
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Colin McRae DiRT 2 sont sur cette fiche jeu.
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Deux ans après la sortie du premier opus, Codemasters revient en trombe pour un nouvel épisode de la franchise exploitant le nom du regretté pilote de rallye Colin McRae. Attendu au tournant par des fans guettant le moindre dérapage, Colin McRae DiRT 2 n’a pas le droit à l’erreur et doit renouveler l’exploit de son prédécesseur : offrir un jeu de rallye pouvant contenter le plus grand nombre sans toutefois laisser sur le bas côté les fanas de simulation. Verdict quelques mètres plus bas.
Dans ma caravane…Le parti pris est d’immerger directement le chaland au cœur de l’action, avec une vue à la première personne permettant de se sentir immédiatement dans l’ambiance. Passants regardant les différents stands, voiture utilisée exposée et autres, il faudra très vite rentrer dans un mobile home très peu cossu pour pouvoir commencer l’aventure à proprement parler. En effet, c’est dans une caravane austère que va commencer le parcours initiatique du joueur : création du profil, choix du pays, du surnom imposé par lequel les concurrents ou amis l’appelleront et hop, en voiture Simone ! Le lieu inconfortable a au moins le mérite de regrouper en son sein tous les modes de jeu, solos comme multi, ainsi que les différentes options et bonus à débloquer. Une fois le petit tour effectué, la première course peut être lancée. Dirt TourLe principe du jeu s’axe autour de la progression du joueur au sein du milieu très fermé des courses de rallyes professionnelles. Disposant au départ de très peu de crédits, le joueur va devoir se faire un nom parmi l’intelligentsia automobile en gagnant des courses, de l’argent et même de l’expérience. Oui, Colin McRae DiRT 2 offre une progression basée sur des performances réalisées sur les circuits. En fonction du classement, le joueur gagnera plus ou moins d’expérience et passera plus ou moins vite les différents niveaux qui débloqueront de nouveaux events. Dans tous les cas, le jeu offre pas moins d’une bonne centaine de courses qui sont en plus très rapides et nerveuses. L’IA adverse se comporte de manière crédible et cohérente, surtout lorsque l’on monte le niveau de difficulté. Il est d’ailleurs conseillé d’attaquer directement en mode extrême pour pouvoir pleinement profiter des petits coups de vices adverses. En effet, après quelques circuits en facile qui rapportent peu d’argent, l’ennui fini par s’installer à cause d’un trop faible challenge et de gains ridicules qui empêchent l’achat de nouveaux bolides. A ce propos, le jeu de Codemasters propose pour chaque épreuve les voitures associées et le joueur pourra donc s’éclater sur du Trophy Trucks, du Rallye, du Bolide, du BAJA Série, du Rallye Cross, du Raid T1 et du Buggies Class 1. On retrouve donc avec bonheur les marques phares de la discipline et le joueur aura la chance de débuter avec la Subaru Impreza WRX Sti de feu Colin McRae, puis de se changer par la suite les idées au volant d’un bon gros Hummer des familles ou d’un Buggies. La variété des épreuves réjouit et permet de passer un très bon moment en solo en essayant de débloquer le maximum d’expérience et d’argent. Il faut noter au passage que le jeu fera voyager aux quatre coins du monde puisque l’action se déroulera tant à Londres, qu’au Japon, en Malaisie, au Maroc, au Mexique et aux USA. Collines firstDes pays qui sont d’ailleurs plus que plaisants à regarder. Le jeu s’inscrit dans le haut du panier des simulations de caisses à savon du moment. Les graphismes sont beaux, parfois même très beaux. Seuls des décors un peu épurés et une absence de météo (mais où est la neige ?) amènent de petits regrets. Quelques flaques d’eau viennent agrémenter ici et là les parcours mais on aurait souhaité un peu plus de diversité. Dans l’ensemble le sujet reste véritablement maîtrisé. Bien entendu le plus bluffant demeure la modélisation des voitures toujours aussi crédible et réaliste. Celles-ci se déforment d’ailleurs sous le coup des nombreux impacts et les vitres comme les portières ne manquent pas d’exploser. Petit bémol cependant, la conduite n’est que trop peu affectée par ces dégâts, aussi monstrueux soient-ils. Même en niveau extrême, les dégâts ne sont pas assez pénalisants puisque le seul effet de ce mode est un game over plus rapide en cas de crash. Mais pas de panique, la grande nouveauté de cet épisode, héritée du jeu du même éditeur Race Driver : GRID, réside dans la possibilité d’utiliser un flash-back salvateur pour remonter le temps et revenir sur une action qui aurait entraînée, involontairement et non par incompétence, la rencontre avec un ravin ou un rocher. Une fonction très casual qui marque ici la volonté de Codemasters d’offrir un jeu accessible. D’autant plus que le nombre de ces flash-back change en fonction du niveau de difficulté choisi. Enfin pour finir sur cet aspect, il faut noter que le gameplay retenu, même s’il reste résolument arcade, offre un comportement plus crédible des voitures. Cela est notamment visible lorsqu’il s’agit de piloter de gros engins bien lourds dont l’inertie peut parfois surprendre. Il faudra d’ailleurs un certain temps d’adaptation pour arriver à maîtriser chacun des véhicules tant les différences de caractéristiques sont marquées et se ressentent sur la piste. Également à la carteMais que les fanas de simulation se rassurent, Codemasters a pensé à tout en prévoyant la possibilité de régler sa machine avant chaque course. En mode extrême c’est d’ailleurs un passage obligé tant les adversaires viennent chatouiller de très près les roues arrières de la voiture du joueur. Cependant, ces réglages sont trop peu nombreux pour conférer à Colin McRae DiRT 2 le statut de totale simulation : la garde au sol, les rapports de boîte, l'appui, le différentiel, les suspensions et la répartition du freinage. Impossible par exemple de bidouiller le moteur ou les pneus, notamment pour s’adapter aux différents terrains traversés (gazon, sable, asphalte…). D’un côte moins technique mais plus ludique, le soft offre également la possibilité de soigner son bébé en personnalisant son habitacle avec des gadgets parfois pas loin du kitsch d’un sapin senteur. Terminons enfin par une dernière option accessible depuis la caravane, le mode multijoueur qui permettra d’affronter huit de ses amis (ou non) dans différents modes de jeux plus ou moins sympathiques. Mention spéciale pour le Pro Tour qui permet de jouer à une sorte de carrière en multi et de s’affronter sur tous les types de courses disponibles en solo, le tout bien évidemment avec classement. A signaler également la possibilité d’effectuer des courses entièrement paramétrables et sans classement pour s’amuser en toute simplicité. En revanche, on regrette grandement l’absence de multijoueur local.
Lestat, le 16.09.2009
![]() 8/10
Colin McRae DiRT 2 est le digne successeur du premier épisode. Plus beau, plus abouti, plus varié et plus plaisant dans la conduite, il est à conseiller à tous les amateurs de jeux de rallye qui cherchent à s’amuser et à ne pas trop s’arracher les cheveux sur des options pointilleuses. Les férus de simulation peuvent aussi y trouver leur bonheur même si ce n’est pas ce côté qui est directement mis en avant. L’ambiance, la bonne durée de vie du solo, les nombreux bonus à débloquer et les sympathiques modes en multijoueur permettent au jeu de se hisser sans trop de mal au top du moment.
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