Mardi 22 Mai, bienvenue  S'inscrire        Mot de passe oublié
Inscrivez vous et créez votre blog sur jeuxvideo24 !

http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1325084147_6291354.jpg
   http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1325088721_1490528.jpg

 
< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ... 56 57 >

Film> Cowboys & envahisseurs
fleche  Publié le 02.03.2012, à 11:00 par - Ludo -

http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/586/1330675817_2197889.jpg

Jon Favreau, le papa de Iron Man façon Robert Downey Jr., ne fait pas beaucoup parler de lui. Il faut dire que sa carrière d'acteur est aussi intense qu'un match de foot de l'équipe de France et niveau réalisation c'est un peu la morte plaine depuis la sortie des deux épisodes de l'homme d'acier. Le revoilà donc qui pointe le bout de son nez avec un film aussi intriguant qu'étrange. Cowboys & envahisseurs un titre provocateur qui intrigue autant qu'il inquiète. Qui aurait eu, un jour, l'idée de réaliser le mélange improbable de deux genres aussi différents ? Personne. Et c'est bien ce qui a motivé l'ami Favreau qui s'est dit qu'après tout, improbable n'était pas forcément impossible.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330675848_2066036.jpg

Année 1873. En plein désert d'Arizona, un homme se réveille paumé, blessé et amnésique. Reprenant peu à peu ses esprits, il fait le bilan de sa situation qui n'est guère encourageante. Une belle blessure sur bas du ventre, une photo noir et blanc d'une charmante inconnue et un étrange bracelet au poignet gauche sont les seuls éléments concrets qui le ramènent à la réalité. Après s'être efficacement débarrassé de trois inconnus, le voilà en route pour Absolution, une petite ville qui subit la loi du terrible colonel Dolarhyde. Il ne faudra guère longtemps à l'inconnu pour récupérer quelques morceaux de son passé (son nom notamment) et apprendre qu'il est en fait un criminel dont la tête est mise à prix. Alors qu'il est sur le point d'être transféré vers la prison de Santé Fé, la petite ville est assiégée par d'étranges appareils volants.

Sans atteindre la richesse d'un True Grit, Cowboys & envahisseurs démarre par une première demi-heure résolument Western. Ça sent la sueur et la poussière, le bonhomme mal rasé et bagarreur. Des flingues, de la chique, des bastons et deux ou trois situations burlesques donnent au film une vraie intensité et on a clairement l'impression que l'on ne va pas s'ennuyer. Certes, Jon Favreau ne réinvente pas la roue et se contente de repomper des choses déjà vues ici ou là en les remettant au gout du jour. Le héros, Jake Lonergan (Daniel Craig) est une grosse teigne qu'il ne faut pas faire chier et toute la première demi-heure lui est presque entièrement consacrée. Les choses se mettent rapidement en place, comme l'introduction des différents personnages. Le réalisateur ne fait pas dans la nuance et introduit tous les protagonistes importants les uns après les autres sans trop de fioriture mais avec suffisamment de détail pour que rien n'échappe aux spectateurs. L'occasion de se rendre compte que pour le casting, l'ami Favreau a su se -nous- faire plaisir. Jugez par vous-même: Harrison Ford, Sam Rockwell, Keith Carradine, Noah Ringer (qui a retrouvé ses cheveux...), Clancy Brown, Olivia Wilde (fiou...), Walton Goggins, ou encore Paul Dano j'en passe et des meilleurs sont tous réunis pour cette grande fresque du n'importe quoi au pays des cowboys.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330675862_8661778.jpg

Il ne faut cependant pas trop chercher la petite bête dans Cowboys & envahisseurs. Tout d'abord parce que le scénario est un peu bête comme ses pieds avec des Aliens venus sur terre pour une raison un peu idiote et qui en profitent pour enlever les humains pour les étudier. Soit. Ensuite parce que le film n'est finalement qu'une énorme course poursuite qui enchaîne les clichés et les situations archi connue sans la moindre surprise. On découvre ainsi petit à petit le passé du héros à travers différents flashback; On en apprend un peu plus sur le passé de l'infâme colonel qui n'est finalement pas aussi méchant qu'il veut bien le faire croire; Ô surprise on se rend compte que les indiens ne sont finalement pas tous des sauvages décérébrés et on découvre, à plusieurs reprises, qu'Olivia Wilde réagit aussi bien à la température de l'air qu'à celle de l'eau. Un détail qui semble avoir de l'importance à en juger par le nombre de plans insistant sur le détail en question. Il y a bien un élément de surprise, amené vers les deux tiers du film, mais ce n'est clairement pas très intense et, en toute honnêteté, c'est relativement prévisible.

Cette simplicité n'est cependant pas un défaut. Le rythme du film n'est pas mauvais et les situations, aussi clichées soient-elles, s’enchaînent relativement bien. Avec une grosse boite de pop-corn et un bon coca, on suit tout ça sans trop se prendre la tête et on sourit ici ou là à l'occasion d'un bourre pif inattendu ou d'une réplique pas dégueu. Le jeu d'acteur n'est pas mauvais non plus chacun jouant son rôle avec cette petite touche de too-much tout à fait appréciable pour ce genre de production donnant une vraie dimension Western-Spaghetti à l'ensemble. Non, le principal souci du film vient finalement de son concept, car le réalisateur gère difficilement l’anachronisme généré par l'idée même de son film. Si l'on oublie le design relativement cheap des aliens et de leur vaisseau (que l'on voit très peu finalement), on a bien du mal à être convaincu par ces cowboys qui tirent au colt sur des ennemis que rien ne semble atteindre et qui, d'un seul coup, se mettent à mourir à la moindre balle reçue. De la même manière on a du mal à s'impliquer dans la bataille finale, sorte de cent contre mille, durant laquelle les morts se font par dizaine, quand le réalisateur insiste, peu avant, sur la petite poignée d'hommes dont disposent les humains pour mener l'assaut. Bref, ça manque un peu de cohérence et de soin pour vraiment prendre aux tripes et scotcher le spectateur du début à la fin, mais on imagine mal comment il aurait pu en être autrement tant il est difficile de faire cohabiter les deux mondes


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330675874_520792.jpg

Contre toute attente, Cowboys & envahisseurs n'est clairement pas un mauvais film. Sorte de plaisir coupable, le dernier bébé de Favreau détend et remplit son rôle de passe-temps pas prise de tête et se laisse regarder sans trop de difficulté. Bien sur les amoureux des Western purs et durs passeront leur chemin sous peine de crier au scandale. Mais les autres, ceux qui apprécient les scénarios un peu nawak, les aliens, le héros un peu bad-ass, les explosions et les poitrines qui pointent sous un tee-shirt mouillé devraient savoir apprécier Cowboys & envahisseurs à sa juste valeur: Un bon film pop-corn comme je les aime, qui permet de tuer 2h sans avoir à brancher son cerveau.




Lien permanent | Commentaires (7)  


Film> The Murderer
fleche  Publié le 29.02.2012, à 11:37 par - Ludo -

http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/586/1330434043_9942930.jpg


Pour un jeune réalisateur l'épreuve du second film est définitivement plus compliquée que le tout premier. En réalisant The Chaser, Hong-jin Na s'est en plus compliqué la tâche car il se devait de montrer que la réussite de ce premier long métrage n'était pas un simple coup de bol. The Murderer (« The Yellow Sea » en VO) est donc un vrai challenge pour le réalisateur coréen qui fait le pari de repartir pour un thriller noir, avec ses deux acteurs fétiches que sont Yun-seok Kim et Jung-woo Ha. Même genre, mêmes acteurs, le film semble bien partie pour ressembler à une redite du premier, l'effet de surprise en moins. Pourtant, si les ingrédients semblent identiques, la recette finale est bien différente. Et la gifle fait toujours aussi mal.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330433976_1121044.jpg

Le film se place dans une contrée coincée entre deux régions du monde: d'un côté la province Yanji en Chine et, de l'autre, la Corée du Sud. Dans la province de Yanji vit une minorité sino-coréenne appelée les « Joseon-jok ». The Murderer raconte donc l'histoire de Gu-Nam (Ha Jung-Woo), un « Joseon-jok » justement, misérable petit chauffeur de taxi qui survit péniblement dans des conditions de vie particulièrement affreuses. En plus de son boulot qui ne rapporte pas grand-chose, le monsieur passe son temps à perdre le peu d'argent qu'il possède en jouant au Ma-jong. Désespéré, il cumule les dettes auprès de son créancier sans jamais vraiment pouvoir rembourser le moindre centime. Côté vie familiale, il est sans nouvelle de sa femme et de sa fille, parties en Corée du Sud pour chercher du travail et pense que son épouse en a finalement profité pour refaire sa vie. Bref, la vie est loin d'être un long fleuve tranquille pour Gu-Nam qui s'enfonce un peu plus chaque jour. Sans solution apparente il se voit pourtant offrir la chance de tout récupérer d'un coup. Effacer ses dettes et retrouver sa femme, voilà ce que lui propose Myun (Kim Yoon-Seok), un parrain local, en échange d'un tout petit service: se rendre en Corée du Sud pour y tuer un homme sans poser de question. Réticent, Gu-Nam finit par accepter puisque le plan à l'air relativement simple. Seulement, rien ne va se passer comme prévu...

Pour la construction de ce second long métrage Hong-jin Na a fait une série de choix relativement intéressants. Le premier, et le plus important à mon sens, c'est d'avoir ancré la narration de son film dans une réalité sociale bien réelle. Les « Joseon-jok » sont définis comme des citoyens chinois de nationalité coréenne et vivent dans une préfecture en autonomie proclamée. Originalement, cette population est fortement constituée de cultivateur de riz mais l'ouverture économique de la Chine a engendré une diversification des activités dans cette région. L'assouplissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Corée du Sud a logiquement amené les « Joseon-jok » à immigrer en masse vers la Corée dans l'espoir d'y trouver une vie meilleure. Très vite ils ont fait l'objet d'une exploitation inhumaine freinant leur envie d'immigration les forçant à rester dans leur région, au prix de conditions de vie très misérables, ne jouissant ni de l'essor économique de la Corée, ni de la puissance financière de la Chine. Une situation humaine dégradée que Hong-jin Na ne se prive pas de dénoncer. Il se sert donc de cet état de fait pour poser les bases de son film. C'est noir, très noir, malsain et crade. On n’est pas dans un magnifique pays qui vend du rêve. Et le réalisateur va même plus loin en dénonçant ouvertement l'exploitation subie par cette minorité. Toute la première moitié du film, à travers les aléas de la vie de Gu-Nam, dépeint donc la vie de cette population Sino-Coréenne et de tous les travers dont ils sont victimes. La fin de cette première moitié est marquée par une traversée de la mer, dans un navire clandestin, dans des conditions bestiales. Le réalisateur pose ainsi les bases de ce qui suivra ensuite dans le film. Cette population, obligée de fuir sa région, se retrouve totalement déshumanisée, privée de tout droit à la dignité et se transforme en bête prête à tout pour retrouver un peu de bonheur (et d'honneur) dans la contrée voisine. Cette première moitié contraste d'ailleurs sévèrement avec la ligne directrice de The Chaser. Alors que, dans ce premier long métrage, Hong-jin Na avait choisi de nous faire suivre un proxénète à la recherche du pardon, il se pose ici en véritable critique de la société actuelle. Il place donc le spectateur en simple juge de la situation de cette contrée au lieu de l'attacher aux personnages dont l'histoire personnelle reste finalement plus secondaire.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330434002_1121931.jpg

Pourtant, ces personnages ont un point commun qui dessert totalement la seconde moitié du film. Cette déshumanisation, cette perte de dignité humaine va pleinement justifier le changement de rythme et d'intensité qui va survenir lorsque pour Gu-Nam, tout va déraper. Alors qu'il se rend compte qu'il a été utilisé et trahi, il va se mettre en route pour trouver le responsable de cette manipulation pour comprendre, et faire payer les responsables. Cette seconde moitié est donc un enchaînement de violence inouïe, chaque intervenant étant presque assimilé à une bête furieuse qui ne souhaite qu'assouvir son besoin de vengeance. Une violence accentuée par le fait que les protagonistes n'utilisent que des armes blanches et contondantes pour se foutre sur la tronche dans des rixes d'une puissance sans limite. Là encore Hong-jin Na opère une rupture avec The Chaser dans lequel toute la violence crue était montrée à l'écran dans le but d'interpeller le spectateur sur les motivations du tueur. Ici, la violence est montrée dans sa globalité, à un rythme rappelant sans cesse la fuite effrénée de Gu-Nam qui donne une impression de violence improvisée, désordonnée, presque primitive.

Cette seconde partie du film ne s'arrête d'ailleurs presque jamais à tel point que, parfois, on a l'impression de s'y perdre un peu. Tout le monde se mettant sur la tronche, on finit par en oublier le pourquoi du comment en se demandant pourquoi X en est arrivé à vouloir massacrer Y. Heureusement, Hong-jin Na maîtrise son sujet et arrive finalement à nous faire retomber sur nos pieds. Tout est limpide et clairement expliqué/justifié. Le scénario, une fois révélé, se montre d'ailleurs d'une efficacité redoutable et ne laisse aucune place au doute. On se rend compte alors que chaque protagoniste a eu un rôle à jouer et que rien n'a été ajouté de manière superflue. Une qualité dont peu de thriller occidentaux peuvent se vanter et qui est tout à l'honneur du réalisateur. Tout comme sa façon de filmer qui offre des séquences bourrées d'intensité et de rythme sans jamais tomber dans la mode épileptique actuelle, avec, comme point culminant, deux courses poursuites d'une qualité rare.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330434019_8660378.jpg

Avec The Murderer Hong-jin Na réalise un second long métrage d'une richesse inattendue. En se servant d'un pitch relativement simple, le réalisateur nous propose sa vision toujours aussi pessimiste du genre humain et n'hésite pas à dénoncer une réalité sociale des plus inquiétantes en mettant en scène une déchéance de l'humanité qui fait froid dans le dos. Scénario riche, action quasi non-stop, acteur dans le juste, photographie percutante, tout est réuni dans The Murderer pour nous offrir un monument du genre qui se place en total rupture avec le premier long métrage du réalisateur qui prouve, si besoin était, que la réussite de The Chaser n'avait rien d'un coup de bol.




Lien permanent | Commentaires (8)  


Film> L'arbre
fleche  Publié le 28.02.2012, à 11:00 par - Ludo -

http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/586/1330416350_3791853.jpg

Présenté en clôture du festival de Cannes en 2010, l'Arbre (The Tree), de Julie Bertuccelli, n'a pas fait beaucoup parler de lui (à peine 400 000 entrées en France). La dame n'est pourtant pas à son premier long métrage et maîtrise plutôt bien son sujet. Un cinéma qui mélange les genres avec grâce et poésie le tout généralement teinté d'un peu de philosophie accessible et qui l'a révélé en 2004 avec le passionnant Depuis qu'Otar est parti. Son dernier long métrage est l'adaptation du roman de Julie Pascoe, L'arbre du père qui raconte l'histoire d'une famille, ordinaire et simple, à l'autre bout du monde que l'on suit à travers la douloureuse épreuve du deuil.





http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330416409_207411.jpg

En Australie un jeune couple, Dawn (Charlotte Gainsbourg) et Peter (Aden Young) vivent leur petite vie tranquille, avec leurs quatre enfants. Leur maison, petite bicoque sans prétention est tranquillement posée à l'ombre d'un figuier géant que les enfants adorent utiliser comme aire de jeu. De retour après un déplacement professionnel, le père de famille va brutalement mourir d'un arrêt cardiaque, juste au pied de l'arbre séculaire. Du jour au lendemain la petite famille se retrouver cassée, privée d'un de ses membres et chacun va devoir réapprendre à vivre avec ce lourd fardeau. Le sujet du deuil n'est pas nouveau et on ne compte plus les films larmoyants qui ont présenté le sujet. Pourtant, Julie Bertuccelli fait preuve d'un certain talent dans la mise en scène de son nouveau long métrage. Ici point de scène façon « sortez les mouchoirs », la réalisatrice fait le pari de jouer la sincérité et la simplicité. La scène de l'enterrement est, à elle seule, l'incarnation de cette simplicité. Pas de veuve larmoyante, pas de malaise ni de tristesse débordante. Ce qui nous intéresse ici n'est pas la destruction de la famille, mais plutôt la façon dont elle va vivre cette nouvelle situation.

Pour filmer cette reconstruction, cette marche en avant, Julie Bertuccelli se sert de l'arbre pour représenter, non pas le père, mais l'absence du père, son souvenir. La petite Simone, âgée de huit ans, est persuadée que son père s'est réincarné dans cet arbre. Sorte de palliatif affectif, la petite fille refuse d'accepter la disparition brutale de son père. Elle se réfugie régulièrement dans les branches de l'arbre pour y parler à voix basse et se confier de tous ses petits tracas et bonheurs quotidiens. Très vite elle décide de parler de sa découverte, son secret, à sa mère. Celle-ci, qui a bien du mal à tourner la page et reste très marquée par la mort de son mari, trouve un certain réconfort dans l'idée de cette réincarnation. Elle s'y prête également volontiers dans les moments les plus difficiles, lorsque rien ne semble effacer son chagrin. Si la mère et la fille sont les personnages les plus présents durant le film, la réalisatrice n'oublie cependant pas les trois autres enfants. Tim, le plus grand, tourne très vite la page et conserve, intacte, son envie de réussir ses examens pour aller vivre à Sidney. Charly, le petit dernier malgré son âge avancé, ne parle toujours pas, comme si la disparition de son père avait freiné son avancée. Lou, le grand frère de Simone, est présenté comme le petit dur que rien n'atteint. Pourtant on reste ému devant toutes ses petites attentions cachées envers l'arbre, comme autant d’aveux refoulés que l'idée du père réincarné est, malgré tout, assez réconfortante et rassurante quand on doit faire face au deuil si jeune.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330416381_2572639.jpg

Petit à petit la famille reprend donc son droit à la vie. La mère trouve un travail et rencontre un homme qui lui redonne le sourire. Une situation que Simone n'accepte pas et l'enfant va, régulièrement, entrer en conflit avec sa mère. Sur le papier se déroulement est d'un classique affligeant mais, en jouant avec l'arbre, Julie Bertuccelli arrive à donner une vraie touche d'originalité au déroulement des choses. La métaphore de l'arbre et du père disparu prend une autre dimension et devient l'obstacle à surmonter pour continuer à aller de l'avant. Un être immatériel qui va s'immiscer dans la maison à plusieurs reprises et sous différentes formes, comme pour rappeler le souvenir ineffaçable de l'être perdu. Lorsque la mère décide de faire abattre l'arbre, la petite Simone s'y oppose, comme pour signifier qu'elle n'est toujours pas prête à accepter le deuil de son père. Seul le temps et le cours des choses arriveront à dénouer la situation, permettant à la petite famille de s'arracher à ce point d'attache pour aller chercher une nouvelle vie ailleurs.

Si tout est simple et déjà-vu, c'est vraiment la richesse de la mise en scène qui m'a surpris dans ce récit. C'est classique dans le fond, mais terriblement riche dans la forme et la construction. Surtout qu'à cette qualité narrative, teintée d'un mysticisme discret, s'ajoute celle de l'interprétation des acteurs. De la grâce poétique d'une Charlotte Gainsbourg plus convaincante que jamais, à la justesse émouvante de la très jeune Morgana Davies en passant par le très charismatique Marton Csokas tout est parfaitement interprété, simplement, sans mièvrerie superflue. Le tout est accompagné d'une photographie somptueuse, alliant beauté des paysages à l'intensité des gros plans sur des visages expressifs au possible. Saupoudré d'une musique composée par Grégoire Hetzel l'ensemble offre un tableau magnifique d'une douceur permanente qui contraste merveilleusement avec la lourdeur du sujet.


http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1330416394_2941873.jpg

Ce n'est pas dans l'histoire de L'arbre qu'il faut chercher l'originalité, mais dans sa façon de raconter les choses. Alors que beaucoup de film du genre s'attardent à suivre les familles dans leur reconstruction, Julie Bertuccelli place l'Arbre/le père défunt au centre de la narration. Cet arbre imposant, magistral, envahissant, symbolisant le souvenir omniprésent, la douleur, la difficulté à tourner la page. Chaque personnage tisse un lien unique avec cet édifice naturel et c'est la nature de ses liens qui interpelle ici. Derrière ses airs de drame familial classique, L'Arbre possède une indéniable petite touche de fable contemporaine que Julie Bertuccelli met en scène de manière magnifique, simple et juste. Un vrai moment de poésie.


«L'épreuve du courage n'est pas de mourir, mais de vivre.»
Vittorio Alfieri



Lien permanent | Commentaires (0)  


Matos> Turtle beach PX5 - Part 2
fleche  Publié le 26.01.2012, à 10:56 par - Ludo -

Nous y voilà donc sur le test de ce fameux casque quicoutetroisreinsetdemi. J'avais prévu deux utilisations distinctes pour ce casque. Pour jouer évidement et pour regarder certains films en solitaire (non pas ces films là bande de pervers) sans déranger mon entourage. Avant toute chose un rapide petit tour des fonctionnalités du casque en question.

Alors, ça vaut quoi ?
La console doit donc être configurée pour cracher le son sur la sortie optique. Le petit boitier est équipé d'une entrée mais également d'une sortie optique. En gros, il peut faire office de Passthru entre un ampli et le casque. Vous branchez la console sur l'entrée optique du boitier. La sortie optique est balancée sur un ampli. Si vous n'utilisez pas le casque, c'est l'ampli qui récupère le son. Sinon c'est envoyé dans le casque. C'est pratique pour avoir à éviter de brancher/débrancher son casque en permanence comme par exemple dans une salle dédiée pour le HC / Jeu Vidéo. Non, ne te sens pas visé Fabrice. Le casque s'identifie à la base de manière simple avec une pression prolongée sur le bouton Power et c'est tout. Ca va vite, c'est bien foutu, bref, de ce côté là rien à redire. D'autant plus que le casque embarque une puce bluetooth permettant de connecter le dit casque à deux autres sources. La configuration ultime est alors d'avoir le son de la console dans les oreilles (vie le RF du boitier) avec le tchat de celle-ci en dentbleue et d'avoir également son téléphone connecté via le même protocole. En cas d'appel téléphonique vous décrochez votre téléphone comme si de rien n'était. Le son du jeu se baisse, le tchat se coupe et vous êtes en communication sans devoir arrêter de jouer. No-life oui. Mais no-life efficace.

Au niveau du son à proprement parlé il faut l'avouer le casque m'a bluffé. La spatialisation du son est exceptionnelle, sans créer de distorsion merdique comme le font la plus part des casques de ce type. La restitution des sources 5.1 en DD (5.1 d'origine donc pour les plus sceptiques) est vraiment bonne, tout comme la simulation du 5.1 via le Prologic. Du coup, que ça soit dans les jeux ou dans les films, le positionnement est juste parfait, sans le moindre problème de localisation de la source sonore. Les basses sont terriblement présentes sans être abusives. Quoiqu'il en soit le casque est programmable. A l'aide d'une petite application à installer sur le PC on peut balancer des configurations disponibles sur le net ( la communauté est super active ) soit les faire soit même. Ensuite par une simple pression sur un bouton, on récupère les effets voulus en fonction de l'utilisation du casque. Pratique, efficace, on sent que le casque a vraiment été pensé pour être convivial. Une convivialité que l'on retrouve au niveau du confort avec un casque qui se fait parfaitement oublier, même après trois ou quatre heures de jeu.

http://www.jeuxvideo24.com/membres/blogs/images/42/442/1327571196_7738319.jpg

Oui mais...
Ah je vous vois venir. C'est le casque parfait, j'en veux un, vite ma carte bleue. Oui mais non. Parce que malheureusement tout n'est pas rose. Le casque a deux défauts qui, pour moi, justifient à eux seuls que le casque soit retourné dans sa boite prêt à repartir chez Amazon pour me faire rembourser. Le premier défaut, c'est que le casque utilise des piles. Bon dans l'absolu ça ne me dérange pas. Sauf qu'en tapant à peine les 20h d'autonomie (jeux + tchat), ça devient vite pénible. Bien sur on passera directement aux accus rechargeables pour éviter qu'au prix du casque viennent s'ajouter un budget piles de fou. Par contre, sans jauge de charge il est impossible de savoir si le casque va tenir ou pas. Du coup si les piles sont trop faiblardes en plein film et/ou en plein jeu le casque se met à grésiller puisqu'il peine à récupérer le signal. Un défaut de conception car avec ce type de matériel, la charge aurait du se faire une fois le casque posé sur la station assurant une charge quasi tous les soirs. Non là, il faut ouvrir  l'oreillette, mettre les piles à charger et tout remonter le lendemain. Outre cette manipulation lourdingue, la consommation oblige à avoir un jeu de batterie de rechange pour éviter d'être à court de jus en pleine écoute. Pénible.

L'autre défaut, et c'est là le plus important à mes yeux, c'est la technologie sans fil utilisée. Par forcément chaud pour ce genre de protocole pour le son, le casque m'avait, au départ, convaincu de son efficacité vu la qualité du son produit. Seulement, après les premiers grésillements et malgré des piles neuves, je me suis trouvé un peu choqué. Certes ça ne grésille pas beaucoup, ni bien fort, et de manière aléatoire, mais parfois on a des accrocs d'une petite seconde sans comprendre pourquoi. Si, en plein jeu, ça peut passer, dans un film, pour moi, c'est inadmissible. Le soucis vient en fait de la fréquence utilisée par le casque. Une fréquence utilisée par le Wifi ou encore les micro ondes (!!!). Ca signifie que dans un environnement bruité (2 PC, une console et un smartphone en Wifi par exemple) il y a des moments où tout ça se mélange et créé des petits artéfacts sonores. Une rapide recherche sur le net pour se rendre compte que le problème n'existe pas chez tout le monde et que ça dépend vraiment de l'environnement dans lequel le casque est utilisé. Cela reste un critère subjectif chacun s’accommodera de ces grésillements occasionnels ou pas. Pour moi, c'est juste pas possible. Malgré sa finition de qualité, ses fonctionnalités de malade et la qualité du son, la techno sans fil qui ne garantit pas une qualité d'écoute permanente est un défaut rédhibitoire. Surtout pour un casque à ce prix là. Dommage.


De toute évidence le PX5 est un excellent casque multi-fonctions. Avec un son de qualité il s'en sort aussi bien dans les jeux que dans les films et offre des possibilités de customisation exceptionnelles pour s'accorder avec les goûts de chacun. Dommage que le casque n'embarque pas une batterie rechargeable pour être rechargé sur la base et que la fréquence utilisée puisse être perturbée en fonctionnement. Turlte Beach propose là du matos de qualité qui, avec quelques ajustements, pourrait, sans soucis, être le casque ultime pour les gamers cinéphiles. En attendant une hypothétique nouvelle version, il faudra s'arranger pour éviter de l'utiliser dans un environnement bruité ou, plus simplement, lui préférer une solution filaire.




Lien permanent | Commentaires (15)  


Vidéo> Vous reprendrez bien un peu de poudreuse
fleche  Publié le 25.01.2012, à 09:56 par - Ludo -

C'est bon les fêtes sont passées !?! On arrête la bouffe à s'en dégoûter et on reprend le sport. Et en hiver on fait quoi ? On va skier bien sur. Allez bougez-vous, lâchez vos pads, sortez votre derrière du canapé, vous allez bouffer de la poudreuse. Mais  vraiment en bouffer...





Lien permanent | Commentaires (0)  


< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ... 56 57 >

 
 
ACCUEIL | ACTUALITES | SORTIES | TESTS | VIDEOS | ASTUCES | ENCHERES | BLOGS | FORUMS

BLOGS JEUXVIDEO24.COM, Magazine online de jeux vidéo sur Sony PlayStation 3 (PS3), PlayStation 2 (PS2), PlayStation
Portable (PSP), Nintendo Wii, Nintendo DS Lite, Microsoft Xbox 360 (X360), Windows Vista, Windows XP.
Plate-forme de blogs proposée par la société Wid Media SARL © 2008