Test de Fight Night Round 4 sur Xbox 360

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Fight Night Round 4 X360
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Test de Fight Night Round 4 sur Xbox 360 (X360)





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En boxe, il y a la série Fight Night et il y a les autres. Considérée comme la référence absolue dans l’industrie du jeu vidéo, la licence d’Electronic Arts a su s’appuyer sur une technique impressionnante, un casting de classe mondiale et un réalisme maximum pour installer trois épisodes au panthéon du genre. Toujours à la recherche d’un challenger qui lui arriverait ne serait-ce qu’à la cheville, Fight Night réenfile cette fois les gants à l’occasion d’un quatrième Round. Pour la gloire et la postérité ?

Gros pains et petites pêches


Casting de rêve ? C’est en effet toujours le cas dans ce Fight Night Round 4. Si la jaquette arbore fièrement Mike Tyson et Mohamed Ali, on retrouve également un bon paquet de légendes dans le roster du titre avec, en vrac, Joe Frazier, Georges Foreman, Ricky Hatton, Ray Robinson, Manny Pacquiao, Jake LaMotta et bien d’autres. Ce sont en tout cinquante têtes connues et reconnues qui ont été modélisées. Un éditeur de boxeur permet même de compléter le casting avec des combattants créés de toutes pièces, ce qui fera surement plaisir à certains. Le mode Carrière, qui représente l’essentiel du jeu solo, propose d’ailleurs le choix entre reprendre la carrière d’un boxeur déjà connu ou en créer un à son image.

En ce qui le concerne, le mode Carrière (nommé Palmarès dans le cas présent) embarque le joueur pour de très, très nombreuses heures. Tout sauf surprenant, celui-ci propose de gérer la vie d’un boxeur, de ses débuts en amateur à sa fin en apothéose. Avant cela il faudra batailler dur et enchaîner les entrainements et les combats. Si ce sont ces derniers qui permettent de progresser au classement mondial, les entrainements restent indispensables pour améliorer les caractéristiques de son poulain. Il en existe une petite dizaine, allant du Sparring au sac de frappe, améliorant des statistiques bien précises (endurance, résistance du visage, puissance du direct, etc.). S’ils ne sont pas très passionnants ni obligatoires (l’IA peut les simuler moyennant moitié moins de points gagnés), ils sont malgré tout indispensables si l’on ne veut pas être distancé par des adversaires de plus en plus coriaces. Car si les inconscients du début auront vite fait de prendre trois ou quatre Knock-down dans les premiers rounds, ce sera une autre paire de manches passés les dix premiers combats. On se rend néanmoins vite compte que certaines caractéristiques, telles l’endurance et la récupération, sont bien plus utiles que d’autres.

Ça bourre, hein ?


Si ces deux statistiques sont primordiales, c’est en grande partie la faute au gameplay de ce quatrième épisode. Là où Fight Night Round 3 se voulait lent et réaliste, ce quatrième round n’hésite pas à adopter un peu plus de fantaisie pour se faire plus rapide et, par la même occasion, plus bourrin. Relents indésirables de Facebreaker (développé par la même équipe) ou véritable volonté de changer du tout au tout avec Round 3, toujours est-il que les coups se comptent désormais par centaines à la fin d’un round. Après tout, à quoi bon prendre le risque de perdre aux poings en la jouant technique quand on peut sortir la mitraillette à directs pour finir presque à tous les coups par une victoire sur KO ? Quant aux options, régler la vitesse ne change hélas pas grand-chose. Pour vraiment retrouver un plaisir cruel mais élitiste, il faut tout simplement augmenter le niveau de difficulté et, accessoirement, se forcer à ne pas prendre une bête du ring inépuisable comme Ali.

Du reste, c’est par petites touches que le gameplay a évolué. Le Total Punch Control, qui n’utilise que le stick droit pour tous les coups, est un poil moins complexe qu’auparavant. Les coups au corps, en particulier, sont plus rapides et plus difficiles à anticiper pour l’adversaire puisque l’on peut toucher cette zone sans se baisser. Les jabs et les crochets, s’ils se sortent de la même manière, ont hérité d’une fonction tête chercheuse. Il est ainsi possible de lancer un coup haut et de toucher son adversaire, pourtant en posture basse. C’est plus le rythme que la position qui détermine désormais les esquives et les parades. D’ailleurs, en ce qui les concerne, ces dernières se font maintenant avec LB et RB. En mettant l’adversaire en échec, le temps ralentit quelques secondes et laisse la possibilité d’envoyer un contre dévastateur. Les spécialistes du contre peuvent donc briser plus d’une mâchoire, mais au prix d’un effort bien plus conséquent que ceux qui se contentent d’envoyer des tonnes de jabs sans trop réfléchir.

Malheureusement, comme dans pareil cas, ce sont ces derniers qui pullulent en ligne. Les matchs ne ressemblent plus vraiment à grand-chose, avec des joueurs qui n’hésitent pas à lancer des coups par centaines, des rounds durant, jusqu’à ce que KO ou victoire aux poings s’en suive. Alors oui, il est possible de les contrer, mais avant de devenir un pro de l’esquive et de la parade, il faut en passer par de longues heures très désagréables. Dommage, car à côté de ça le mode online de Fight Night Round 4 assure l’essentiel : pas de lag et ce qu’il faut de modes pour varier les plaisirs (tournois, classement mondial, matchs d’amis).

Les beaux bleus


Enfin, comment ne pas finir en évoquant l’extraordinaire réalisation du titre ? Ce quatrième épisode va encore plus loin que son ainé, pourtant déjà diablement réussi en la matière. Les animations, tout particulièrement, ont bénéficié d’une amélioration notable. Finis les restes de mouvements robotiques, Fight Night Round 4 est, de ce point de vue là, plus réaliste que jamais. Les boxeurs sont pour leur part sublimés par une modélisation irréprochable, avec gestion des muscles, de la transpiration et des dégâts en temps réel. En revanche, le prix à payer semble toujours être le même, à savoir des gradins moches avec des spectateurs modélisés à coups de gros polygones peu gracieux. On note aussi quelques bugs de collision ça et là, mais tellement rares qu’on lui pardonne rapidement.

Du côté des voix off, Jean-Claude Bouttier et Christian Delcourt de la quatrième chaîne donnent de la voix pendant les combats. Sans être ratés, leurs commentaires reviennent trop souvent, parfois même avec un peu de retard sur l’action, pour que le joueur puisse oublier un instant qu’il ne s’agit que d’un jeu vidéo. C’est dommage car les propos sont plutôt enthousiastes et pertinents. Niveau musique, il faudra aimer le rap ou prendre la décision de couper la bande-son, tout simplement.


Xzyl, le 10.07.2009


7/10
CONCLUSION

Fight Night Round 4 risque d’être une déception pour plus d’un fan. La simulation du troisième épisode est presque devenue aussi peu réaliste qu’un FaceBreaker. Certes, on exagère sur la nouvelle orientation prise, mais il n’y a rien de plus frustrant que de voir à quel point le bourrinage est récompensé dans cet opus. Même en diminuant la vitesse dans les options, les boxeurs restent infatigables, capables de frapper au ventre sans se baisser ou de toucher un adversaire en posture basse avec un jab haut. Pour autant, cette nouvelle orientation ne nuira pas au plaisir de tous et le jeu d'Electronic Arts met une mandale technique encore plus monstrueuse que le troisième opus. Diablement prenant, Fight Night Round 4 reste donc une réussite, mais plus vraiment dans le genre simulation pure.
LES PLUS
+ Toujours aussi joli
+ Le casting
+ Carrière longue
+ Prenant en solo
LES MOINS
- Ruiné par le bourrinage en ligne
- Spectateurs toujours aussi moches
- Manque de variété dans la carrière
- Trop rapide




INFOS EN +
Résolutions :   480p  720p  1080i  1080p
Prix lancement :   69,99€  -  Voir le prix actuel
Format :   DVD
Localisation :   Version française intégrale
Mémoire :   759 Ko
Son :   Dolby Digital