
Publié le 01.09.2008, à 11:53 par - Ludo -
15 Juin 2005: The Batman refait une apparition au cinéma, avec Christopher Nolan aux commandes de la caméra. Exit les piètres réalisations de Joel Schumacher pour un retour gagnant : Batman est désormais un héros sombre, tourmenté, et l'interprétation de Christian Bale remet le super héros sur les rails du succès. C'est donc légitimement que l'annonce de sa suite, The Dark Knight, déclenche chez les fans une attente interminable et pleine d'espoir.
Nolan oblige, le film démarre doucement, presque lentement. L'association Batman/Jim Gordon et Harvey Dent barre la route avec succès aux grands criminels de Gotham. Pourtant, un inattendu trouble fête va venir perturber cette efficacité. Les scènes s'enchainent alors de plus en plus rapidement pour mettre en place l'arrivée du tant attendu Joker, véritable personnage central de ce nouvel épisode. Il y avait beaucoup à craindre de ce côté là tant le personnage reste le bad guy emblématique de la série. Mais c'était sans compter sur le géniallissime Heath Ledger dont l'interprétation restera mythique à mes yeux. La montée en puissance du plus psychopathe des anti super héros tout au long du film rend chacune de ses apparitions monumentales. Véritable pilier de l'histoire de ce Dark Knight, l'acteur se transcende complètement pour offrir une interprétation criante de vérité. Ne vous y trompez pas : le Joker de Nolan est ici un véritable psychopathe, sans aucune règle autre que son propre plaisir malsain à mettre en place des situations chaotiques et perverses (dès la première scène on se rend compte à quel point il est froid et calculateur). Dérangé, malsain animé d'une soif de violence inouïe, on a l'impression d'avoir affaire à un véritable malade jouant son propre rôle au cinéma.
Aidé par un scénario solide, il poussera Batman dans des choix aussi draconiens que cruels, et devient le maitre pendant près de 2h30 de film, maitrisant ses plans à la perfection, sans jamais douter de sa réussite. A tel point que l'on se demande si, au final, si ce n'est pas lui véritable héros de ce blockbuster. Mais Christian Bale lui rend pourtant la pareille, dans la peau d'un Batman totalement perdu, dont les convictions seront sans cesse remises en question. Cruel dilemme que celui de vouloir devenir un héros quand il est nécessaire de prendre des décisions qui vont à l'encontre de ses propres principes. A ce petit jeu, l'acteur Anglais réussi lui aussi un tour de force avec une interprétation somptueuse, sans jamais tomber dans la facilité. D'un charisme hallucinant, sa prestation apporte une totale crédibilité aux sentiments du héros de Gotham.
Difficile dans ce cas là de tirer son épingle du jeu quand on à la (lourde) tâche de jouer Harvey Dent, et il n'est pas étonnant de trouver l'acteur un peu en retrait malgré un rôle important et une interprétation solide. On pourra tout de même féliciter Aaron Eckhart d'avoir redonner ses lettres de noblesses à Dent/Double Face après la piteuse interprétation de Tommy Lee Jones dans Batman Forever.
Au final, pendant les 2h30 que dure le film, on a aucunement le temps de s'ennuyer. Tout s'enchaine parfaitement, dans une fluidité remarquable sans la moindre longueur. Une plastique merveilleuse, des éclairages maitrisés à la perfection, des plans très bien réfléchis, tout est visuellement parfait. Ajouté à cela une bande son divine, et on se rend compte à quel point Nolan a réalisé un véritable tour de force. Après le retour gagnant initié par Batman Begins, il était difficile d'imaginer une suite d'une telle qualité, surpassant les attentes sur tous les points.
Reste maintenant les questions cruellement posées par ce Dark Knight. Les choses étant ce qu'elles sont, la disparition tragique de Heath Ledger laissera forcément planer un doute sur de prochaines apparitions du Joker. Quand bien même, l'acteur qui endossera alors le costume du malade de Gotham aura fort à faire pour maintenir un tel niveau de prestation, et nous offrir un Joker aussi présent et charismatique. Le suspens reste également entier en ce qui concerne Double Face. Après l'avoir vu (enfin) renaitre dans Dark Knight, on a irrémédiablement envie de le revoir. Le scénario étant ce qu'il est, rien n'est moins sur, même si on peut très facilement imaginer une future apparition.
J'attendrai donc avec impatience l'annonce d'une suite. Batman est enfin devenu ce héros sombre, perturbé, rejeté par la ville de Gotham, qui s'est sacrifié à la nécessité de faire naitre l'espoir et de donner un visage à la justice auprès des habitants de Gotham. Alors s'il vous plait Monsieur Nolan, ne nous laissez pas tomber maintenant.
verdict : 9/10
Publié le 01.09.2008, à 10:13 par - Ludo - Sony a vraiment confiance dans le potentiel de LittleBigPlanet. Tellement confiance, qu'un pack complet PS3 sera dispo quelques jours après la sortie du jeu en Europe. Rien de bien particulier dans ce pack, si ce n'est que pour 399€ vous aurez le jeu en plus de la console et une boite aux couleurs de l'ovni vidéo ludique de la rentrée.
Idéal pour tous ceux qui attendaient l'arrivée de ce petit jeu original pour s'acheter une PS3, le pack est déjà disponible à la réservation sur le site de la fnac, pour une livraison le 5 novembre.

Publié le 31.08.2008, à 08:28 par - Ludo -
J'en peux plus d'attendre ce Fable 2. Après la déception du 1 (que j'ai quand même retourné dans tous les sens), ce que j'ai pu voir du 2 pour le moment ne laisse présager que du bon. Bref, tout ça pour dire que Fable 2 n'est plus qu'à quelques jours (voire quelques heures) du passage en Gold, c'est Sam Van Tilburgh himself qui l'a annoncé à Kotaku
"We have one or two bugs that are keeping us from going gold"
Le 21 Octobre n'étant plus très loin, toute l'équipe semble jouer au jeu dans l'optique de détecter et supprimer le moindre bug restant. De bonne augure pour une sortie de qualité. Enfin, dernier petit détail. Le jeu a été montré aux joueurs lors de la Penny Arcade Expo, et lors des deux premiers jours de salon, 97% des réactions ont été très positives. Ca me rappelle d'ailleurs qu'il faudrait que j'aille réserver mon collector.
Publié le 30.08.2008, à 22:29 par - Ludo -
Vous êtes fauchés et vous craignez l'arrivée de l'hiver. Pas moyen de payer le chauffage, vous voyez déjà le topo : doigts congelés, impossible de jouer, journée d'hiver interminables, emmitouflé sous votre couette, condamné à ne rien faire d'autre que d'attendre le retour de l'été. Il vous reste bien 15€ quelque part non ? Faites toutes vos poches, j'ai la solution pour vous permettre de jouer, même sans chauffage.
Le site Brando.com propose en effet l'accessoire indispensable aux étudiants joueurs fauchés : les gants chauffants sur USB. Si si, vous avez bien lu. Une paire de gants, qui une fois branchée sur les ports USB de la console (ou du PC évidemment) gardera vos minimines bien au chaud. On arrête décidément pas le progrès......

Publié le 30.08.2008, à 21:51 par - Ludo -
Retour de vacances. 15 jours, on oublie tout. Même que Castle Crashers devait sortir pendant mon absence. Erreur corrigée, j'ai donc raqué les 1200 points nécessaires pour acheter le bébé. Déjà, ce n'est pas 1800 comme l'avait laissé paraitre le blog japonais, good news donc. Etant donné que ce petit jeu XLA faisait partie de mes most wanted de l'année, il avait intérêt d'assurer, le petit jeu de The Behemoth.
Alors au final, mon avis ? Techniquement, ça vaut rien. Je veux dire par là, pas de 3D, pas d'effet dernier cri, pas de HDR, ni de texture 3D, bla bla bla Ce n'est de toutes façons pas de ce côté là qu'il faut chercher la tuerie. Alien Hominid était un simple portage de jeu flash, et Castle Crashers n'échappe pas à cet aspect simpliste, coloré au trait dépouillé. Du côté de la bande son, même constat : simple, parfois même un peu répétitive, ça colle bien avec l'ambiance du soft, et ça finit par se faire oublier sans soucis. Par contre, le design, lui, est carrément excellent. On reconnait de suite la touche perso de The Behemoth, et on s'amuse vraiment à découvrir ce monde qui fourmille de détails, le tout saupoudré d'un humour très pipi/caca absolument génial. Cette touche de délire se retrouve dans tous les aspects du soft d'ailleurs : tronche des ennemis, leurs attitudes, les réactions des chevaliers aux coups, les attaques des boss (le chat qui vomit, la chauve souris qui vous défèque dessus et j'en passe), bref, les développeurs se sont bien lâchés pour notre plus grand bonheur.
Mais c'est surtout au niveau du fun, que ça devient carrément incontournable pour les amateurs du genre. Si en solo on s'amuse simplement, sans aucune difficulté, en multi ça devient vraiment du grand délire, avec des interactions entre les personnages et un gameplay vraiment bien foutu. Un multi comme on aimerait en voir plus souvent d'ailleurs: possibilité de jouer à 4 sur la même console, ou à 4 sur le live, ou à plusieurs sur la même console tout en rejoignant une partie sur le net, bref, c'est modulable à volonté: price-less. Sur ce coup là, c'est réussite à 100%.
Et puis Castle Crashers n'est pas un simple petit jeu sans prétentions : petit aspect RPG avec l'évolution de votre chevalier, possibilité de changer d'arme, d'acheter des upgrades, des potions, des accessoires, un familier, bref, la totale. Le jeu en a donc sous le coude pour vous faire passer de sacrés bons moments. Et puis si vous n'en n'avez toujours pas assez, vous pourrez toujours vous amuser à défoncer votre PAD dans le tournoi de bouffe en ligne, ou dans des combats en arènes. Alors certes, un jeu XLA à 1200 points, ça peut paraitre cher, mais certains jeux classiques vendus 60 euros neufs sont bien moins intéressants. Alors en cette période creuse au niveau des sorties intéressantes, pourquoi ne pas juste claquer 20 petits euros histoire de passer de bons moments entre potes ?
Verdict : Solo 7/10 - Multi 9/10