
Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Call of Duty : World at War sont sur cette fiche jeu.
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Call of Duty, qui est sans doute la série la plus précieuse d’Activision avec Guitar Hero, adopte depuis plusieurs épisodes le rythme d’une sortie par an. Développés une année sur deux par Infinity Ward puis la suivante par Treyarch, c’est à la chaine que sont mis en boite ces FPS au succès incontestable. Reste à savoir si avec Call of Duty : World at War la série a su éviter de s'endormir sur ses lauriers en se renouvelant un minimum.
La guerre des cent jeuxMalgré une remise en question réussie l’année dernière, il était écrit que Call of Duty ne résisterait pas longtemps avant de retourner explorer ses premiers amours. La Seconde Guerre mondiale fait donc son grand retour dans ce cinquième épisode, qui choisit surtout d’aller explorer un terrain encore inédit dans la série avec le conflit américano-japonais du Pacifique. Tradition de la série oblige, le joueur sera également amené à incarner un soldat de l’armée russe, en route vers Berlin. Le problème majeur de World at War, c’est évidemment cette impression de déjà-vu qui s’installe dès le début du jeu et qui ne quittera aucune des missions du mode solo. Les deux fronts abordés ici l’ont déjà été à de nombreuses reprises dans d’autres séries, Medal of Honor en tête, alors que les deux premiers Call of Duty proposaient déjà une campagne avec l’armée russe. Pire encore, au déjà-vu s’ajoute aussi le déjà-entendu, avec notamment tous ces cris allemands que l’on a l’impression d’entendre pour la centième fois. Forcément, les fans ne seront pas du même avis et dévoreront World at War avec plaisir, mais pour les autres, l’investissement risque surtout de se traduire par une déception. Déception d’abord au niveau du gameplay, qui n’a que très peu évolué depuis déjà plusieurs épisodes. Certes, on retrouve toujours ce jeu nerveux, beaucoup plus bourrin qu’un Brothers in Arms par exemple, avec une fête à la grenade constante. Mais les scripts, cette marque de fabrique très connue de la série, sont une fois de plus utilisés à outrance, au point de ne pas pouvoir passer par-dessus un mur de 50 cm tant que l’évènement l’autorisant ne s’est pas déclenché. Frustrant au possible, cette progression par à-coups s’accompagne d’un respawn de soldats à certains endroits, quitte à les faire apparaître comme par magie devant les yeux médusés du joueur. D’une manière plus générale, la campagne solo reste trop classique pour vraiment marquer les esprits. Treyarch ne livre qu’une aventure linéaire, répétitive voire carrément prise de tête par moments et les efforts de mise en scène n’en mettent pas plein la vue, un comble pour un Call of Duty. Conflit mondialSi on laisse donc rapidement de côté le mode solo de part sa banalité affligeante, il faut aussi noter que celui-ci se termine en moins d’une dizaine d’heures en mode normal. Même si le mode vétéran est toujours là, on voit mal comment la grande majorité des joueurs pourra faire pour ne pas en être rapidement écœuré. Bref, autant dire que sur son seul mode solo, on ne donne pas cher de la peau de World at War. Heureusement, les développeurs ont eu l’excellente idée d’inclure un mode coopération à quatre pour pouvoir se refaire l’intégralité de l’aventure entre amis. Le jeu n’en est pas pour autant plus facile et la campagne prend véritablement une autre envergure. Et c’est sans compter sur son mode multijoueur, très similaire à celui du quatrième épisode et donc extrêmement bon. De nombreux modes, un nombre de cartes correct et surtout cette progression en niveaux extrêmement absorbante ; l’essentiel est réuni pour y flinguer de très nombreuses heures. Alors oui, on peut lui reprocher cette impression de skin Seconde Guerre mondiale que l’on aurait apposé à Call of Duty 4, mais on voit mal comment les développeurs auraient pu faire autrement sans prendre le risque de s’éloigner des sommets d’excellence encore atteints ici. Techniquement, le constat est un peu moins flatteur pour World at War. Utilisant le même moteur graphique que son ainé, il ne parvient pourtant pas à décrocher la mâchoire comme celui-ci l’avait fait en son temps. Sans être laid, loin de là même, World at War souffre surtout du manque d’ambition de ses développeurs qui n’ont pas vraiment cherché à éblouir le joueur. Sans doute pensaient-ils qu’un bon paquet d’explosions et de japonais sortant de nulle part suffiraient à détourner l’attention d’un enchaînement interminable de tranchées et autres bâtiments en ruine. Le lance-flammes, l’un des rares ajouts vraiment significatifs vis-à-vis de ce que l’on connaît déjà, propose une gestion du feu plutôt convaincante même si d’une manière purement technique, Far Cry 2 reste supérieur. En outre, c’est aussi l’IA qui déçoit, avec des ennemis qui se focalisent presque qu’exclusivement sur le joueur, ou des alliés parfois plantés béatement comme des piquets en plein champ de bataille. Enfin, notons quelques bugs très grossiers avec la traduction française, dans laquelle certains messages ont été inversés en multijoueur, provoquant du coup la colère de la voix-off en cas de victoire et l’inverse en cas de défaite.
Xzyl, le 21.11.2008
![]() 6/10
Comme on pouvait le craindre, Call of Duty : World at War n’est qu’un énième FPS tournant autour de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont avant tout les fans qui s’engageront une fois de plus, pour un titre qui vaut surtout pour son excellent multijoueur, calqué sur ce que propose Modern Warfare. De ce point de vue là, cet aspect n’a rien perdu de ses atouts de séduction et on a vite fait d’y passer de très nombreuses heures sans s’en rendre compte. Le mode solo archi-classique est en revanche moins dans l’air du temps, linéaire au possible, bourré de scripts et pas vraiment inoubliable, alors même qu’il se boucle en moins de dix heures. C’est donc un titre en demi-teinte que livre Treyarch, recommandable uniquement pour les fans qui voudraient en découdre contre le monde entier sur le Xbox Live.
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| Résolutions | : 480p 720p 1080i 1080p |
| Prix lancement | : 69,99€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Mémoire | : 4 Mo |
| Son | : Dolby Digital |