
Publié le 26.01.2012, à 10:56 par - Ludo -Nous y voilà donc sur le test de ce fameux casque quicoutetroisreinsetdemi. J'avais prévu deux utilisations distinctes pour ce casque. Pour jouer évidement et pour regarder certains films en solitaire (non pas ces films là bande de pervers) sans déranger mon entourage. Avant toute chose un rapide petit tour des fonctionnalités du casque en question.
Alors, ça vaut quoi ?
La console doit donc être configurée pour cracher le son sur la sortie optique. Le petit boitier est équipé d'une entrée mais également d'une sortie optique. En gros, il peut faire office de Passthru entre un ampli et le casque. Vous branchez la console sur l'entrée optique du boitier. La sortie optique est balancée sur un ampli. Si vous n'utilisez pas le casque, c'est l'ampli qui récupère le son. Sinon c'est envoyé dans le casque. C'est pratique pour avoir à éviter de brancher/débrancher son casque en permanence comme par exemple dans une salle dédiée pour le HC / Jeu Vidéo. Non, ne te sens pas visé Fabrice. Le casque s'identifie à la base de manière simple avec une pression prolongée sur le bouton Power et c'est tout. Ca va vite, c'est bien foutu, bref, de ce côté là rien à redire. D'autant plus que le casque embarque une puce bluetooth permettant de connecter le dit casque à deux autres sources. La configuration ultime est alors d'avoir le son de la console dans les oreilles (vie le RF du boitier) avec le tchat de celle-ci en dentbleue et d'avoir également son téléphone connecté via le même protocole. En cas d'appel téléphonique vous décrochez votre téléphone comme si de rien n'était. Le son du jeu se baisse, le tchat se coupe et vous êtes en communication sans devoir arrêter de jouer. No-life oui. Mais no-life efficace.
Au niveau du son à proprement parlé il faut l'avouer le casque m'a bluffé. La spatialisation du son est exceptionnelle, sans créer de distorsion merdique comme le font la plus part des casques de ce type. La restitution des sources 5.1 en DD (5.1 d'origine donc pour les plus sceptiques) est vraiment bonne, tout comme la simulation du 5.1 via le Prologic. Du coup, que ça soit dans les jeux ou dans les films, le positionnement est juste parfait, sans le moindre problème de localisation de la source sonore. Les basses sont terriblement présentes sans être abusives. Quoiqu'il en soit le casque est programmable. A l'aide d'une petite application à installer sur le PC on peut balancer des configurations disponibles sur le net ( la communauté est super active ) soit les faire soit même. Ensuite par une simple pression sur un bouton, on récupère les effets voulus en fonction de l'utilisation du casque. Pratique, efficace, on sent que le casque a vraiment été pensé pour être convivial. Une convivialité que l'on retrouve au niveau du confort avec un casque qui se fait parfaitement oublier, même après trois ou quatre heures de jeu.
Oui mais...
Ah je vous vois venir. C'est le casque parfait, j'en veux un, vite ma carte bleue. Oui mais non. Parce que malheureusement tout n'est pas rose. Le casque a deux défauts qui, pour moi, justifient à eux seuls que le casque soit retourné dans sa boite prêt à repartir chez Amazon pour me faire rembourser. Le premier défaut, c'est que le casque utilise des piles. Bon dans l'absolu ça ne me dérange pas. Sauf qu'en tapant à peine les 20h d'autonomie (jeux + tchat), ça devient vite pénible. Bien sur on passera directement aux accus rechargeables pour éviter qu'au prix du casque viennent s'ajouter un budget piles de fou. Par contre, sans jauge de charge il est impossible de savoir si le casque va tenir ou pas. Du coup si les piles sont trop faiblardes en plein film et/ou en plein jeu le casque se met à grésiller puisqu'il peine à récupérer le signal. Un défaut de conception car avec ce type de matériel, la charge aurait du se faire une fois le casque posé sur la station assurant une charge quasi tous les soirs. Non là, il faut ouvrir l'oreillette, mettre les piles à charger et tout remonter le lendemain. Outre cette manipulation lourdingue, la consommation oblige à avoir un jeu de batterie de rechange pour éviter d'être à court de jus en pleine écoute. Pénible.
L'autre défaut, et c'est là le plus important à mes yeux, c'est la technologie sans fil utilisée. Par forcément chaud pour ce genre de protocole pour le son, le casque m'avait, au départ, convaincu de son efficacité vu la qualité du son produit. Seulement, après les premiers grésillements et malgré des piles neuves, je me suis trouvé un peu choqué. Certes ça ne grésille pas beaucoup, ni bien fort, et de manière aléatoire, mais parfois on a des accrocs d'une petite seconde sans comprendre pourquoi. Si, en plein jeu, ça peut passer, dans un film, pour moi, c'est inadmissible. Le soucis vient en fait de la fréquence utilisée par le casque. Une fréquence utilisée par le Wifi ou encore les micro ondes (!!!). Ca signifie que dans un environnement bruité (2 PC, une console et un smartphone en Wifi par exemple) il y a des moments où tout ça se mélange et créé des petits artéfacts sonores. Une rapide recherche sur le net pour se rendre compte que le problème n'existe pas chez tout le monde et que ça dépend vraiment de l'environnement dans lequel le casque est utilisé. Cela reste un critère subjectif chacun s’accommodera de ces grésillements occasionnels ou pas. Pour moi, c'est juste pas possible. Malgré sa finition de qualité, ses fonctionnalités de malade et la qualité du son, la techno sans fil qui ne garantit pas une qualité d'écoute permanente est un défaut rédhibitoire. Surtout pour un casque à ce prix là. Dommage.
De toute évidence le PX5 est un excellent casque multi-fonctions. Avec un son de qualité il s'en sort aussi bien dans les jeux que dans les films et offre des possibilités de customisation exceptionnelles pour s'accorder avec les goûts de chacun. Dommage que le casque n'embarque pas une batterie rechargeable pour être rechargé sur la base et que la fréquence utilisée puisse être perturbée en fonctionnement. Turlte Beach propose là du matos de qualité qui, avec quelques ajustements, pourrait, sans soucis, être le casque ultime pour les gamers cinéphiles. En attendant une hypothétique nouvelle version, il faudra s'arranger pour éviter de l'utiliser dans un environnement bruité ou, plus simplement, lui préférer une solution filaire.
Publié le 25.01.2012, à 09:56 par - Ludo -C'est bon les fêtes sont passées !?! On arrête la bouffe à s'en dégoûter et on reprend le sport. Et en hiver on fait quoi ? On va skier bien sur. Allez bougez-vous, lâchez vos pads, sortez votre derrière du canapé, vous allez bouffer de la poudreuse. Mais vraiment en bouffer...
Publié le 17.01.2012, à 19:38 par - Ludo -Parce qu'il faut savoir se faire plaisir et aussi parce que mes oreilles commençaient à avoir du mal à supporter l'immonde casque pourri que j'utilisais pour jouer, j'ai décidé de m'offrir un nouveau casque audio, uniquement pour jouer (cette loose). Plébiscité ici et là, voire un peu partout sur les forums par des joueurs pétés de thune j'ai, moi aussi, lâché 180€ (merci amazon.fr et la commande one-click) dans un casque de qualitay, à savoir le Turtle Beach PX5 (ce nom de merde pour un casque...). Sur le papier les fonctionnalités s'annoncent plutôt énormes. Cet après midi, monsieur UPS débarque, je lui laisse un nouvel autographe (un fan surement), et récupère mon bien. Arrivé à la maison, excité comme un jeune puceau découvrant la section bit tits de youporn (elle existe, je le sais...) je découvre mon petit joujou. Impossible de le tester pour le moment, donc pour une fois, je me contente, dans un premier temps, d'un petit article déballage avec photo et détail du contenu. Let's go !

Le contenu est plutôt complet et tous les câbles sont fournis (pour le prix remarquez...). Un petit point intéressant, qui m'avait séduit dans la description technique du casque, c'est que l'alimentation du boitier émetteur se fait par l'USB de la console. Autrement dit, pas besoin de chopper une prise supplémentaire dans le mur. Pour le reste on trouve donc: le câble USB d'alimentation, un câble USB->MiniUsb, deux piles, un câble télécommande (pour Xbox 360) et un câble optique. On peut aussi ajouter un beau livre pour expliquer tout ce qu'il y a savoir sur le casque (j'y reviendrai plus tard) et un autocollant Turtle Beach. Oui parce que au cas où lâcher 180€ pour un casque ne suffirait pas à les faire manger, chez Turle Beach, ils se disent qu'un peu de pub gratuite sur votre voiture ou votre scooter (comme ça doit être classe), ça serait drôlement sympa. Poubelle.


Les photos n'ont pas été prises avec un iPhone, elles sont donc nettes. La classe hein ?
Au niveau de la finition c'est plutôt du lourd. Les différentes mousses sont assez denses, les coutures ont l'air solides. Le pied du micro est d'une souplesse incroyable et ne semble pas faire forcer de fil dans tous les sens. Malgré les deux piles dans l'écouteur droit le poids est relativement raisonnable, à voir après plusieurs heures de jeu. En tout cas le casque tombe parfaitement sur les oreilles, sans pression et tient très bien en place. C'est à peut prêt tout ce que je dirai pour ce déballage. Un beau packaging (avec un autocollant, je le rappelle), contenu complet, finition top. Reste que l'élément le plus important, à savoir le son (bah oui !!) ça sera pour un prochain article. Parce que là, de suite, j'ai faim.
Publié le 16.01.2012, à 16:16 par - Ludo -La saison VTT ayant redémarré (pour moi), quoi de mieux qu'une petite vidéo best of de FastFokus. Si vous ne connaissez pas cette société, je vous invite à les découvrir, j'ai pas envie de le faire ici. Non ici c'est juste une petite vidéo que je voulais partager, compilation des images de Damien Vergez sur les riders et évènements qu'il a suivis/couverts un peu partout dans le monde l'année dernière avec de la grosse pointure niveau riders ( Maxime Audoin, Cedric Gracia, Steve Romaniuk, Yannick Granieri, Kelly McGarry, Geoff Gulevich etc. ). Bref c'est admirablement filmé , c'est stylé, y a de la perf. Enjoy !
Publié le 30.12.2011, à 14:28 par - Ludo -
Kim Jee-woon n'a pas mis longtemps pour devenir le symbole du renouveau du cinéma Coréen. Si c'est d'abord le théâtre qui a attiré son attention, il a très vite fait preuve d'un grand talent derrière la caméra avec des films aussi variés que réussis comme le très burlesque The Quiet Family, le plus sérieux Deux sœurs, ou le western spaghetti Le Bon, la Brute et le Cinglé. Pour le grand public c'est surtout A Bittersweet Life qui rappelle le nom du réalisateur. Cinq films donc, tous réalisés avec une petite touche personnelle si particulière, marque de fabrique du réalisateur Coréen. Avec I Saw the Devil, le petit bonhomme se lance dans le thriller dramatique, teinté de revenge movie. Attachez votre ceinture, ça risque de secouer un peu...
Dix minutes. C'est le temps qu'il faut à Kim Jee-woon pour mettre en place l'histoire de son dernier long métrage. Soo-hyun est un jeune agent des services secrets sud-coréen. Sa vie est plutôt tranquille avec une carrière professionnelle réussie, une jolie fiancée et un bébé en route. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Jusqu'au jour où sa dulcinée va croiser la route de Kyung-chul, un serial killer sans scrupule qui en fera sa nouvelle victime. Soo-hyun va alors partir à la recherche du tueur pour lui faire payer la mort de sa tendre et douce. C'est simple, rapide, efficace. De toute manière Kim Jee-woon n'a jamais fait de l'histoire de ses films le fil conducteur. C'est plus l'histoire de ses personnages qui lui importe, leur évolution, leurs choix et les conséquences de ces choix, l'histoire n'étant qu'un prétexte à leur mise en situation. Si on parle ici, une nouvelle fois, de vengeance, du principe du talion, c'est la démarche et la transformation vécue par les personnages qui attirent le plus notre attention, avec des émotions sans arrêt mises à mal.
Dès le début, le film pose les bases de ce qui suivra. La scène d'ouverture est violente, crue. Le spectateur n'est pas épargné et prend ce début comme une bonne grosse baffe dans la tronche. Mais cette violence n'est pas gratuite. Kim Jee-woon s'en sert dans un but bien précis: nous faire haïr le personnage de Kyung-chul. Il nous est peint comme un monstre horrible, un rebut de l'humanité qui n'a de respect pour rien et encore moins pour la vie humaine. La façon dont il opère durant ces premières minutes ne laisse aucune place au doute. C'est intense, difficilement supportable et filmé avec brio pour apporter la juste dose de dégoût nécessaire pour que la magie opère. Dès lors, on se place inexorablement dans la peau du jeune veuf. D'ailleurs, qui ne s'est jamais posé cette question, en regardant les infos ou en lisant un fait divers dans le journal, de savoir ce qu'il ferait dans telle ou telle situation. La situation, du point vue spectateur, semble alors confortable et facile à vivre. On s'attend à suivre une chasse à l'homme que l'on peut presque comprendre et accepter. Mais la recherche du serial killer ne sera pas rapide et il faudra un certain temps à Soo-hyun pour retrouver sa proie. A partir de ce moment-là, le film va basculer. Alors qu'il peut en finir avec celui qui a brisé sa vie, Soo-hyun va décider de jouer à un autre jeu. Il laisse repartir le bourreau pour en faire une proie à son tour et ainsi le poursuivre sans relâche. Le chasseur devient chassé et le veuf, qui s'était fait juge, devient le bourreau. Fini le « Œil pour œil, dent pour dent... », le jeune fiancé décide que le tueur doit subir au centuple, voire plus, ce qu'il a fait subir à sa moitié. On quitte clairement le sentier du thriller dramatico-suspens pour glisser, petit à petit, vers le revenge movie sanglant, vicieux et parfois malsain.
On entre alors dans une phase de contradiction. Si au départ la vengeance semblait justifiée et le spectateur acquis à la cause de Soo-hyun on se surprend, parfois, à avoir mal pour la nouvelle proie. Certes on a affaire à un tueur machiavélique et sans scrupule, mais ce qu'il va subir comme châtiment pour ses actes nous interpelle de manière inéluctable. Pour ne pas nous faciliter la tâche, Kim Jee-woon joue constamment avec ce sentiment d'hésitation en nous rappelant, régulièrement, que Kyung-chul reste un chasseur affûté, malin, d'une froideur sans pareil, et que le jeu auquel a décidé de se livrer son bourreau peut avoir des conséquences fâcheuses qu'il devra assumer. Si on ne bascule jamais totalement du côté du tueur en série, ce que l'on peut ressentir pour Soo-hyun évolue en permanence. Compréhension, soutient, dégoût, hésitation, frustration, incompréhension sont autant d'émotions que le spectateur doit s'attendre à vivre en acceptant de suivre la vengeance de Soo-hyun. Si psychologiquement le film n'épargne pas son public, le visuel ne fait que rajouter une bonne couche à l'ensemble. Kim Jee-woon montre tout, avec une soif du détail frôlant parfois l'insupportable. Criant de réalisme, la plastique du film dérange, interpelle. On retrouve d'ailleurs cette façon de filmer très typique, à la fois lente, mais intense. Ici point de mise en scène épileptique, tout est filmé posément, pour un résultat qui transpire la souffrance et la torture, le tout sublimé par une photographie absolument magistrale. Encore une fois, avec une réalisation de Kim Jee-woon l'histoire n'a donc que peu de place. Le film ne surprend pas par son déroulement, on sait parfaitement ce qui va se passer, sans forcément se douter de jusqu'où ça va aller. Mais ce sont surtout les personnages qui rendent le film passionnant, avec cette représentation de la bête naissante, cette monstruosité qui, sous le couvert la vengeance va transformer un homme en ce qu'il chasse tout en nous posant ouvertement la question de savoir si cette bête intérieure, chacun de nous serait capable de la combattre.
Des personnages portés à l'écran par un duo tout bonnement fantastique. Dans le costume de Soo-hyun on retrouve le beau gosse Lee Byung-hun qui est un habitué des réalisations de Kim Jee-woon (Le Bon, la Brute et le Cinglé, A Bittersweet Life). Sans aucun doute possible l'acteur éclabousse tout de sa classe impressionnante. Il crève littéralement l'écran pour ce rôle du jeune veuf qui va abandonner ses convictions les plus profondes pour chasser le responsable de son malheur. On ressent vraiment l'implication de l'acteur qui, tout au long du film, donne vraiment cette impression que le héros s'enfonce petit à petit dans les abysses d'un mal insondable et qu'il finira par devenir assurément pire que celui qu'il traque.
Pour lui donner la réplique, Kim Jee-woon a choisi l'un des meilleurs acteurs du cinéma de son pays. C'est l'incomparable Choi Min-sik qui incarne donc ce tueur en série méprisable. A chacun de ses films, l'acteur semble aller plus loin dans la qualité de son jeu et c'est encore le cas. Dans un rôle totalement différent de celui d’Old Boy notamment, l'acteur surprend, encore, avec cette interprétation du tueur inhumain, dénué de tout sentiment, mais dont les talents de prédateur restent inégalés. Soo-hyun l'apprendra à ses dépens d'ailleurs et c'est dans ces moments que Choi Min-sik montre tout son savoir-faire, en baladant le spectateur d'une émotion à l'autre. Un duo magique, mené de main de mettre par un réalisateur qui sait parfaitement ce qu'il attend de chaque plan et qui donne à l'écran des des affrontements toujours plus intenses (aussi bien physiquement que psychologiquement) pour arriver à un face à face final sans appel.
A titre personnel je peux dire, sans retenue, que I saw the devil reste l'un des films qui m'a le plus marqué cette année. Certains crieront surement à la facilité, au gore inutile ou à la violence gratuite et c'est tout à fait compréhensible. De mon point de vue, le film est vraiment maîtrisé et se présente comme un parfait équilibre entre le thriller psychologique et le revenge movie assumé. La violence filmée à l'écran ne sert qu'à montrer cette cruauté naissante, cette bestialité refoulée que Soo-hyun va délibérément laisser libre, le temps d'assouvir sa vengeance. La preuve en est, cette scène finale qui, sans présenter la moindre pirouette scénaristique révèle le véritable état d'esprit de cet homme qui, le temps d'une vengeance, s'est transformé en monstre plus horrible que celui qu'il pourchassait. Une vraie gifle. Un vrai chef-d’œuvre.
« Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. »
Friedrich Nietzsche