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Hawken> Parce qu'ils le valent bien !
fleche  Publié le 10.03.2011, à 12:15 par - Ludo -

Ah je vous vois venir avec vos gros sabots. Hawken, Kesako ? C'est un jeu développé par Adhesive Games, un petit studio indépendant de 9 personnes (talentueuses, mais ça vous allez le découvrir après), qui se présente sous la forme d'un FPS Multi à base de Mechas. Les petits bonhommes ont donc décidé d'offrir un peu de pub à leur bébé histoire de se faire connaitre. Et comme je suis influençable et que j'aime bien leur boulot, je rebalance ici:





Personnellement, je trouve que ça décolle la rétine, ça envoie du pâté, voire même ça déchire vos soeurs en deux (c'est très tendance). L'UDK est parfaitement adapté à ce genre de DA et le rendu est juste bluffant. Un petit titre (oui je mets de l'italique partout) a suivre vu le potentiel révélé dans ce mini trailer. Sans compter que Adhesive Games compte dans ses rangs un certains Khang Le que certains connaissent surement pour son travail sur Project Offset.



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Film> Daybreakers
fleche  Publié le 14.02.2011, à 18:45 par - Ludo -

Des vampires. Encore des vampires. Thème aussi récurrent que les zombies, les créatures de la nuit ont fait  l'objet, en 2010, d'un nouveau long métrage réalisé par les frères Spierig. Pas forcément connus de tous (avec juste Undead à leur filmographie, on peut le comprendre) les deux frangins ont donc choisi les dents longues pour leur dernière production. Un pari un peu osé quand on sait ce que le cinéma propose comme chef d'oeuvre dans le domaine et qui aurait bien pu déboucher sur un film sans intérêt. Oui mais voilà, chez les Spierig s'il n'y a pas beaucoup de moyens, il y a des idées. De très bonnes idées même et du génie pour les exploiter.


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Dès le départ les choses sont claires: ici il n'est pas question de faire un film de vampire comme on à l'habitude d'en voir. Pas de vampire esseulé, traqué par tout le monde, ni même de meute assoifée massacrant tout sur son passage. Dans Daybreakers c'est même tout l'inverse. Les vampires ont, suite à une infection, pris le dessus sur les êtres humains et représentent maintenant la race la plus répandue sur terre. Une nouvelle race qui  nous est présentée ici comme une évolution naturelle de la race humaine et qui s'est donc logiquement adaptée à son environnement. Les villes sont équipées d'un réseau sous terrain pour permettre aux vampires de se promener en plein jour, des conduits opaques ont été installés pour passer d'un bâtiments à l'autre, les voitures sont équipées de protections UV intégrales. C'est avec une cohérence incroyable que cette évolution nous est montrée, durant les 20 premières minutes du film. Doté d'une photographie somptueuse jouant sur des tons froids et métalliques, rappelant l'état de mort des vampires, leur monde est mis en parfaite opposition avec celui des humains (ceux qui restent en tous cas) où ce sont des couleurs chaudes qui sont utilisées à outrance pour bien marquer la différence. Le film garde cependant un véritable aspect contemporain, non futuriste, les vampires vivant comme vous et moi, se servent de téléphones portables, prennent le bus pour aller bosser et font des pauses café dans des coffee shop. A cette différence prêt que le sang a remplacé le café. Détail amusant, alors que ces dernières années la cigarette à l'écran était en voie de disparition, on voit ici des vampires fumant à tour de bras. Un détail diront certain, mais un détail qui prouve à quel point le film est réfléchi dans les moindres aspects puisque les vampires n'ont que faire des effets secondaires du tabagisme outrancier pourquoi s'en priver ?

Le film est, d'une manière générale, très posé, très calme. Les plans sont choisis avec minutie, rien n'est précipité. Certains y trouveront surement un manque de rythme, mais même lorsque le film, pour les besoins du scénario, accélère la cadence, on n'est jamais gavé de plans à cent à l'heure façon épileptique. Les scènes les plus violentes (il y en a, et ça gicle bien comme il faut parfois) sont toutes justifiées et s'inscrivent parfaitement dans le rythme global du film. Le calme apparent est donc utilisé pour nous faire profiter de la richesse et de l'intelligence de l'écriture et l’extrême cohérence de l’univers qui nous est présenté.


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Les humains sont donc traqués et utilisés pour fournir le sang à cette nouvelle population. Placés dans des parcs qui ne sont pas sans rappeler un certain Matrix, les survivants sont maintenus en vie et perpétuellement pompés de leur sang pour assurer un ravitaillement sans fin. Seulement voilà, les corps humains se font de plus en plus rares et les vampires doivent faire face à une crise de famine qui menace leur espèce. Afin de palier à ce problème, des chercheurs travaillent d'arrache pied à la fabrication d'un produit de substitution qui leur permettrait de se nourrir sans dépendre de la population humaine. A la tête de ce groupe de chercheur on retrouve Ethan Hawke, jouant le rôle de Edward Dalton, vampire malgré lui, qui refuse sa nouvelle condition et qui s'active à la recherche du substitut car il ne supporte plus l'idée de boire du sang humain.Sam Neill lui donne la réplique dans le rôle opposé de Charles Bromley. Homme d'affaire qui s'est enrichi avec le marché du sang, il accepte et profite de sa nouvelle condition. Malgré leur opposition flagrante, tous deux sont donc très intéressés par ce produit de substitution. Le premier pour mettre fin à son malaise, le second pour faire main basse sur un marché très juteux.

Toute la construction du film repose en fait sur deux grandes parties: la présentation de la situation et du problème de base avec cette crise de famine à laquelle les vampires font face. Une crise qui empire de plus en plus, car privés de sang trop longtemps, les vampires dégénèrent et retournent à l'état bestial et sanguinaire mordant tout ce qui passe. Des rebuts de plus en plus nombreux qui posent un véritable problème tant ils sont inacceptables d'un point de vue vampirique. La seconde partie du film est plus consacrée à la recherche de la solution et met les humains sous le feu des projecteurs par l'intermédiaire de Willem Dafoe (Elvis) et de la magnifique Claudia Karvan (Audrey Bennett) qui, de leur côté, travaillent également sur une solution pour éviter que la race humaine ne soit définitivement rayée de la planète. Une solution basée sur le secret détenu par Willem Dafoe et qu'ils essaieront d'exploiter avec l'aide d'Edward.


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Univers riche et détaillé, ambiance léchée, scénario simple mais maîtrisé, jeu d'acteur dans le juste, tout semble parfait dans cette série B. Sauf que justement, à trop vouloir assurer, on se rend compte que la prise de risque est minimaliste. Pas au niveau de l'univers qui lui reste une belle petite prouesse, mais plutôt au niveau du background des personnages. Car de background, c'est bien simple, il n'y en a pas, ou très très peu. Les personnages sont bien tous à leur place, chaque rôle est important, mais ça manque justement de fantaisie et de surprise pour vraiment nous scotcher. Si il est facile d'accepter les faits et de prendre le monde là où il en est, j'aurai aimé un peu de plus de contenu sur l'histoire des personnages.Pas de méprise cependant, ce défaut reste un petit point noir qui s'oublie très vite, voire qui ne se remarque pas du tout. le film se suffit largement à lui même  mais n'aurait rien perdu à durer 15/20 minutes de plus pour consacrer un peu de temps aux différents personnages.


Sorti de nul part, Daybreakers est au final une excellente surprise bourrée d'idées géniales. Considérer les vampires comme une évolution de la race humaine est tout bonnement génial, surtout que ce nouveau monde nous est présenté avec une incroyable cohérence rendant le tout terriblement crédible. Derrière ses apparences propres sur lui, le film n'en oublie pas pour autant les créatures qu'il met en scène et nous délivre son lot d'hémoglobine comme on est en droit de s'y attendre. Des scènes d'une classe incroyable où gore et esthétisme se côtoie pour nous offrir un rendu unique dont on se délecte sans retenue. Malgré un budget ridicule (20 millions de dollars, pas sur que Cameron arrive à faire un générique avec si peu) le film se dote pourtant d'acteurs de talent, généreux et justes dans leur interprétation. Bref, une surprise comme je les aime et qui vaut vraiment le détour pour encourager ce genre de petites productions indépendantes. Des frangins plein d'avenir que j'ai hâte de suivre dans leur prochaine production Power of The Dark Crystal (la suite de Dark Crystal).




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2010> C'est fini mais c'était bien !
fleche  Publié le 29.12.2010, à 12:43 par - Ludo -

Et hop ! Nous y revoilà. Fin d'année oblige c'est l'heure du petit bilan personnel. Pas question ici de dire si c'est mieux ou pas que les années précédentes, ça je m'en fou. Non, juste l'occasion de poser un regard sur les 12 derniers mois et voir si, avec un peu de recul, c'était plaisant ou pas. Goldorak, Go !


- LES CHIFFRES MARQUANTS DE L'ANNEE -

126 595: C'est le nombre de zombies tués à travers différents jeux. Trois jeux pour être précis même : Dead Nation (PS3 - 53 593 tués), Dead Rising 2 (PS3 - 72 000) et Dead Rising 2: Case 0 (Xbox 360 - 1000 ). Ca fait un paquet de viande pourrie massacrée et toujours avec le sourire. Le zombie était à la mode cette année, j'en ai bouffé à toutes les sauces mais c'était pour le bien de l'humanité. Si si.

137: C'est le plus grand nombre d'heures de jeu passées sur le même jeu, et quel jeu. Demon's Souls, l'incarnation même du sadomasochisme qui te pousse à toujours aller plus loin même si ça fait de plus en plus mal. Après avoir découvert le jeu en 2009 dans sa version import, je me suis jeté sur l'exemplaire débarqué chez nous en Juin. Des heures de jeu à n'en plus finir avec un platine glorieux à l'arrivée pour l'un des meilleurs Action RPG de cette génération. Si le numéro 2 débarque l'année prochaine, j'en connais une, pardon, deux, qui vont faire une drôle de tronche.

14: Le nombre de platine obtenus cette année dans cette stupide chasse aux trophées dans laquelle je me suis lancé sur PS3. Complètement inutile et donc totalement indispensable, elle aura au moins eu le mérite de me pousser à retourner les jeux que j'ai achetés dans tous les sens. Parmi ces platines certains procurent une grande satisfaction (Demon's Souls), d'autres sont véritablement plaisants (AC Brotherhood, Dead Nation) car permettent de nombreuses heures de jeu en coop. Et puis il reste le trophée de la honte, celui qu'on aimerait oublier mais pour lequel il y a toujours des zigotos pour te rappeler que tu as été assez con pour aller le chercher. Merci à la rédaction de m'avoir filé Prison Break à tester donc, je ne l'oublierai pas de si tôt...

3: C'est le nombre de compagnes que je tiens à féliciter pour avoir supporté les heures de jeu en ligne de mes compagnons et moi même. Madame Lestat, Madame Eternal et Madame moi, bravo et merci d'être aussi conciliantes, gentilles, douces, compréhensives, adorables, intelligentes....(oui, je prépare 2011...)

0: C'est le nombre de Xbox 360 que j'ai acheté cette année. Et oui, incroyable, ma 360 est toujours la même qu'en 2009. Pas de SAV, pas de ban, pas de panne. Il fallait clairement que je le souligne, vu que c'est la première fois que ça arrive depuis la sortie de la console en 2005.



- LES JEUX MARQUANTS DE L'ANNEE -

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Inutile de le nier, le bébé de R* se pose comme la référence du genre mais aussi comme mon jeu de l'année. Jamais ce studio n'était allé aussi loin dans la qualité de narration de ses histoires. Un personnage charismatique, une histoire menée de main de maître et un final qui prend aux trippes comme une première cuite en sortie de lycée. Un monument du jeu vidéo qui montre que seul R* sait faire mieux que R*.


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Bien évidement le dernier volet (ou pas) de la trilogie des génies de Santa Monica ne pouvait pas passer inaperçu cette année. Plus méchant, plus violent, plus gore, plus Kratos en somme, le titre surpasse ses deux aînés sans le moindre soucis. Avec une mise en scène dantesque (quelle scène d'intro !!!), une action non stop et des boss énormissimes, God Of War III a clairement marqué l'année de sa grosse paluche qui fait mal.


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Le jeu foutage de gueule de l'année. Du moins, c'est ce que je pensais. On continue l'histoire et on vous colle un multi par dessus. Mais c'est quoi leur problème avec les jeux 100% solo ? De prime abord, ça faisait donc très peur ( check la première page du topic dédié - ®Skelfos ). Pourtant force est de constater que chez Ubi ils se sont mieux démerdés que chez ces imbéciles de chez 2K Marin. Non seulement le jeu en solo a été bien amélioré par rapport au second opus, mais ils nous ont en plus offert un multi totalement inattendu. Le succès de cette réussite ? Faire un multi qui intègre parfaitement les mécaniques de  gameplay du jeu original et qui ne défigure donc pas l'univers du titre. Pour cette audace, je leur tire mon chapeau, parce qu'il fallait oser. Et heureusement qu'ils ont eu le courage de le faire.


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Fallout: New Vegas. Evidemment, ma licence fétiche a fait une sortie remarquée et remarquable cette année. Après un Fallout 3 qui m'a beaucoup plus malgré ses défauts, Bethesda a remis le couvert avec un nouvel opus encore meilleur. Des quêtes secondaires à n'en plus finir, un background de malade, des répliques totalement assumées qui rendent hommage aux opus des années 90, que demander de plus. Bah un nouveau moteur pardi ! Non parce qu'il ne faut pas déconner là, votre moteur maison façon centrale nucléaire russe des années 30, on commence à en avoir un peu plein le fion. Donc cher papa noël, si tu m'entends (parce que je sais que tu existes), j'aimerai que Bethesda arrête de sous payer des polonais pour coder un pseudo moteur 3D pour enfin se payer une licence d'un vrai truc qui déchire. Ils en ont même un en interne de moteur qui déchire. Ca devrait pas être trop dur....


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Une grande année pour Nintendo. Si si, j'vous jure. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils ont enfin eu l'idée de ressortir une de leurs vieilles lic... ah non, on me dit qu'ils font ça tout le temps. Je reformule donc: parce qu'ils ont enfin eu l'idée de ressortir une de leur vieille licence et d'en faire quelque chose de bien ! Oui Donkey Kong Country Returns ça déchire vos mamans respectives, et bien comme il faut. Le principal soucis ça reste que la Wii, sur un écran full HD de taille respectable ( oui la taille ça compte. Si elle vous dit le contraire, c'est pour ne pas vous vexer), ça fait saigner les yeux. Même pour un jeu comme Donkey Return. Pensez donc à vous procurer l'émulateur Dolphin qui vous permettra de profiter de vos excellents jeux sur Wii (Si y en a ! Plein ! Euh, Au moins 2 en fait...) dans des résolutions correctes et qui, par la même occasion, vous autorisera à  débarrasser votre salon de cette affreuse boite blanche.


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Dead Nation. Comment ne pas parler de ce petit jeu excellent qui montre que même avec un petit budget, on peut faire un jeu téléchargeable de qualité sans prendre les joueurs pour des cons. Un petit jeu à l'ancienne, pas prise de tête, basé sur le scoring avec une coop, le tout dans une ambiance Left 4 Dead somptueuse et soignée, bref que du bonheur. Une exclu pour le PSN ça peut pas faire de mal à la console parce que son service en ligne est tout de même plutôt à l'arrache comparé au Xbox Live. Bref, un jeu qui ravira les chasseurs de zombies amoureux des ambiances à la Romero.


Ca c'est pour les jeux qui m'ont vraiment marqué. Je pourrai aussi citer Darksiders et Castlevania: Lord of Shadows, Vanquish et Bayonetta, Metal Gear Solid: Peace Walker ou encore Heavy Rain qui reste le jeux le plus osé (dans son concept) de l'année 2010 et enfin F1 2010 qui a le mérite de ramener la F1 au premier plan sur console. Bref, du lourd cette année, de nombreuses heures de jeu, c'est bien là le principal. Je ne sais pas si il y en avait pour tout le monde et pour tous les goûts, mais personnellement, j'y ai trouvé mon compte.



Les trailers marquants de l'année

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les trailers ont tendance à devenir de plus en plus cinématographique. On sent bien que le budget jeux videos est en train d'exploser et que les studios se font vraiment plaisir sur la comm de leur bébé. C'est souvent léché, ça se présente comme de véritables petits films et ça en met plein la vue. Ca valait bien une petite sélection.






Un grand merci aussi à tous les joueurs de JV24 que j'ai eu le bonheur de rencontrer, en chair et en os ou lors de parties sur le live/psn. Je vous donne rdv en 2011 pour encore plus de folies et de bonheurs vidéoludiques.


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Film> Into the Wild
fleche  Publié le 22.12.2010, à 14:41 par - Ludo -

Acteur doué, apprécié, mais surtout engagé, Sean Penn a commencé à réaliser  ses propres films en 1990 avec The Indian Runner. Un film intense qui avait déjà pour thème la quête des sens. Un thème cher au réalisateur qui a toujours utilisé ses films pour faire passer une petite critique de l'Amérique contemporaine et des travers de sa société qui ont tendance à priver les êtres humains de leur droit au bonheur. Alors quand le réalisateur décide de porter à l'écran Voyage au bout de la solitude, le roman biographique écrit par Jon Krakauer, on se dit que le voyage va forcément valoir le détour.


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Into the Wild est donc l'adaptation d'un roman biographique, publié en 1996. Cette biographie est celle de Christopher McCandless, un étudiant brillant qui vient tout juste d'obtenir son diplôme de faculté et qui a tout pour réussir sa vie. Mais Christopher est avant tout un jeune homme friand de vérité et son monde va s'écrouler le jour où il découvre la véritable histoire de sa famille et les circonstances dans lesquelles son père a quitté sa mère. Ne faisant plus confiance à personne, hormis sa soeur, il commence alors à refuser le monde dans lequel ses parents s'enferment: celui de la consommation à outrance et de l'auto satisfaction. Du jour au lendemain, sans prévenir personne, il décide de tout plaquer pour partir à la recherche de son bonheur. Celui qu'il saura se construire en lieu et place de ce bonheur pré fabriqué tel que la société nous le vend.

Le film est présenté, au premier abord, comme un road movie classique, narrant les allers et venus du jeune aventurier. Son périple commence vers le sud de l’Amérique et l’entraîne jusqu'au Mexique. Mais petit à petit le périple se transforme en voyage introspectif, avec un rejet de plus en plus prononcé de la vie standardisée qu'il a connu jadis et parfois même de l'être humain en général. Se libérant de tous ses biens matériels, Le jeune homme décide ainsi de quoi sa vie sera faite: entre solitude désirée et rencontre de qualité, il construit sa vie et son histoire sur des souvenirs d'une grande richesse. Persuadé que le bonheur est accessible pour tout ceux qui le désirent vraiment, il atteint la plénitude en rejoignant les plaines isolées de l'Alaska où il trouve refuge dans un vieux bus abandonné qu'il aménagera de manière succincte pour survivre dans son nouvel univers.


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Le but ici n'est pas de perdre le spectateur avec un film alambiqué. La construction est très aérée, simple, presque épurée et, de ce fait, en parfaite adéquation avec le propos du film. A aucun moment Sean Penn n'a souhaité idéaliser le changement de vie de Christopher. Rien n'est rose, rien n'est facile. En restant proche de son acteur, le réalisateur évite ainsi de nous émerveiller par les décors découverts par le jeune voyageur qui va de galères en galères, de petits boulots en petits boulots pour survire et mettre sur pied son projet de voyage dans le grand nord. Mais ces difficultés forgent aussi le caractère magique de ce voyage avec des rencontres d'une richesse et d'une profondeur sans égal qui donnent à l'aventure une véritable dimension humaine. Un aspect humain renforcé par un jeu d'acteur absolument merveilleux mélangeant les jeunes et les plus agés et qui rend palpable la sensibilité et la nécessité de ces rencontres. Parfois drôle, souvent très émouvant, le film offre une part de rêve indéniable qui touche le spectateur d'autant plus que l'aspect histoire vécue ne cesse de tisser un lien entre ce rêve éveillé et la réalité, parfois dure, des situations.

Si le talent de Sean Penn derrière la caméra ne fait aucun doute, il fallait encore que ce talent soit exploité de l'autre côté de l'objectif. Dès lors il est impossible de passer sous silence la performance d'Emile Hirsch ce jeune acteur de 23 ans découvert dans la comédie The Girl Next Door (avant d'exploser littéralement dans Les Seigneurs de Dogtown et Alpha Dog). Loin de ses rôles précédents, le jeune homme se surpasse avec une classe incommensurable qui lui permet de jouer toutes les facettes d'Alexander Supertramp (le pseudo que Christopher McCandless a choisi pour changer de vie). Des métamorphoses physiques, aux errements psychiques en passant par les variations morales tout est divinement interprétés et transmis au spectateur qui prend en pleine face tout le vécu de Christopher (aussi bien durant son voyage que durant son enfance brisée par des parents trop absorbés par leur besoin de posséder). Plus discrets, mais bien présents, Marcia Gay Harden et de William Hurt jouent le rôle des parents tour à tour possessifs, tyranniques, en colère pour terminer dans une peine insondable. La petite soeur de Christopher (Jena Malone) reste malheureusement en retrait à l'écran, mais participe grandement à la qualité de la narration par l'intermédiaire de la voix off qui nous raconte petit à petit comment la situation est vécue du côté de la famille. Une voix off prenante, douce et mélancolique qui nous entraîne doucement, mais surement, vers l'horreur de la perte.


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Car au travers d'Into The Wild, Sean Penn aborde sans retenue l'autre thème qui lui tient à coeur. Celui de la perte, dans toutes ses représentations. La perte de l'être cher pour la famille qui se trouve démunie face à cette disparition inattendue, mais également la perte de sa propre identité et de ses  rêves au travers des yeux de Christopher. Filmant tour à tour les conséquences de ces maux sur ses personnages, Sean Penn réussit à montrer les difficultés que l'on peut rencontrer à vivre sans l'être aimé ou dans une existence qui n'a plus de sens pour aboutir à la conclusion que dans un cas comme dans l'autre, c'est cette perte qui interdit aux personnes touchées d'accéder au bonheur.


Simple au premier abord, Into the Wild est un film d'une grande richesse, où chaque spectateur est laissé libre d'interpréter les étapes de ce voyage comme bon lui semble. Le réalisateur, et donc indirectement Christopher McCandless, nous invite à nous poser des questions sur le sens de notre existence et sur l'importance des choses auxquelles on s'attache. Aidé par un Emile Hirsch géant qui tient ici son meilleur rôle, Sean Penn ne donne jamais dans la morale accusatrice et nous délivre une oeuvre terriblement convaincante, criante de vérité et qui ne laisse clairement pas indifférent. A moins d'être déjà mort intérieurement.


Happiness only real when shared





1- Sur le BluRay, 2h20 de Bonus sont offerts. Une fois n'est pas coutume, ces bonus sont une vraie mine d'or et offrent des informations cruciales. De la genèse du film, à l'implication sans faille de la famille de Christopher McCandless tout y passe et on se rend compte de la puissance du film et de la justesse des faits rapportés. A ne rater sous aucun pretexte.
2- L'OST est disponible un peu partout. Interprétée par Eddie Vedder, elle oscille entre invitation au voyage et chansons pleines de sens portées par une profonde mélancolie (Society en est le plus bel exemple). A écouter sans modération.



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Vidéo > MacAskill is back !
fleche  Publié le 18.11.2010, à 09:42 par - Ludo -

Remember Danny MacAskill ? Mais si, cet espèce de fou furieux qui est aussi à l'aise sur un vélo que vous sur vos pieds ! Il nous revient aujourd'hui à travers un nouveau montage vidéo de toute beauté dans un environnement bien moins urbain que le précédent, mais qui ne l'empêche pas de nous montrer tout son talent sur deux roues. exit Edinburgh donc, direction son petit village natal, Dunvegan, sur l'île de de Skye. L'occasion de découvrir une mise en scène soignée, fluide, souple, avec des jeux de couleurs absolument divins. C'est à voir en HD et ça fait rêver !





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