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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 27OCT2009
Après le surprenant Need For Speed Shift, la course automobile revient sur le devant de la scène avec, cette fois-ci, l’arrivée du très attendu Forza Motorsport 3. Jouant la carte de la force tranquille, ce nouvel opus reprend les bases qui ont fait le succès de son prédécesseur tout en devenant plus accessible afin de satisfaire le plus de joueurs possible. Annoncé comme le plus beau jeu de course jamais créé, Forza Motorsport 3 débarque avec comme seul objectif de devenir la référence ultime en terme de simulation automobile sur console. Un pari osé qui pourrait, s’il est tenu, permettre à Turn 10 de rafler la mise à l’approche des fêtes de fin d’année. Au-delà des annonces fracassantes, Forza Motorsport 3 a-t-il vraiment les atouts nécessaires pour s’imposer comme le messie du genre ? Verdict en piste.
Le changement dans la continuitéAutant l’avouer tout de suite, Forza Motorsport 3 ne révolutionne pas la course automobile sur console. Profitant d’une base solide, il se révèle être une évolution de bonne facture de l’opus précédant, dont le plus gros changement si situe au niveau du mode carrière. Se présentant sous la forme d’un véritable calendrier annuel, il offre une totale liberté au joueur dans sa façon de progresser. A chaque début de quinzaine, le joueur est invité à choisir une épreuve particulière (qui contient plusieurs courses) parmi une liste établie en fonction de la catégorie des véhicules possédés dans le garage. Le jeu cale ensuite chacune des courses de l’épreuve à une date spécifique de la quinzaine courante et lance le joueur dans la première course. Chaque victoire permettant alors d’avancer dans le calendrier pour participer à la course suivante et ce, jusqu’à la fin de l’épreuve courante. Afin de diversifier l’ensemble et éviter la lassitude chez le joueur, Turn 10 a pensé à intégrer, un week-end sur deux, une manche du championnat du monde qui s’étale sur plusieurs saisons et dont le but et de monter, petit à petit, de catégorie. Le joueur débutera donc ce championnat parallèle avec des voitures de la classe F, pour se hisser lors de la dernière saison, en catégorie R1. Avec 220 épreuves au total et prêt de 400 véhicules, le mode carrière se veut donc tout simplement gigantesque en termes d’investissement et promet de longues heures de jeu pour en venir à bout. Le tout est couplé avec le classique, mais efficace, système de récompenses qui permet au joueur de débloquer de nouveaux véhicules ou de profiter de ristournes financières sur le prix des pièces pour une marque donnée. Au-delà de ce mode carrière habilement renouvelé, on retrouve tout ce qu’un jeu de course automobile se doit d’offrir aujourd’hui, avec du jeu libre (qui donne accès à tous les véhicules et circuits du jeu), du time attack, et l’incontournable jeu en ligne. De 7 à 77 ansMais s’il est un domaine où Forza 3 est attendu au tournant, c’est bien au niveau de son gameplay. Annoncé comme plus accessible, Turn 10 a décidé de ratisser le plus large possible en proposant toute une ribambelle d’aides à la conduite pour que chaque joueur puisse s’y retrouver. Si les puristes se réjouiront de pouvoir rouler sans aucune aide activée, les pilotes les moins expérimentés pourront quant à eux bénéficier de soutiens classiques comme le contrôle de traction, l’assistance au freinage ou encore l’aide à la trajectoire. Turn 10 a même poussé le vice jusqu’à proposer un mode dans lequel joueur n’a rien d’autre à faire que d’accélérer et tourner le volant, le soft s’occupant de gérer les freinages automatiquement. Mais si dans l’absolu on peut féliciter l’équipe d’avoir pensé à tout le monde, il est à souligner que l’intérêt au niveau pilotage reste vraiment limité, voire inexistant, tant que l’on n’a pas décidé de franchir le cap et de rouler sans aucune aide à la conduite. Une fois passé en mode totalement autonome, on retrouve alors tout l’intérêt du pilotage si cher à Forza. Freinages soignés, trajectoires appliquées, accélérations dosées sont autant d’ingrédients nécessaires à une conduite efficace pour espérer pouvoir réaliser des chronos rapides. Seule ombre au tableau, cet éternel manque d’inertie des véhicules si caractéristique à la série avec des bolides qui semblent ne subir aucun transfert de masses lors des différentes phases de pilotage. Il en résulte une certaine difficulté à détecter la limite d’adhérence pouvant amener la voiture à décrocher de manière brutale sans qu’aucun signe précurseur n’ait pu être ressenti. C’est d’autant plus frustrant que dans le mode le plus réaliste la moindre erreur de pilotage se paye souvent cash, avec une voiture endommagée et les conséquences que cela peut avoir sur le comportement du bolide. Si les plus pointilleux regretteront de voir que Forza Motorsport 3 fait moins bien que son prédécesseur (avec des dégâts parfois inadaptés à la force d’impact du crash et un rendu visuel en retrait par rapport à la concurrence), les puristes retiendront que cette gestion des dégâts reste toujours aussi efficace et immersive, le joueur étant alors constamment pris entre l’envie d’aller plus vite et le stress d’endommager son véhicule suite à une erreur. Le tout, associé à l’usure des pneumatiques et la consommation d’essence, redonnent une vraie dimension simulation à ce nouveau Forza qui, en voulant plaire à tout le monde, en aurait presque oublié sa vocation première. Le bonheur est sur le Live !L’autre point fort de ce nouvel opus, c’est son multi en ligne et son aspect communautaire qui ont été ici poussés à leur paroxysme. Turn 10 frappe un grand coup en proposant tout simplement ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle. Outre un jeu jouable en écran splitté, le soft offre un mode multi d’une richesse encore inégalée dans lequel absolument tout est paramétrable pour que chaque joueur puisse créer des courses personnalisées pouvant accueillir jusqu’à huit compétiteurs. Le tout secondé par un moteur réseau robuste à souhait permettant de se tirer la bourre entre amis dans des conditions optimales nous autorisant ainsi à oublier les piètres performances de l’IA rencontrée durant la carrière en solo. Enfin, l’aspect communautaire est lui aussi renforcé avec des possibilités encore élargies. Le joueur peut dorénavant proposer la moindre de ses créations (du simple autocollant, à la voiture complète), un setting particulier pour une voiture ou encore ses ralentis et photos. Et comme si cela ne suffisait toujours pas, Turn 10 promet de proposer, régulièrement, des championnats en ligne afin que chacun puisse se mesurer aux pilotes du monde entier. De quoi augmenter, si besoin est, la durée de vie d’un soft qui s’annonce déjà comme inépuisable. Ludo.
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CONCLUSION À trop vouloir jouer la sécurité, Forza Motorsport 3 peine à vraiment surprendre et pêche encore par certains aspects propres à la série. Réalisation graphique inégale, sensations de conduite encore un peu trop timides, vue cockpit bâclée et dénuée de finition ou encore l’absence de stratégie dans les stands empêchent le titre de vraiment occulter la concurrence à tout point de vue. Et s'il reste encore en retrait face à Race Pro en termes de pilotage, le dernier bébé de Turn 10 s’impose tout de même comme une valeur sûre du genre sur console grâce à sa carrière dantesque, son contenu richissime et son mode multi juste parfait. Un rapport qualité/quantité encore jamais atteint sur console, qui fait de Forza Motorsport 3 le jeu le plus complet de sa catégorie.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Compatibilité |
: 60hz seulement |
Prix lancement |
: 59,99€ | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version française intégrale |
Mémoire |
: 7 Mo |