières, leurres...). Une subtilité intéressante qui augmente considérablement la stratégie d'équipe, permettant qui plus est de mieux résister aux vagues ennemies notamment lors des apparitions de boss. Par ailleurs, on remarque que des vagues bonus arrivent par intermittence avec l'opportunité de gagner un petit extra en argent. Un détail nous remémorant le mode Anarchie de Bulletstorm. Enfin, le dernier né des modes de jeu, Bestial, donne l'occasion aux joueurs de contrôler les locustes et d'annihiler la résistance humaine sur une douzaine de vagues tel un mode horde renversé. Loin d'être aussi addictif que ce dernier, il n'empêche que l'idée est plutôt intéressante et le mode suffisamment distrayant pour que l'on s'y intéresse quelques heures supplémentaires. Il y a vraiment de quoi faire.
Ganon, le 27.09.2011
![]() 8/10
Gears of War 3 est une réussite, malheureusement loin d'être totale. Malgré la possibilité d'y jouer enfin à quatre, la campagne se révèle moins marquante que les deux précédents volets avec en cause des passages moins spectaculaires, un rythme souvent haché et un scénario quelque peu faiblard. Certains arriveront peut-être à faire abstraction de ces défauts, mais cela n'empêche pas de nettement tirer la campagne vers le bas. Néanmoins, cette faiblesse est largement rattrapée par une technique irréprochable mais, surtout, par un mode multijoueur exquis qui ne souffre d'aucune latence et d'un mode Horde 2.0 retravaillé, extrêmement addictif. Assurément de quoi faire de Gears of War 3 une expérience à partager avant tout à plusieurs, plutôt qu'en solitaire.
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