Toutes les informations au sujet de la version Xbox 360 de Borderlands 2 sont sur cette fiche jeu.
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Trois ans. Déjà trois années que l'on attend une suite à la fameuse surprise de la fin d'année 2009 : Borderlands. Après de multiples impressions et les nombreuses vidéos diffusées par 2K Games ces derniers mois, le second volet arrive enfin sur nos écrans. Reste à savoir ce que Gearbox a réalisé durant ce long développement et si Pandore s'avère toujours aussi excitante à découvrir. Verdict.
This. Is. Pandora! C'est encore une fois sur la fameuse planète de Pandore que nous emmène cette suite. Après l'ouverture de l'Arche à la fin du précédent opus, l'astre s'est quelque peu métamorphosé avec l'apparition de l'Eridium, une substance rocheuse qui a vite attiré la multinationale Hyperion, contrôlée de main de maître par le Beau Jack. Cependant, ce dernier n'aime pas réellement que certains, en l'occurrence les chasseurs de l'Arche, viennent sur la planète en question pour participer à cette récolte, et use de ses moyens illimités pour terroriser voire anéantir la populace qui résiste. On se retrouve ainsi dans la peau d'un nouveau chasseur de l'Arche qui vient tout juste d'échapper à l'un des fameux pièges orchestrés par notre souverain richissime, et dont l'objectif va être de tout simplement botter les fesses du malotru. Alors certes, le synopsis se laisse suivre et ne nous lâche que très rarement lors des quêtes principales que l'on nous confie, mais il faut bien avouer que le scénario de Borderlands 2 reste malgré tout assez léger. Heureusement, les régulières interventions de l'antagoniste -souvent bourrées d'humour- rendent la progression très agréable, sans oublier les nombreuses rencontres que l'on fera durant tout le jeu et les gros clins d'œil au premier volet. Bref, même si ce n'était pas bien difficile et que c'est loin d'être l'attente première des joueurs, Borderlands 2 surpasse aisément son grand frère sur cet aspect là. Le début de l'aventure nous propose, tout comme pour l'aîné, de choisir l'un des quatre personnages du jeu. Bien évidemment ce ne sont pas les mêmes que le précédent volet et Gearbox en a profité pour proposer des protagonistes et des rôles un peu plus travaillés. On se retrouve ainsi avec Axton, la classe commando qui permet de déployer une tourelle automatique pour faire le ménage ; Zero, un assassin spécialisé dans le tir lointain ou le combat à distance (en fonction de notre développement) capable de leurrer les ennemis avec sa compétence ; Maya, la sirène du groupe, qui a été quelque peu rééquilibrée par rapport à Lilith avec son pouvoir de phase ; et enfin Salvador, le bourrin à souhait qui n'hésite pas à prendre deux armes à la fois pour tout défourailler. Dit comme ça, on n'a pas réellement l'impression d'apprécier une réelle cohésion d'équipe mais Gearbox a véritablement travaillé en profondeur chaque classe pour la rendre utile et complémentaire. Ainsi, Maya pourra facilement récupérer le rôle de soutien afin de soigner ses camarades tandis qu'Axton, avec sa tourelle, et bien évidemment Salvador ont les capacités d'aller au front et de tout dézinguer. Cela ne veut pas dire pour autant qu'une catégorie ne sortira pas du lot et que l'on ne verra pas un personnage devenir le petit chouchou des joueurs tant il aura un grand avantage (à la manière de Lilith dans Borderlands premier du nom), mais l'on remarque avec aisance ces nombreuses modifications. Seul le temps nous dira si le développeur texan a rendu cet épisode plus équilibré ou non. Les arbres de compétences des personnages ont tous été refaits et développés. Ce ne sont donc plus sept compétences à améliorer par branche mais onze (avec souvent cinq sous-évolutions). Cet approfondissement permet de rendre l'expérience de jeu plus intéressante mais aussi d'encourager le joueur à arriver jusqu'au dernier talent de sa barre et ainsi bénéficier d'un personnage avec un rôle précis, contrairement au premier où l'on avait parfois un avatar un peu bâtard dans ses compétences. Aussi, Gearbox a ajouté le niveau de brutasse. Chaque défi que l'on accomplit (tuer un type d'ennemis, se régénérer, coups critiques, tuer avec un type d'arme...) permet d'engranger des jetons afin de légèrement améliorer notre personnage dans certains domaines (puissance arme, rechargement bouclier, chance de coup critique...). Un petit ajout sympathique.Sanctuary! A qui le tour ? Plus variées au point de prendre plaisir à jouer même quand l'on est seul, les missions de Borderlands 2, que l'on récupère quasiment toutes dans Sanctuary (la seule vraie ville du jeu), révèlent une petite nouveauté avec la possibilité de choisir à certains moments chez qui l'on va récupérer notre butin. On pourra donc par exemple voir Moxxi nous encourager à venir prendre notre récompense chez elle et non auprès d'un autre personnage qui nous l'avait demandé. Plus rares, certaines quêtes nécessitent tout simplement d'enquêter sur des énergumènes et de choisir qui est le tueur parmi un petit quatuor ou bien de deviner qui est l'individu racontant la vérité. Dommage cependant que les conséquences ne se limitent qu'à la seule mission et non à l'environnement (notamment lors d'une guerre de gangs). Quoiqu'il en soit, là où le soft de Gearbox ne déçoit pas c'est dans son humour omniprésent : que cela soit une arme maudite durant une quête, Scooter, un personnage non jouable ne pensant qu'à s'accoupler, une affiche osée ou bien un ennemi sur un hélicoptère chantonnant la Chevauchée des Walkyries, célèbre grâce à la scène culte d'Apocalypse Now, Borderlands 2 nous fait rire quasiment toutes les heures. Et quand on sait qu'il faut une grosse trentaine d'heures pour compléter l'aventure une première fois (en accomplissant la majorité des quêtes secondaires et n'étant qu'aux environs du level 30 face au boss final), il y a de quoi passer de très bons moments et d'y retourner une seconde fois sans problème dans un new game + évidemment calé sur notre niveau. Mais le nerf de la guerre est logiquement l'équipement. Les entreprises qui proposent le matériel sur Pandore sont plus faciles à identifier grâce à des capacités qui leurs sont propres. Par exemple, la marque Hyperion se retrouve avec des objets souvent très futuristes dans leur design, Tediore possède des armes explosant à chaque rechargement et Maliwan en propose avec des dégâts élémentaires. C'est un aspect qui a d'ailleurs un peu évolué puisque certaines armes peuvent avoir des dégâts explosifs, corrosifs, électriques ou sous éridium. En outre, si un ennemi a déjà des capacités corrosives, lui tirer dessus avec le même style d'arme ne lui fera que peu de dégâts. L'éridium justement, que l'on amasse au fil de notre exploration comme de l'argent, nous donne aussi la possibilité d'augmenter, grâce au marché noir situé à Sanctuary, notre capacité de munitions pour un type de flingues (sniper, lance-roquettes, SMG...) ou tout simplement notre sacoche. D'ailleurs, il est possible d'échanger directement certains objets de notre inventaire avec un compagnon de route. Un petit plus qui manquait au précédent épisode. Enfin, impossible de conclure ce tour d'horizon de Borderlands 2 sans parler de l'environnement. Le développeur texan en a profité dès l'introduction pour faire passer le message à tout le monde : Pandore n'est pas qu'une planète désertique et possède un climat plus varié qu'il n'y paraît. On voit ainsi des plaines enneigées, des zones qui nous rappellent la verdure de certains pays européens ou bien des mines violettes bondées d'Eridium. Un panel de couleurs extrêmement large, et l'on est assez impressionné, justement, du dernier environnement cité lorsque la nuit arrive et fait ressortir les couleurs pourpres du paysage. N'oublions pas que certaines zones, plutôt grandes, peuvent logiquement être traversées à bord d'un véhicule (avec un nouveau bolide dans lequel quatre joueurs peuvent prendre place). Techniquement le titre se veut légèrement plus joli que le premier avec un cel-shading assez réussi et une profondeur de champ conséquente, mais cela est entaché par des retards sur les chargements de textures. Aussi, de nombreux problèmes techniques ont été repérés avec des bugs de collisions à foison et une intelligence artificielle parfois peu réactive. Des soucis un peu moins présents sur la version PC, qui a bénéficié d'un grand soin de la part de Gearbox. La mouture à privilégier sans le moindre doute.
![]() 8/10
Efficace, voilà le mot que l'on retiendra de ce Borderlands 2. Avare en grosses nouveautés, cette suite n'en demeure pas moins ultra jouissive grâce à un contenu encore plus conséquent que dans le premier volet mais aussi avec son mode coopératif extrêmement solide, capable d'accueillir quatre joueurs. Constamment drôle, encore plus long à parcourir et possédant des mécaniques de jeu toujours aussi addictives, le titre du studio texan confirme sans mal son statut de gros jeu de fin d'année et ce, malgré les quelques bugs que l'on rencontre au fil de l'aventure en plus d'une intelligence artificielle pas tout le temps très alerte. Une seconde tentative réussie donc, qui plaira sans conteste à tous les profils de joueur. Chapeau Gearbox.
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| Résolutions | : 480p 720p 1080i 1080p |
| Prix lancement | : 59,99€ - Voir le prix actuel |
| Format | : DVD |
| Localisation | : Version française intégrale |