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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 28JAN2010
On ne présente plus BioWare, un studio qui nous a habitué depuis bien longtemps à briller avec des titres comme Baldur's Gate ou Neverwinter Nights. Plus récente, la série Mass Effect a également conjugué son premier épisode avec excellence, fin 2007. Après deux années de vacances bien méritées, le commandant Shepard reprend enfin d'assaut console et PC pour continuer le combat face aux Moissonneurs. Une véritable libération pour les fans, qu'il serait dommage de gâcher.
One hell of a teamOn l'imagine quelque peu pantois, le joueur néophyte qui découvre l'univers de Mass Effect et qui entend parler pour la première fois de Moissonneurs et de Collecteurs. Non, le jeu de BioWare n'a rien à voir avec une simulation agricole et la première heure ô combien épique est là pour le faire savoir. Mass Effect 2 débute ainsi quelques temps après que le joueur ait mis en échec Sovereign et son sbire Saren dans leur tentative de faire renaître les Moissonneurs (Reapers en VO, ce qui sonne quand même mieux). Shepard se retrouve à bord du Normandy lorsque celui-ci est attaqué par un autre vaisseau disposant d'une technologie très avancée. Les Collecteurs, que beaucoup pensaient tenir du mythe, sont de retour dans la galaxie pour tenter un nouveau come back des grands méchants : les Moissonneurs. On se gardera bien d'en dire plus, histoire de ne pas spoiler à tout-va, mais on précisera tout de même que Mass Effect 2 permet d'importer son personnage du premier épisode et les choix scénaristiques qui vont avec. Il convient tout de même de critiquer les défauts omniprésents dans le scénario, à commencer par le fait que l'on ressort de cet épisode avec l'impression d'avoir joué à une histoire bis, sans avoir avancé sur le cas des Moissonneurs. L'accent est en effet mis quasi exclusivement sur les Collecteurs, dont les agissements pousseront Shepard a former une nouvelle équipe pour aller botter quelques fesses au centre de l'univers. Malheureusement, il n'y a pas de vrai leader chez les Collecteurs et le boss de fin, certes inattendu, arrive comme un cheveu sur la soupe. Le fait de passer les trois quarts du jeu à se préparer pour un final qu'on ne cesse de nous annoncer comme épique et suicidaire, mais qui se révèle un peu trop rapidement expédié, constitue une déception, surtout au regard de ce que proposait le premier Mass Effect. Le jeu peut quand même compter sur une mise en scène du tonnerre et des protagonistes charismatiques pour embarquer le joueur dans son univers. Un univers qui, soit dit en passant, reste toujours aussi riche. The Illusive SequelMais au-delà du scénario, ce qui risque bel et bien de faire jaser dans ce Mass Effect 2, c'est la suppression de nombreux éléments RPG présents dans l'épisode précédent. Plus que jamais, le jeu de BioWare affiche une orientation action. La disparition la plus marquante est celle de l'inventaire, réduit ici à sa plus simple expression (deux menus pour changer d'arme et de pouvoir). C'en est fini de choisir parmi des dizaines d'armes, d'armures et de modules, tout est beaucoup plus simple (et simpliste) maintenant. Shepard trouve ses armes pendant les missions, les améliore en allant faire des courses chez les marchands de la galaxie ou en entamant des recherches dans le labo du Normandy. Autre nouveauté, celles-ci ne chauffent plus. En contrepartie, Mass Effect 2 adopte un système beaucoup plus classique de munitions qui obligera le joueur à varier les armes, même en utilisant celles qu'il n'aime pas forcément, et à guetter les moindres munitions trainant dans les environnements. Le jeu de BioWare a quand même conservé toute la partie progression des personnages avec points de compétences à attribuer. Hélas, ces dernières sont beaucoup moins nombreuses que dans le premier épisode. Sans parler que le temps de recharge de chacune pèse sur toutes les autres dorénavant. Les ennemis ont aussi pris du galon dans cet épisode et ils sont nombreux à utiliser armure et barrière biotique en plus de l'habituelle barre de vie. Certains en deviennent du coup insensible à toute attaque biotique, ce qui est pour le moins inexplicable vis-à-vis des classes qui basent l'essentiel sur ce genre de pouvoir. Les armes à feu et leurs différents types de munitions n'en deviennent du coup que plus indispensables dans les combats. Des combats qui, par ailleurs, sont toujours autant linéaires et répétitifs, bien que paradoxalement plus plaisants puisque plus dynamiques. Il suffit de se couvrir, de choisir les bons pouvoirs/armes et de nettoyer la zone pour avancer. On regrette du coup que l'essentiel du jeu ne se résume qu'à ça, surtout lorsque l'on découvre la qualité des trop rares missions plus variées (une filature, un jeu de séduction utilisant le système de dialogue). Finalement, l'impression que l'on peut ressentir en jouant à ce Mass Effect 2 est celle d'un titre qui se serait rapproché un peu trop d'un Gears of War, au point de perdre un peu de sa sublime. Mass Effect 2 reste tout de même un bon jeu en l'état, notamment grâce à son univers et sa mise en scène exceptionnelle. Seulement, le pari qui consiste à privilégier l'action au détriment du RPG dans cet épisode risque bien de s'attirer autant de critiques que de louanges, en fonction des préférences de chacun pour l'un ou l'autre des genres. Le manque d'espaceUne fois de plus intégralement doublé en français, Mass Effect 2 dispose d'une bande-son remarquable. Bien sûr, on n'atteint pas l'intensité des doublages anglais (réalisés par une pléiade d'acteurs connus, soit dit en passant), ne serait-ce que parce que The Illusive Man est devenu l'Homme Trouble, mais c'est suffisant pour se prendre au jeu et rentrer pleinement dans l'univers. On apprécie d'ailleurs toujours autant le système de dialogue à choix multiples, dont certains ont une influence directe sur le cours de l'aventure. Cette suite introduit même une sorte de mini QTE, avec lesquels le joueur peut interrompre une discutions pour réaliser une bonne ou mauvaise action. Les jauges de charme et d'intimidation ne sont pas passées à la trappe et se spécialiser dans l'une d'entre elles permet toujours de débloquer des options de dialogue supplémentaires. Côté musiques, Mass Effect 2 fait comme on pouvait attendre dans l'épique, avec des composition vraiment agréables pour les oreilles. Tant mieux, car la durée de vie est également en hausse dans cette suite, avec une quinzaine d'heure pour la seule trame principale. Les missions secondaires ont gagné en qualité (mais un peu perdu en quantité) et c'est avec bonheur que les planètes vides laissent place à un mini-jeu de recherche de ressources. Cela dit, on aurait préféré que les développeurs améliorent les phases en véhicule, histoire de varier le tout, plutôt que de supprimer un point certes décrié du premier opus. Un autre élément que l'on ne retrouve plus dans ce Mass Effect 2, c'est l'ascenseur. Cette petite pièce était en fait une astuce dans le premier épisode pour faire passer les temps de chargement. Décriés de nombreuses fois, les ascenseurs sont maintenant remplacés par de véritables écrans de chargements, extrêmement nombreux, jusqu'à en imposer un à chacun des quatre niveaux du Normandy. À choisir, on aurait quand même préféré garder l'ascenseur en ayant la possibilité d'écouter les news du moment. L'architecture des niveaux a elle aussi été revue en profondeur, même sur la Citadel, pour proposer des stations beaucoup plus découpées et surtout beaucoup plus linéaires. On y gagne sur certains points (moins de retard à l'affichage des textures que dans le premier épisode par exemple) mais on y perd aussi sur d'autres, avec beaucoup de missions qui se ressemblent. Elles consistent en effet en grande partie à parler à untel au point A, avant d'aller remplir l'objectif au point B pour revenir au point A. Se perdre est devenu presque impossible puisqu'il n'y a tout simplement qu'un seul passage pour aller aux points en question. Autrement, le jeu est plutôt propre techniquement, que ce soit sur Xbox 360 ou sur PC. Certains passages, comme le début en fanfare, sont vraiment jolis en mouvement alors que les visages, humains ou Aliens, sont encore une fois animés avec brio, ce qui renforce indéniablement la crédibilité de cet univers. C'est d'ailleurs un peu ça Mass Effect 2 : une aventure parfois quelconque dans un univers souvent grandiose. Xzyl.
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CONCLUSION Avec Mass Effect 2, BioWare fait le pari osé de mettre plus d'action et moins de RPG dans une formule qui avait pourtant fait mouche il y a plus de deux ans. Un choix qui fera certainement autant de déçus que de ravis même si l'essentiel reste présent. On retrouve de fait une ambiance du tonnerre, un univers toujours aussi cohérent, des missions secondaires bien plus intéressantes et une durée de vie en progression, parmi d'autres joyeusetés. Mais Mass Effect 2 n'est pas parfait, loin de là, et c'est avec regrets que l'on constate que le scénario n'est pas vraiment le point fort du titre. Les combats, pas encore au niveau d'un vrai jeu d'action à la troisième personne, et l'architecture des mondes, devenus encore plus dirigistes et trop souvent entrecoupés de chargements, sont autant de points qui laissent finalement penser que BioWare n'a pas donné le meilleur de lui-même pour cette suite.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 59,99€ | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version française intégrale |
Mémoire |
: 3 Mo |