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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 10NOV2008
Quatre ans après la sortie du premier volet sur Xbox et PC, Fable II est au rendez-vous sur la génération de consoles suivante, bien décidé à marquer de son empreinte la seconde machine de Microsoft. On promet des graphismes époustouflants, une liberté jamais vue auparavant, un compagnon attachant pour une immersion sans faille et une rejouabilité à toute épreuve. Mais on sait depuis la semi-déception de l'aîné de la famille Fable que la parole de Peter Molyneux peut s'avérer particulièrement défaillante. Le game designer de Lionhead Studio est-il à présent en mesure de proposer un projet conforme à ses dires ?
Albion, cinq siècles plus tardL'histoire débute cinq cents ans après les évènements relatés dans le premier épisode. La Guilde des Héros, devenue décadente, n'est à présent plus qu'un lointain souvenir, tout comme le temps où des aventuriers singuliers parcouraient le globe à la recherche de gloire. Tout débute dans la capitale de Bowerstone, dont l'aspect est à présent bien plus urbain que son équivalent moyenâgeux. On y incarne au choix un garçon ou une fillette sans le sou, fermé aux contes de fées et autres rêveries enfantines. Mais une boîte à musique magique mise en vente par le charlatan du coin lui est conseillée par un bien étrange personnage. Le lendemain soir, la vie du héros bascule brusquement. Autant le dire tout de suite, la trame principale conserve un fort parallélisme avec celle du premier opus, tant et si bien que là ou certains parleront d'agréables clins d'œil, d'autres crieront à la redite éhontée. Celle-ci s'achève en un peu plus d'une dizaine d'heures, mais foncer d'un bout à l'autre d'Albion pour en apercevoir le dénouement aussi vite que possible constituerait un crime contre le jeu vidéo en général. Tout est fait pour que le joueur y prenne ses aises et y flâne à la recherche de quêtes annexes intéressantes, d'une activité professionnelle, ou encore d'un compagnon avec qui fonder une famille. « It Don't Matter If You're Black Or White »La vie de son personnage, qui s'étend de son enfance jusqu'à l'âge adulte, sera parsemée de choix plus ou moins déterminants pour la suite de l'aventure. Chaque sous-quête présentera plusieurs résolutions possibles, mais se révéleront pour la plupart moins manichéennes que précédemment. S'il n'était possible d'opter que pour le Bien ou le Mal dans le premier opus, il sera à présent question de Pureté et de Corruption également. Le tout ouvre donc la voie à quelques traits de caractère plus complexes, lesquels influeront sur l'aspect de son personnage (à l'exception de l'habillement et de la coiffure, laissés aux soins du joueur). Les conséquences des actions effectuées surviendront à plus ou moins long terme : les villageois du coin ayant eu vent des bonnes actions ou des méfaits récemment perpétrés par le joueur l'apprécieront plus et lui proposeront des ristournes sur certains produits, ou au contraire le hueront à son passage s'il n'est pas assez effrayant pour imposer le respect. Il est également possible d'aider des commerçants dans le besoin pour voir leur affaire, et même leur bourgade, devenir une entreprise prospère ou une cité florissante quelques années plus tard. En utilisant différentes icônes d'émotion, que l'on débloque en les trouvant en bibliothèque ou après avoir poussé un trait de personnalité assez loin, on pourra par la suite se faire aimer ou détester un peu plus des habitants, lesquels ont par contre la mémoire un peu courte et pardonneront rapidement un joueur coupable du meurtre d'un de leurs proches pour peu qu'on les caresse dans le sens du poil. Chaque villageois peut en effet être inspecté via un système de cartes d'identité présentant ce qu'ils aiment et détestent, ainsi que leur opinion sur le joueur se basant sur trois caractéristiques : sa beauté, les sentiments éprouvés à son égard et la crainte qu'inspire le héros. On pourra par la suite fonder une ou plusieurs familles, trouver un travail (tous basés sur des mini-jeux très semblables, malheureusement) et se lancer dans l'immobilier : tous les bâtiments peuvent être achetés, puis revendus ou loués, y compris les magasins. Pour peu que l'on se laisse happer par l'univers de Fable II il existe un nombre encore plus important de possibilités que le simple registre des quêtes annexes, comme nouer des liens avec ses enfants lorsque ceux-ci se languiront de leur parent toujours absent, pour enfin frémir d'inquiétude lorsque ces derniers exprimeront le souhait de partir à l'aventure avec leur géniteur. Intégration rapideTomber amoureux des contrées d'Albion sera pratiquement immédiat pour peu que l'on ait décidé d'écrire son histoire et non de suivre le scénario jusqu'à la mort du plus dangereux des illuminés du coin. Tout est fait pour qu'un maximum de joueurs et de non-joueurs puissent y trouver leur compte simplement. Les ennemis n'opposeront guère de résistance et si le système de pression longue ou rythmique sur les boutons d'attaque permet de déclencher contres, enchaînements et bottes, le matraquage permettra de nettoyer les zones surpeuplées au moins aussi efficacement, l'intérêt d'une joute intelligente résidant dans les bonus d'expérience que l'on reçoit alors. Le système de points d'expérience est par ailleurs directement hérité du premier volet : tuer un ennemi au corps à corps fournira des orbes bleues, s'en débarrasser à distance octroiera des orbes jaunes, et faire de même de façon magique donnera accès à des orbes rouges. Chaque type d'orbe ne pourra être dépensé que dans un type de compétences ; mais chaque ennemi distribuera également son lot d'orbes vertes, que l'on pourra dépenser dans n'importe quelle catégorie, permettant ainsi des héros équilibrés quelle que soit l'approche de combat utilisée. Les déçus et les indécis pourront même annuler leurs choix d'évolution et récupérer une partie de leurs points durement gagnés. Les commandes en phase d'affrontement sont simples : le bouton X permet de se battre à l'arme blanche, tandis que Y gère les arbalètes ou autres armes à feu, avec possibilité de passer en mode visée et de faire fi du lock automatique, tandis que B sert à déclencher des sorts, dont on évitera de modifier la liste de lancement rapide en plein combat tant l'entreprise sera risquée. Quoi qu'il en soit, la mort ne fera pas peur au joueur très longtemps : si celui-ci perd tous ses points de vie, le héros s'évanouit, avant de renaître quelques secondes plus tard au même endroit, délesté d'un zeste d'expérience et décoré de quelques cicatrices supplémentaires. Un moyen sûr de s'attirer les faveurs du très grand public, malheureusement tout aussi efficace à étouffer dans l'œuf toute notion de challenge. De la même manière, le « nouveau » joueur sera pris par la main de façon efficace grâce à deux éléments : la ligne de quête et le compagnon canin offert en début de partie. La ligne de quête est matérialisée concrètement à l'écran et prend la forme d'une traînée de fumée dorée qu'il suffira de suivre pour atteindre son prochain objectif ; heureusement, ce tue-l'amour faisant trop vite passer l'envie de flâner en Albion est désactivable, laissant donc une plus grande impression de liberté. Ceci se fera toutefois au risque de se perdre souvent, l'absence de mini-carte détaillée forçant la mémoire visuelle à jouer son rôle pour s'orienter convenablement. On pourra toutefois profiter de « téléportations instantanées » (des voyages en charrette accessibles via le menu pause) pour se rendre d'un endroit à un autre en évitant les combats inutiles. Deuxièmement, le chien longtemps vanté par Peter Molyneux accompagne et aide le héros de diverses manières : il indiquera la position de coffres à trésor si l'on a découvert assez de tomes de dressage ou se mettra à grogner s'il pressent une embuscade. En combat, son utilité est bien moindre puisqu'il lui arrivera parfois d'achever un ennemi au sol, mais en règle générale, celui-ci manquera de conviction dans le feu de l'action. On aura également l'occasion de féliciter, de punir ou de consoler son animal qui deviendra étonnamment attachant au fur et à mesure de son avancée dans le jeu et on en viendra à se venger sauvagement d'un mécréant s'en prenant gratuitement au pauvre toutou. On regrettera juste que celui-ci porte une affection indéfectible à son maître et que son comportement ne change pas quelle que soit la nature du joueur ; impossible donc d'entraîner une machine à tuer ou de voir son compagnon moins efficace si l'on se met à l'ignorer. Un seul point noir vient gâcher l'accessibilité exemplaire de Fable II : ses menus. Toujours aussi lourds de par la longueur des listes disponibles dans chaque onglet, on aurait aimé un classement un peu plus ordonné ou une interface un peu plus claire, mais on finit par s'y retrouver au fil de son utilisation. Technique promiseOn sait sur quelle génération de consoles tourne le titre après un bref coup d'œil aux décors, lesquels s'avèrent somptueux. Plus ouverts que ceux du précédent volet, notamment grâce à l'arrivée de champs, de zones à plusieurs étages à franchir d'un bond, ou encore d'étendues d'eau à traverser, on oublie plus facilement l'agencement plus rigide qui sous-tend l'ensemble du territoire à parcourir. On appréciera la vie qui anime chacune des cités parcourues, chaque personnage pouvant être suivi à loisir et ayant une existence, des activités sociales et des secrets propres. La musique dynamique s'intègre plutôt bien aux combats et soutient parfaitement l'action ; prise seule, elle n'est pas sans rappeler la féerie de Danny Elfman (« L'étrange Noël de Monsieur Jack », « Beetlejuice ») qui avait par ailleurs collaboré à la composition du thème principal du premier volet. Si les bruitages sont également de très bonne facture, on s'émerveillera devant la qualité des voix françaises, auxquelles on ne pourra reprocher que leur aspect répétitif tant leur réutilisation rapide fatigue. S'il ne faut pas confondre cohérence artistique et prouesses techniques, l'ambiance magique et la densité de l'univers de Fable II excusent quelques errements. Un peu de clipping par-ci, quelques bugs de collision par là, rien qui ne pousse le joueur à maudire le studio de développement, en particulier après quelques cabrioles canines tout simplement bluffantes. On regrettera juste le découpage plus large de certaines animations lorsque l'activité à l'écran se fait foisonnante, notamment en mode multijoueur. Si l'on pourra jouer à deux en offline par une simple pression du bouton Start sur un second pad (on choisira alors un personnage pré-construit ou un héros à soi), le mode online nécessitera de tomber sur une sphère colorée avant d'accueillir un nouvel arrivant dans sa version du monde de Fable II. Celui-ci sera ensuite capable d'interagir sur la partie de l'hôte pour le meilleur mais parfois également pour le pire. Yato.
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CONCLUSION En développant Fable II, Lionhead Studio a très clairement voulu permettre au plus grand nombre de donner sa version de l’histoire contée ici. Si Fable II abandonne dès lors toute volonté d’imposer un challenge virulent aux fans d’action-RPG pour séduire le grand public dans une grande aventure fédératrice, il n’en reste pas moins une réussite. Le titre sait comment s'y prendre pour transporter le joueur dans son monde féerique, bien moins manichéen que son aîné, qui plus est paré de magnifiques décors et de musiques sublimes, se payant même le luxe d'un doublage français de qualité. Sur la question des combats brouillons, de la trop grande facilité du jeu ou encore des faiblesses de la technique, on se devra de mentionner discrètement ces points noirs bel et bien présents. Mais l'ambiance saisissante d'Albion et la quantité plus étoffée de choses à faire (et de conséquences à découvrir) conduira surtout à taire bien des critiques. Les plus indécis pourront toujours lancer une partie, y faire ce qui leur chante et voir ce que devient l'univers de Fable II sous leur joug, ou épaulé par leurs bienfaits, avant d’être rapidement conquis.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 64,99€ | $59.99 | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version française intégrale |
Mémoire |
: 10 Mo |
Son |
: Dolby Digital |