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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 10FEV2010
S'il y a un titre qui a marqué l'année 2007 dans le monde du jeu vidéo, c'est bien BioShock. Entre son univers unique, ses personnages forts en gueule et son gameplay au poil, le jeu d'Irrational Games a largement fait parler de lui. Et si la fin de l'histoire ne laissait pas forcément présager d'une suite, le succès critique et commercial du jeu a eu raison des ambitions de 2K Games. Élevée de facto au rang de nouvelle licence phare de l'éditeur américain, BioShock s'offre aujourd'hui un second opus développé par rien de moins que cinq studios différents. La quantité au profit de la qualité ?
Ten Years LaterRapture, la cité sous-marine qui a choisi l'impossible grâce à son créateur Andrew Ryan, a encore de beaux restes dans BioShock 2. L'histoire se déroule pourtant dix ans après les évènements du premier épisode, après que Rapture fut pendant toutes ses années laissée aux mains des Chrosomes. Cette fois, il n'est plus question d'incarner un malheureux qui arrive sur place par accident mais un Big Daddy, surnommé Delta, qui n'est autre que le premier de tous. Outre une multitude de nouveaux décors (à l'intérieur des murs de Rapture, mais aussi à l'extérieur dans les quelques passages sous-marins), BioShock 2 lève donc une série de question dès son commencement. Qui est ce Big Daddy ? Pourquoi le réveille-t-on après tant de temps ? Que s'est-il passé pendant dix ans ? Comme dans le premier épisode, ce sont les contacts radio du joueur et une ribambelle de journaux audios qui permettront de percer l'essentiel des mystères, au fil d'une aventure qui ne dépaysera pas les fans. BioShock 2 joue en effet la carte de la continuité et les améliorations ne se font que par petites touches. Côté ambiance, scénario et rebondissement, il faut quand même reconnaître qu'on est un cran en-dessous du premier opus et de ses excellentissimes Steinman, Sander Cohen ou même Ryan, plus barrés les uns que les autres et qui bénéficiaient en plus de l'effet de surprise. BioShock 2 est toutefois dans la continuité de son ainé, puisque chaque zone se traduit par un nouveau méchant à déloger et quelques informations supplémentaires sur l'histoire. Les développeurs n'ont donc pris aucun risque, quitte à ce que le jeu se fasse taxer de BioShock bis. Big Sister doesn't want me to play with youBien sûr, BioShock 2 a quand même son lot de nouveautés, au premier rang desquelles se trouvent les Grandes Sœurs. Si l'on craignait dans le premier opus les affrontements mortels avec les Big Daddy, c'est ici le cri strident d'une Big Sister qui fait monter au maximum le stress. Car en plus d'être extrêmement robuste, la Grande Sœur est rapide comme l'éclair, souple comme une gymnaste et dispose de pouvoirs qu'elle ne se gène pas d'utiliser. Heureusement (ou malheureusement), on note assez rapidement le cycle que suivent les interventions de la Big Sister. De toutes façons, en marge, les divers modèles de Big Daddy sont toujours là, avec pour certains des améliorations bien désagréables (lance-grenades par exemple) pour notre pauvre scaphandrier. Même les Chrosomes ont évolué, certains sous la forme d'une grosse brute épaisse qui n'a rien à envier aux Big Daddy. A côté de ça, le Delta que le joueur incarne est loin d'être la terreur de Rapture que l'on a pu connaître et, finalement, on finit presque par oublier qu'on est un Big Daddy. Du coup, ce qui ressort en premier de BioShock 2 ce sont ses affrontements beaucoup plus brutaux et denses qu'auparavant. Il n'est pas rare d'avoir à gérer une Grande Soeur alors qu'un Big Daddy passe par là, ou des Chrosomes qui arrivent par surprise en plein duel de Protecteurs. Aussi doué et puissant que soit le joueur, certains affrontement font suer à grosses goutes et la victoire se joue souvent à pas grand chose. Dans sa quête, le joueur a quand même toujours une belle armada d'armes à sa disposition, qu'il s'agisse d'équipements conventionnels (fusil, mitrailleuse...) et de leurs trois types de munitions, ou de Plasmides et de Fortifiants. Là encore, la majorité des Plasmides est issue du premier opus, ce qui ne dépaysera pas les adeptes. Ce qui change, c'est l'utilisation possible d'un même Plasmide après plusieurs améliorations. L'Arc Électrique par exemple permettra de toucher plusieurs cibles en un coup, la Télékinésie d'attirer carrément un Chrosome vers soit. Mieux encore, il est désormais possible d'utiliser une arme et un Plasmide en même temps. Pour les Fortifiants, ils reprennent la même mécanique presque à l'identique (jusqu'à 18 emplacements), sans limitation de classe néanmoins. Il y a aussi des nouveautés au rayon des armes puisque le joueur dispose notamment de la foreuse propre à chaque Big Daddy, qui peut servir à détruire certains éléments du décor non destructibles sinon, ou un lance-harpons histoire de clouer (littéralement) le bec de certains Chrosomes. Côté piratage, les développeurs ont repris exactement les mêmes objets, de la caméra à la tourelle, en passant par la borne de soin. La différence se situe dans le mini-jeu (l'unique) que l'on effectue pour hacker tout ce beau monde. Les tuyaux ont laissé place à une aiguille se balançant de droite à gauche, sur des zones de différentes couleurs, et sur lesquelles il faut appuyer au bon moment plusieurs fois de suite. Une sorte de VU-mètre grosso-modo. Assez facile pour qui a de bons réflexes, ces phases de piratages peuvent toujours être effectuées de manière automatique, via un paiement substantiel ou l'utilisation d'une fléchette adéquate. Car c'est là l'autre nouveauté de ces phases, l'utilisation d'un lance-fléchettes pour hacker à distance les terminaux, qui se révèle fort agréable à l'usage. Le fruit défenduComme on pouvait s'y attendre, l'Adam est encore l'un des éléments majeurs du gameplay de BioShock 2. Dans les grandes lignes, le jeu est d'ailleurs le même puisqu'il s'agit toujours d'attaquer les Big Daddy pour récupérer les petites sœurs qui glanent l'Adam, avant de décider de leur sort. En tant que Protecteur, le joueur a toutefois la possibilité nouvelle d'utiliser les petites sœurs pour récupérer de l'Adam sur les cadavres de Rapture. Un bon moyen d'augmenter son Adam, mais aussi une occasion parfaite d'attirer tous les Chrosomes du coin. D'autant plus que tous les cadavres ne sont pas utilisables et que ceux qui le sont ont tendance à être au carrefour de plusieurs voies d'accès. Il devient donc indispensable de préparer le terrain avec quelques pièges, de se préparer à l'arrivée d'une bonne dizaine de Chrosomes, puis de croiser les doigts. Le choix moral, qui consiste ensuite à choisir entre sauver la petite sœur ou la spolier de tout son Adam, reste le même dans BioShock 2. Si l'un permet de récupérer un peu plus de la précieuse substance, et donc d'acheter de nouveaux Plasmides et Fortifiants plus rapidement, l'autre a également une incidence directe sur la fin du jeu, ainsi que sur certains cadeaux que laissent derrière elles les petites sœurs pour aider le joueur. Pas de grand chamboulement vis-à-vis du premier opus donc, ce qui peut se comprendre tant la formule était maîtrisée. Là où on aurait aimé un peu plus d'améliorations en revanche, c'est dans la réalisation technique du titre. C'est bien simple, ce BioShock 2 aurait très bien pu être un second chapitre du premier BioShock. On retrouve bien sûr le même style art-déco, mais aussi les mêmes modélisations (et, finalement, pas beaucoup d'ennemis inédits), beaucoup d'animations identiques, des effets désormais classiques (l'eau n'impressionne plus autant qu'avant), ainsi que les mêmes soucis que l'on pouvait rencontrer en 2007 (au niveau de l'affichage tardif des textures). L'intelligence artificielle reste heureusement d'un niveau très correct, malgré quelques bugs par moment, et donnera à plus d'une reprise du fil à retordre au joueur. Monsieur MDu fil à retordre, il y en a aussi dans le multijoueur de BioShock 2, LA grosse nouveauté de cet épisode. On y retrouve un mélange de ce qui fait BioShock (Plasmides notamment), d'une progression par niveaux (histoire de débloquer armes et Plasmides) et de modes variés, bien que classiques. Ainsi, Sélection Naturelle est un Deathmatch pour 6 à 10 joueurs, quand Capturer Petite Soeur est un Capture the Flag et Guerre Civile du Team Deathmatch. Du contrôle de territoire et de la protection de petite sœur complètent le tout. Globalement, le jeu en multijoueur ne pardonne rien et il ne faut pas s'étonner de mourir rapidement, qui plus est lorsque l'on est immobilisé par un Plasmide. La présence de ces derniers et de tenues de Protecteur (qui apparaissent aléatoirement) donne un certain cachet au multijoueur, mais le rend aussi moins subtil que d'autres titres. Le plus décevant, c'est que rien n'a été fait pour empêcher certains de camper les positions de respawn des joueurs, ce qui peut rapidement rendre détestable une partie. Malgré tout, on tient là on bon moyen d'augmenter substantiellement la durée de vie de BioShock 2 (déjà très bonne en solo), ce qui n'est jamais négligeable quand on achète un jeu au prix fort. Xzyl.
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CONCLUSION BioShock 2 est une suite au sens premier du terme, une de celles qui se contentent principalement de raconter le chapitre suivant de l'histoire. La formule n'est pas réinventée, juste améliorée par petites touches. Même si l'effet de surprise n'est plus, la technique vieillissante et les personnages moins marquants, BioShock 2 reste un FPS d'une grande richesse, que l'on parcourt avec plaisir. Une valeur sûre, en somme. Le multijoueur, pas inoubliable, permet tout de même de passer quelques heures supplémentaires à Rapture histoire de rentabiliser un peu plus son investissement.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 59,99€ | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version française intégrale |