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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 23OCT2009
Dans le monde du jeu vidéo, ce n’est pas tous les jours que l’on croise un projet aussi ambitieux que Borderlands. La nouvelle création de Gearbox Software tente en effet de mélanger FPS, jeu de rôles, monde ouvert et course aux loots façons Diablo, rien que ça. Mais à trop vouloir ajouter d’ingrédients à leur recette, les développeurs n’ont-ils pas fini par donner vie à un mélange indigeste ?
Le pot-pourriBienvenue sur Pandora chasseur de primes. Mais avant de partir à la recherche d’une mystérieuse arche aux propriétés mythiques, encore faut-il passer par la case création de son personnage. Un point qui n’a clairement pas été la préoccupation principale de Gearbox Software d’ailleurs. On est effectivement loin des milles et unes possibilités offertes par l’éditeur de Fallout 3, par exemple. Le joueur doit faire son choix parmi quatre classes de personnages, au physique déjà établi. Sniper, Soldat, Berserker et Siren sont tous les quatre incarnés par autant de protagonistes différents, avec un background personnel qui ne sera hélas que trop peu étoffé durant l’aventure. La faiblesse du scénario, qui tient facilement sur une seule page, est d’ailleurs le principal défaut de ce Borderlands. Lâché dans ce monde inhospitalier et majoritairement désertique sans d’autres motivations que celle d’enchaîner les missions, le joueur peine à être convaincu de prime abord. Le jeu accuse en fait des défauts propres aux deux genres qu’il représente : le RPG et le FPS. Les fans de shooters bien nerveux en seront pour leurs frais avec les armes ridicules du début de l’aventure, tandis que les amateurs de jeux de rôles n’accueilleront pas mieux le manque d’informations sur l’univers ou l’absence flagrante de PNJ à qui causer, qui ne se comptent que sur les doigts d’une main. Malgré tout, Borderlands est un jeu où la persévérance paye. Il ne faut clairement pas rester sur les premières minutes poussives de l’aventure sous peine de rater un titre qui, peu à peu, se révèle être un vrai concentré de bonnes idées. Il y a tout d’abord la progression très bien dosée et très travaillée du personnage. Celui-ci va en effet devenir une véritable machine à tuer au fil des heures. Réagissant selon un schéma classique de gain d’XP, la progression se fait en terminant des quêtes, en éclatant un maximum d’ennemis et en remplissant certains défis (utiliser tant de fois telle arme, tuer tant d’ennemis avec un coup critique, etc.). Au fur et à mesure que le joueur grimpe en niveaux, sa vie augmente, tout comme les dégâts qu’il cause. Chaque niveau gagné est également synonyme d’un point de compétence à dépenser dans trois arbres de talents, histoire d’améliorer les dégâts de son sniper ou le temps d’invincibilité de son Berserker. Chaque classe dispose ainsi d’une capacité spéciale, allant de l’invincibilité du Berserker à l’invisibilité de la Siren, en passant par l’aigle de compagnie du Sniper. Aux armes citoyensMais ce n’est pas tout. L’atout majeur de Borderlands se trouve en fait dans son arsenal d’armes, de boucliers et de mod. Les développeurs ont ainsi créé un algorithme pour donner vie à des millions d’objets différents. Dans ce qui varie, on retrouve bien sûr le type d’arme (pistolet, révolver, fusil à pompe, sniper, etc.), le design, le son et toute une série de caractéristiques, allant de la capacité du chargeur aux effets secondaires (dégâts chimiques, électriques, explosifs…), en passant par le nombre de balles tirées par coup (un fusil à pompe peut très bien tirer huit cartouches rebondissantes à la fois, par exemple). Pour schématiser, on peut dire qu’il s’agit d’une version armes à feu des milliers de loots que l’on trouve dans un Diablo ou un MMORPG. Cela apporte du coup une vraie dose de fraîcheur à la partie FPS et devient une motivation supplémentaire dans la progression. D’autant que contrairement à d’autres titres qui ont déjà expérimenté le mélange entre FPS et RPG, Borderlands ne transige pas avec les caractéristiques du premier. Les pas de côté sont primordial pour éviter les charges adverses, les tirs en pleine tête sont indispensables pour faire un maximum de dégâts (et pourquoi pas l’exploser en un coup avec l’arme qui va bien), tandis que l’on sent bien les différences entre chaque type d’arme. En marge de cet atypique mélange qui se révèle au final bien maîtrisé, le jeu de Gearbox Software doit malheureusement composer avec divers défauts plus ou moins handicapants. Il y a tout d’abord la prise en main des véhicules, inhabituelle et difficile à bien assimiler du fait de l’utilisation des deux sticks. Sans compter que les véhicules ont tendance à se bloquer pour un rien contre des morceaux du décor, obligeant du coup à retourner à pied jusqu’à la station de location la plus proche. Heureusement que celles-ci sont de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu et que les zones deviennent de plus en plus grandes. L’IA des ennemis humains n’est pas non plus exempte de tout défaut. Ces derniers sont capables du meilleur (repli, recherche d’une nouvelle couverture, lancer de grenade) comme du pire (rester figer en plein désert, se bloquer dans une porte, entre autres). Enfin, contrairement à ce que l’on pourrait penser lors des premières heures, on note une bonne variété d’ennemis, de plus en plus impressionnants et de plus en plus redoutables au fil des heures. Il faut d’ailleurs s’attendre à mourir à plusieurs reprises dans Borderlands, tant les ennemis font preuve d’une violence bestiale. Heureusement, le système de clonage fait des merveilles et permet d’être ressusciter au point de sauvegarde le plus proche. Black BorderBorderlands, c’est également une patte graphique bien particulière à base de cel-shading. Qu’on aime ou pas le procédé, force est de reconnaître que les développeurs ont réussi à mettre en place un style Borderlands, avec une ambiance de no man’s land fort réussie. Les étendues désertiques tranchent avec les bases de fortunes des mercenaires, parfois peuplées de centaines d’ennemis à occire (merci le respawn dans les zones déjà visitées). Hormis du poping de texture tardif lors de l’arrivée dans une nouvelle zone et des ombrages pixélisés, le jeu reste plutôt joli pour les yeux avec de grands environnements. On regrettera juste que les premières heures de jeu ne soient que désert et encore désert, le jeu ayant pourtant d’autres environnements en fin de partie. Avec son mélange de FPS, de RPG et de loots façon Diablo, il aurait été cruel que Gearbox Software ne se penche pas de près sur le multijoueur de son titre. Fort heureusement, le studio a mis les petits plats dans les grands et nous offre la possibilité de jouer l’intégralité de l’aventure à quatre en coopération. Borderlands devient alors vraiment jouissif, pour ne pas dire génial, et constitue un excellent choix de jeu coopératif pour tous ceux qui ne jouent que de la sorte. D’autant que la durée de vie de l’aventure est conséquente, avec une bonne vingtaine d’heures d’action avant d’entrevoir le bout de son niveau 40. Seul bémol, c’est le personnage du niveau le plus faible qui déterminera le niveau de la partie online. Autant faire tout le jeu à quatre depuis le début donc, surtout que la difficulté et la richesse des loots s’adaptent automatiquement. Xzyl.
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CONCLUSION Loin d’être le jeu le plus attendu de cette fin d’année, Borderlands est pourtant l’une des meilleures surprises du moment. Malgré un début poussif, le jeu de Gearbox Software révèle rapidement tout son potentiel grâce à un mélange maîtrisé entre les fondamentaux du RPG et du FPS. Le nombre stratosphérique d’armes et d’items permet de rapidement trouver son bonheur, quelle que soit sa classe. Bénéficiant d’une très bonne durée de vie et d’un style graphique original, Borderlands a le potentiel pour faire de nombreux heureux, d’autant qu’il devient une vraie perle une fois à quatre en coopération. Bref, même si les défauts (phases en véhicules, manque de vie, IA) ne sont pas négligeables, Borderlands arrive tout de même à offrir une expérience de jeu fort sympathique. C’est bien là l’essentiel.
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Prix lancement |
: 49,99€ | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version française intégrale |