
Publié le 12.06.2012, à 18:57 par Kurutchin
Je ne sais pas pour vous, mais j’entends constamment que la jeunesse en général tourne mal, qu’il n’y a plus de respect, et ainsi de suite. Les vieux n’ont plus le pouvoir et ça les agace. Plus sérieusement, on a tendance à vite faire une généralité à partir d’une minorité de cas un peu dérangés. Vous l'aurez compris, on va parler de d’jeunz, d’un couple fou amoureux, et surtout, d’un thriller intitulé Eden Lake…
J’ai en effet revu le film il y a quelques temps, et je me suis dit qu’un petit article dessus pourrait pas me faire de mal, et à vous non plus, surtout à ceux qui ne l’ont pas vu. Pourquoi ? Et bien parce que sous ses airs d’énième film d’horreur avec meurtres à la chaîne, et autres clichés inhérents au genre, Eden Lake va beaucoup plus loin. Déjà, on va tout de suite mettre les choses au clair : ce film n’est pas un film d’horreur…

Jenny est une gentille petite maîtresse d’école. Steve, c’est son copain. On ne sait pas ce qu’il fait dans la vie, et de toute façon, on s’en cogne. Ils sont fous amoureux l’un de l’autre. Un beau jour, Steve décide d’emmener Jenny en week-end dans un trou un peu paumé d’Angleterre, pour la demander en mariage. L’endroit, c’est bien entendu Eden Lake, un petit lac à la lisière d’une forêt. Comme vous devez vous en douter, le week-end sera mémorable, mais pas pour la raison que Steve aurait souhaité. En effet, une fois sur place, un groupe d’adolescents irrespectueux et complètement cons il faut le dire commencent à pourrir leur séjour. Ils mettent la musique à fond sur la plage, insultent la pauvre Jenny, et ne ramassent pas la merde de leur chien. Bref, des têtes à claques. Steve sent l’énervement monter en lui, mais quelque chose de bien ! Encore plus lorsqu’il découvre son pneu crevé. Il pète un plomb quand plus tard dans la journée, il découvre que sa voiture a disparu. Résultat, notre couple part à la recherche du gros 4x4 dans la forêt. Ils finissent par trouver nos jeunes voyous cités plus haut, et Steve tue accidentellement leur chien suite à un léger échauffement entre les différents protagonistes. Le cauchemar commence.

Comme on devait s’en douter en voyant la jaquette du Blu-Ray, ou même en lisant le synopsis, les adolescents vont traquer notre couple sans relâche, pour leur mettre la misère comme on dit dans le jargon. La première qualité d’Eden Lake, c’est qu’il tranche avec d’autres films du même genre. Ici, on n’a pas une bande de personnages, censés représenter un panel de caractères différents, avec un intello, une fille délurée, une fille gentille et mignonne mais coincée, un black, un mec louche, et autres, face à un tueur complètement psychopathe. Eden Lake met en scène des personnages tout ce qu’il y a de plus ordinaires, comme vous et moi. Enfin, à peu près. D’un côté on a un couple qui veut passer du bon temps, loin du stress de la ville, loin du boulot. De l’autre des jeunes comme on pourrait en croiser à chaque coin de rue. La bande est d’ailleurs constituée de manière tout à fait classique, c’est-à-dire une tête qui domine, et les autres qui suivent. C’est d’ailleurs là que se situe la force du film, ses personnages auxquels on s’attache. Watkins prend bien le temps de montrer comment les évènements vont se déclencher, et quelle en est la cause.

Revenons donc au moment où le chien est tué et le couple est pris en chasse. Ce passage montre très clairement que l’on passe dans une phase complètement différente de ce qui précédait. Brett, qui est le dominant de la bande, va complètement céder à la colère lorsqu’il voit son chien mort, et va entraîner un véritable déchaînement de violence. A partir de là, on se dit que les emmerdes du début étaient bien légers comparé à la suite ! Et je dis bien violence, je ne dis pas gore. C’est selon moi l’autre gros point fort d’Eden Lake : toujours rester réaliste, et ne pas céder au gore facile. L’ambiance tend bien plus vers la pression, le stress (Et non pas la peur) que vers l’écœurement, alors qu’il y a une scène de torture par exemple. Les films d’horreur ont tendance à céder facilement à ça, pour cibler un public assez jeune. Il suffit de voir le succès des suites de Saw, qui ne consistent qu’à un enchaînement de tortures toutes plus dégueulasses les unes que les autres. De plus, ce côté très réaliste contribue à donner une identité propre au film, même si esthétiquement il se rapproche un peu de the Descent selon moi, avec une image très froide.

Le film est donc violent, et stressant, mais pas écœurant. La plupart des actes les plus sanglants ne sont que suggérés, ce qui les rend d’autant plus percutants et puissants. Je ne vais pas raconter en détail tous les passages, je vais juste me contenter de vous dire qu’il y a une troisième partie dans ce film. En effet, à partir d’un certain moment, tout part en couille, et surtout au sein du groupe de jeunes. Si je résume, on a donc une partie qui correspond à la mise en place des personnages, du contexte, du scénario en général. Ensuite, une montée de violence des jeunes envers le couple. Et pour finir, la tendance s’inverse. Mais attention, on reste très loin d’un revenge movie dans la dernière partie, même si elle en reprend quelques éléments. De l’acharnement on passe à la fureur, et bordel c’est foutrement bien rendu à l’écran. La tension laisse sa place à l’intensité pendant de longues minutes, avant d’entamer un final absolument génial. Et quand je dis génial, je pèse mes mots, j’étais complètement abasourdi par cette conclusion. Alors, certains pourront penser que c’est trop gros, mais finalement, en y repensant bien, c’est dans la continuité du film, une autre fin n’était pas envisageable. Je vais détailler dans les deux paragraphes suivants, donc je vais clairement spoiler !

Un peu avant la fin, alors que Steve vient de brûler, Jenny se retrouve seule face au groupe. Elle tue Cooper, le plus jeune de la bande, alors qu’il venait juste la voir sans méchanceté. Elle commence à fuir, et tombe sur une petite camionnette, dont le conducteur est en fait le frère d’un des membres du groupe de Brett. Elle apprend qu’il doit d’abord aller chercher son frère avant de retourner en ville. Dès qu’elle en a l’occasion, Jenny s’empare de la voiture et fonce vers les maisons les plus proches. Pendant ce temps, Brett tombe sur le cadavre de Cooper, s’engueule avec un des mecs de la bande, puis le tue en le tabassant à coups de poing. La fille du groupe prend peur, vu qu’elle avait tout filmé (Snuff movie, ça vous dit quelque chose ?), et s’enfonce dans la forêt. Elle arrive sur la route, voit une voiture au loin qui accélère en la voyant. C’est bien sûr Jenny, qui renverse violemment la jeune fille sans chercher à comprendre. Elle finit par arriver à hauteur de quelques maisons. Là elle s’évanouit, et est recueillie par la population, qui commence à l’interroger.

Malheureusement, le sort s’acharne sur elle, puisque les gens qui l’ont recueillie sont en fait les parents des jeunes cons qui l’emmerdent depuis le début du film. Là, elle s’enferme dans la salle de bain, on entend les hurlements des parents à l’extérieur qui se rendent compte que leurs gosses sont morts. Le père de Brett, rentré chez lui, décide que ça restera entre eux. Même si ce n’est pas montré à l’écran, on se doute qu’elle se fait tuer dans la douche. On ne le voit pas, étant donné que l’on voit Brett dans sa chambre, en train d’effacer toutes les vidéos, et se regarder dans le miroir avec un air assez fier. C’est ça la fin. Pas de concessions. Le réalisateur va jusqu’au bout de ce qu’il a commencé, et ça fait plaisir ! Le film fait ressortir les effets de peur, et de groupe. Au final, on s’en rend compte au fur et à mesure du film, seul Brett est méchant. Ce constat est encore plus dérangeant lorsqu’on voit les parents, et qu’on se dit que finalement les enfants sont à leur image, avec un homme qui prend les décisions et domine, et d’autres qui suivent. Le film soulève beaucoup de questions en fait, étant donné que Jenny se retrouve à tuer des gosses. Assez malsain.

Fin des spoilers ! Les acteurs sont excellents dans leur rôle. Jenny est jouée par la sublime Kelly Reilly, alors que son futur mari (Ou pas) est interprété par Fassbender, dans un de ses tout premiers rôles marquants. Au niveau des jeunes, la plupart sont inconnus. Pourtant, on retrouve deux acteurs que l’on a déjà vus dans This is England : Jack O'Connell dans le rôle de Brett, et surtout Thomas Turgoose qui incarne Cooper. Les autres sont complètement inconnus. L’avantage dans l’utilisation de ce genre d’acteurs, c’est que ça renforce la crédibilité de l’ensemble. La bande paraît naturelle, comme je l’ai dit plus haut, des jeunes ordinaires. Enfin, je terminerai avec la musique, que j’adore particulièrement. Ici encore, j’ai trouvé beaucoup de similitudes dans les sonorités avec The Descent, notamment dans les morceaux les plus calmes. Autrement, elle suit toujours l’action, et parvient à instaurer une ambiance très stressante, primordiale dans Eden Lake.

Que dire de plus, sinon que je suis dingue de ce film ? C’est excellent de bout en bout, du début à la fin, et ce à tous les niveaux. La mise en scène est soignée et percutante, les acteurs sont bons, la conclusion est énorme, Eden Lake évite les clichés pour notre plus grand bien. Un véritable bonheur !
Publié le 08.06.2012, à 22:08 par KurutchinQuand on y pense bien, c'est quand même chaud de titrer un article. J'ai hésité entre celui que j'ai mis, et un titre racoleur, vous promettant monts et merveilles en terme de pornographie et ainsi de suite. Mais je suis trop honnête. Retour donc sur quelques jeux de l'E3, ceux que j'ai retenu en fait. Je ne vais pas revenir sur la supériorité des conférences de Microsoft et Ubisoft face aux autres, sur la future suprématie du Xbox Smart Glass par rapport à la mablette de Nintendo, sur le jeu d'acteur exceptionnel de Lestat, ou sur l'allure un peu simiesque de l'ami Reggie. Et je ne vais pas non plus mettre un énième article sur les paires de seins ambulantes du célèbre salon Californien. Non non. Juste des jeux, qu'ils vous plaisent ou pas (Et une bonne occasion pour moi de faire une mise en page de qualité pour camoufler un contenu insipide).

Dishonored, ou l’art de faire du neuf avec du vieux. Je pense qu’on peut l’affirmer sans peine, on fait difficilement mieux qu’Arkane pour ce qui est des FPS immersifs basés sur des combats au corps à corps. Arx Fatalis était leur premier coup de maître, et ils ont renchéri en 2006 avec Dark Messiah, et son utilisation hallucinante de Havok. Aujourd’hui, ils sont de retour avec un titre mêlant Angleterre du début 19ème et ennemis un peu futuristes, magie et technologie, infiltration et action. Le héros est énigmatique, on ne sait pas grand-chose sur l’histoire, et pourtant, difficile pour moi de ne pas m’emballer, tant le jeu transpire le savoir-faire d’Arkane. Et comment pourrais-je rester insensible à cette direction, me faisant complètement oublier celle de Bioshock, aussi exceptionnelle soit-elle ? Les quelques vidéos qui trainent ici et là sur le Net, capturées pendant le salon, parlent d’elle-même. J’émets tout de même quelques réserves concernant la fréquence d’utilisation des pouvoirs, étant donné qu’ils sont plutôt utiles, mais ce n’est pas ça qui va atténuer mon impatience de voir Dishonored débarquer sur mon PC !

Plus ça vient, et plus les fans de Devil May Cry retournent leur veste. Souvenez-vous, lors de l’annonce du titre et la présentation du héros, une horde d’aigris avait déferlé sur le studio de Ninja Theory, criant « Blasphème, hérésie » ! L’explication, c’était le nouveau design de Dante, que les mordus de la licence ont vite qualifié d’emo-gay et ainsi de suite. Sans vouloir relancer le débat, je rajouterai quand même que l’ancien Dante avait un look plutôt androgyne, avec une coupe typiquement nippone (Coupe bien lisse mi-longue de couleur blanche, sûrement un fantasme des petites Japonaises), à orientation manga. Enfin, bref, là n’est pas la question. Au fil du temps, et des vidéos, le look de ce nouveau Dante a évolué, pour aboutir à un personnage qui fait nettement plus classe qu’au début, voire même plus classe que le Dante d'origine. Provocant, exubérant, grossier, bref un portrait de bon connard, ce qui rend le perso assez attachant je trouve, et assez fendard. De plus, les vidéos de Ninja Theory étant très bien rythmées, je me suis de plus en plus intéressé au jeu, pour finir par l’attendre, alors qu’à la base, Devil May Cry, c’est pas non plus ce que je préfère. Décors éclatés, chara-design convaincant (Oh un personnage féminin qui n’a pas une poitrine ultra exagérée), action frénétique, le jeu promet, et ça a l’air bon !

Alors là, on tient peut-être l’un des plus gros FPS de l’année, alors que les joueurs n’auraient jamais parié dessus. La faute à qui ? Au second Far Cry pardi, qui a divisé lors de sa sortie. Je ne vais pas m’en cacher, j’ai pris beaucoup de plaisir sur le second opus. Pourtant, il est clair que certaines idées de gameplay étaient plus que discutables. On peut par exemple citer cette putain de malaria qui nous emmerde jusqu’au bout, ou encore le système de soins impossible à gérer une fois que l’on est entouré d’ennemis, ou même le manque de contenu sur une map relativement vaste. Bref, un vrai plaisir de jeu lors des gunfights, mais pas mal d’ennui à côté. L’année passée, Ubisoft a annoncé le troisième lors d’une présentation très alléchante. C’était convaincant, beau, mais ça cachait quelque chose. Il y avait trop d’erreur de game design dans le 2 pour que le 3 en soit dépourvu. Je me suis donc mis à l’attendre, tout en me méfiant pas mal. Je restais optimiste, parce que bon, la présentation était alléchante. J’ai bien fait de le rester, puisque vidéo après vidéo, le jeu achevait de me convaincre. Jusqu’à cet E3, où j’ai été littéralement conquis. Mes premières impressions se sont confirmées, le FPS de la rentrée, voire peut-être de la fin d’année sera probablement Far Cry 3, chez moi en tout cas. Coopération, techniquement attirant, nervosité des affrontements, île ouverte, représentation de la folie, tout a l’air bon. Et cette fois, je ne me méfie plus !

C’est pas le jeu le plus clinquant du salon, ni le plus attendu, et encore moins celui qui aura le plus de succès. Néanmoins, Shootmania me fait bien envie, pour plusieurs raisons. La première, c’est que ça vient de chez Nadeo, qu’ils sont Français, et surtout qu’ils sont à l’origine de meilleur jeu de caisses arcade Online, l’excellentissime Trackmania. La deuxième, c’est que hormis avec Tribes Ascend, on manque furieusement de FPS compétitifs, basés sur la performance plus que la chance ou sur des perks à la con. J’aime bien le multi de Modern Warfare, mais j’y joue que par petites sessions parce que c’est juste fun. Si je veux réellement prendre mon pied, je me dirige plutôt vers Tribes. C’est là que Shootmania intervient, puisque d’après ce que j’en ai vu, le titre revient aux fondamentaux du FPS. Des déplacements rapides, une touche de saut réellement utile, peu d’armes, des maps bien conçues sans fioritures, et un framerate à toute épreuve, grâce à un moteur performante et une esthétique épurée. Même l’arme n’est pas affichée à l’écran. Un retour aux sources salutaire ?

Généralement, les jeux de baston, j’accroche pas. Tekken ? Trop mou. Virtua Fighter? Trop technique. Soul Calibur? Trop chiant. Mortal Kombat? Trop rigide. Pourtant, il y a bien une série de jeux de baston que j’adore, c’est celle des Dead or Alive. J’ai découvert la série avec le 2 sur PS2, et je suis directement passé au quatrième sur 360, et bordel j’ai kiffé ! D’ailleurs j’y joue encore aujourd’hui, attendant impatiemment son successeur. Malheureusement, avec le changement d’orientation dans les jeux de la Team ninja, j’ai commencé à avoir un peu peur pour l’avenir de la série. Et malgré les vidéos et les nouvelles encourageantes sur ce Dead or Alive 5, j’ai toujours peur. Certains éléments ne me plaisent pas du tout. Heureusement, le studio a déclaré que les éléments que je n’apprécie pas pourront être désactivés. Une bonne chose ! De plus, le casting, le moteur graphique, et les choix concernant le chara-design des personnages m’ont convaincu. Le jeu égalera-t-il le quatrième ? Aucune idée. Par contre, il est évident que je m’éclaterai dessus.

Comment dire ? Wouaouh ! Ca résume parfaitement ma réaction après la vidéo présentée par Ubisoft. C’est simple, ce Rayman Legends a juste l’air parfait, ni plus ni moins. Bon, gros bémol, il n’est annoncé que sur Wii U pour le moment. Et bon, avant j’aimais pas la Wii U. Pourtant la conférence de Nintendo a altéré mon jugement. Maintenant, je pense carrément que c’est de la merde. Mais on s’éloigne du sujet de base. Le nouveau Rayman, c’est rapide, superbe, fin, rythmé, beau à en chialer, avec une bande-son qui ferait danser mamie, et le retour de Murphy, la mouche hilarante de Rayman 3, qui nous offrait l’introduction la plus drôle que j’ai entendu jusque là. Une future tuerie à n’en pas douter, en espérant qu’il ne restera pas exclusif à la console de Nintendo.

Crysis, le premier jeu que j’ai fait sur un vrai PC, durant l’été 2008. L’émotion de passer d’une machine équipée d’une 6200 à une 9800GTX, de Far Cry en middle à Crysis en High, d’un truc tout moche à un truc bluffant. C’est ça Crysis, c’est avant tout un nouveau standard, une redécouverte du FPS, un vraie claque au premier sens du terme. Même si la claque était moins forte avec Crysis 2, techniquement il restait fabuleux. Après, ça ne m’a pas empêché de bien me faire chier en solo, que je n’ai même pas terminé au passage, contrairement au premier. Par contre, le multi était assez démentiel, bien conçu et très fun à jouer. Crysis 3 fait donc naturellement partie de mes attentes, dans un premier temps pour le multi, qui je l’espère se révèlera aussi agréable que sur le second opus, et dans un second temps pour le solo. Il devrait normalement se rapprocher du premier Crysis, avec des niveaux plus ouverts, et une jungle omniprésente. En deux mots : ça promet !

Et non, ce n’est pas une blague, le nouveau Transformers : Fall of Cybertron fait bel et bien partie de mes attentes. J’ai vraiment apprécié le premier, que j’avais gagné en enchères sur JV24 d’ailleurs, avec ses graphismes honnêtes, son côté bourrin plaisant, et sa flexibilité en termes de gameplay, les personnages pouvont jongler à volonté entre véhicule et forme robotique. De plus, j’ai vu Transformers 3 entre temps, qui m’a bien réconcilié avec la licence, et le cinéma de Michael Bay, pop corn comme il faut, et très impressionnant techniquement. Alors quand High Moon Studios réitère et nous prépare un nouveau Transformers plus fluide, plus libre et plus varié que son prédécesseur, je ne peux qu’être emballé. Un peu de monde ouvert, de personnalisation, plus de mouvements et d’options de combat, tout est là pour faire une suite « bigger and better ». Y a pas à dire, ça va défourailler !

Watch_Dogs : Oh. My. God. Je pense qu’on ne pouvait pas rêver de meilleure surprise pour cet E3. Un jeu, sorti de nulle part, en monde ouvert, avec des graphismes similaires à un jeu couloir (Comprenez par là "magnifiques"), des effets climatiques superbes, des gens qui font des actions crédibles, un gameplay varié, un background un peu big brother qui fait envie, un héros qui a un foutu charisme alors qu’on sait rien de lui, des possibilités de gameplay sans limite (Dans notre imagination en tout cas), une réalisation sublime (Je l’ai déjà dit mais ça claquait tellement). Tout ce qu’il faut pour éveiller ma curiosité et en faire une sacrée grosse attente ! Puis ça vient de Ubi Montréal, c’est pas des manches. A voir dans quelques semaines ou mois lorsque des précisions arriveront, mais je la sens bien cette nouvelle IP !
Publié le 07.05.2012, à 18:46 par Kurutchin
Des jours et des jours. Plus ça venait, plus le temps me paraissait long, étiré. Les heures étaient ralenties, mon corps pourrissait petit à petit. De temps en temps, j’entendais des cris venants des cellules voisines. La plupart des prisonniers ne savaient pas se taire, je les entendais devenir fous. Morts, et fous. Tragique fin, pour nous tous. Ou peut-être pas. Il était impossible de savoir le moment de la journée de où j’étais, le ciel était toujours sombre. Je passais mon temps assis, adossé à l’un des murs de ma prison. Je n’espérais plus rien, je me contentais d’attendre. Quoi ? Aucune idée. J’essayais juste de garder les yeux sur le trou dans le plafond. C’était la seule source de lumière qui pouvait m’empêcher de sombrer. Un jour comme un autre, alors que je m’étais assoupi, une dépouille tomba de ce même trou. Réveillé brusquement par le bruit sec du cadavre sur le sol, mon regard fut immédiatement attiré par une silhouette, un chevalier en armures me semblait-il. Il ne dit pas un mot, et s’en alla rapidement.
Le corps était vêtu d’un léger morceau de tissu, sous lequel je sentais un objet métallique. Je déchirai le vêtement de la dépouille pour finir par tomber sur un trousseau, au bout duquel pendait une unique clé, ainsi qu’une épée cassée. Je saisis la clé, et m’empressai d’aller l’essayer sur la porte de la cellule. Comme je m’y attendais, la porte s’ouvrit sur le long couloir que j’avais parcouru je-ne-sais combien de temps auparavant. Quelques carcasses déambulaient dans le couloir, le regard vide. Par les grilles, à droite, j’apercevais un énorme monstre, armé de ce qui me paraissait être une masse. Une masse géante plus précisément. Je me faufilai discrètement vers la sortie en taillant les morts-vivants qui se présentaient face à moi. Une seconde porte, et je me retrouvais dans un lieu faisant plus penser à des égouts qu’à une prison. Les cadavres que nous étions ne méritaient probablement pas mieux. Je finis par arriver dans une grande cour, spacieuse, à l’air libre. Mes poumons à moitié démolis s’emplirent d’air, et je soufflai longuement. Une simple épée plantée dans le sol trônait au milieu de cette cour, entourée de braises. D’un simple mouvement de poignet, je ravivais le feu qui jadis avait été allumé.
Sa chaleur me fit le plus grand bien. Je repris ma route quelques minutes après avoir profité de ce foyer. Une seule issue pouvait me faire sortir de la cour, une grande porte métallique, assez grossière d’ailleurs. Je m’approchai de la porte, puis écartai les deux battants avec difficulté. Je n’étais plus tout jeune, plus tout vivant en fait, et je le sentais. Une très grande salle s’offrait à moi, avec ses grandes colonnes et quelques vases de-ci de-là. Je m’avançai prudemment dans cet espace, et aperçus une petite porte dans un des coins. Je pressai un peu le pas pour atteindre cette sortie. Le sol trembla une première fois. Une seconde fois. Je n’eus pas le temps de lever la tête, le monstre à la masse tomba devant moi, fracassant quelques colonnes. Je fus propulser quelques mètres en arrière. Je relevai un peu la tête, et vis l’arme de la bête fendre l’air. J’esquivai ce premier coup d’une roulade sur ma droite, et me relevai dans la foulée. Le démon s’interposait entre la sortie et moi. Aucune alternative ne se présentait à moi, il fallait que j’atteigne cette petite porte. Il leva sa masse une seconde fois, et plutôt que de faire un pas de côté, je me précipitai vers le monstre, avant d’effectuer une glissade entre ses deux énormes pattes. L'arme s’abattit juste derrière moi. Plus que quelques pas, et c’était bon. Je plongeai à travers la porte tandis qu’un dernier coup défonca quelques colonnes. Pas de chance, la porte donnait sur un escalier. Je me relevai quelques mètres plus bas, et rallumai le feu de camp qui se trouvait devant moi. Je m’allongeai sur les dalles froides de la pièce, à la lumière du foyer, puis m’endormis.
Publié le 03.11.2011, à 21:37 par Kurutchin
Les films qui rendent heureux, c’est rare de nos jours. Globalement, les films que l’on voit cherchent avant tout à divertir, ou à émouvoir, mais plus en faisant monter la tristesse que le bonheur. Mais des films qui ont pour vocation de faire sourire dans le premier sens du terme, c’est peu fréquent. J’en ai bien quelques-uns en tête, dont le génial Be Happy, mais il faut creuser un peu pour en trouver d’autre. C’est là que Restless intervient.
Quand Gus Van Sant annonce un film, généralement, on se met à l’attendre. Il faut dire que le bonhomme est à l’origine de Will Hunting, Last Days ou Elephant. En gros, c’est pas n’importe qui ! Restless est donc son dernier film en date, et il a choisi pour celui-ci de traiter un sujet que l’on qualifiera de difficile, dans le sens où c’est déprimant plutôt qu’autre chose : la maladie et la mort. Déprimant, et pourtant…

Depuis le tragique accident qui a tué ses deux parents, Enoch, joué par Henry Hopper, vit un peu à part. Son seul ami est un fantôme de kamikaze Japonais et son trip est de se rendre à l’improviste dans des enterrements. Avouez qu’on a connu moins louche ! De l’autre côté, on a Annabel, interprétée par Mia Wasikowska, jeune fille atteinte d’un cancer, et condamnée à mourir dans peu de temps. Elle est fascinée par la vie et voue un véritable culte à Darwin et sa théorie sur l’évolution. Lorsque ces deux esprits complètement opposés se rencontrent, ça fait tilt, et une certaine complicité naît directement entre eux. C’est ainsi que débute Restless. Contrairement à beaucoup d’autres réalisateurs qui auraient passé deux heures pour présenter les personnages avant de les faire se rencontrer, Gus Van Sant met en scène leur rencontre dès le début du film, peu commune d’ailleurs, puisque c’est dans un enterrement qu’ils vont commencer à se parler. Dans des histoires d’amour à l’eau de rose, ça aurait donné : « Oh désolé, nos chiens ont emmêlé nos laisses, tu veux aller boire un café ? » ou d’autres joyeusetés bien fleurs bleues. Des classiques quoi.

Là non, puisque la première rencontre n’est pas concluante, Annabel étant plutôt intriguée par ce jeune homme gêné qui s’incruste. C’est en se voyant une seconde fois qu’ils vont commencer à se lier d’amitié, suite à un coup de main de la jeune fille. Bref la rencontre est simple, la relation se pose lentement, le réalisateur prend son temps, et c’est très agréable à regarder. On voit leurs sentiments évoluer au fur et à mesure, jusqu’au moment où les choses deviennent sérieuses. Pas la peine de vous faire un dessin. D’ailleurs, la scène où Enoch et Anabel s’embrassent pour la première fois est franchement belle, vu qu’elle est crédible. C’est léger, un peu hésitant, naturel quoi. A travers certains passages, on sent que le réalisateur aime la jeunesse, dans sa façon de filmer et de mettre en scène des adolescents ou de jeunes adultes. Il l’a déjà prouvé avec ses précédentes réalisations. Son approche de la jeunesse diffère néanmoins d’autres réalisateurs comme Larry Clarke. Les deux écoles sont assez différentes, bien qu’elles utilisent des sujets similaires. L’un filme avec pudeur, et traite son sujet avec une sensibilité évidente, alors que l’autre va plus loin, et ne se gêne pas dans les images qu’il montre (Il suffit de regarder Ken Park pour s’en convaincre).

Le film se résume donc à l’évolution de la relation entre deux êtres que tout oppose, tout en proposant une réflexion sur la mort, ou en tout cas, comment s’y préparer. Cela peut paraître pessimiste dit comme ça, mais encore une fois, Gus Van Sant procède à sa façon. Annabel se sachant condamnée, elle va chercher avec Enoch à vivre au mieux ses derniers instants, jusqu’à influer le jeune homme sur sa vision des choses. Il est bien sûr question de l’acceptation de la mort, du deuil. Avant cela, le jeune couple va rencontrer quelques obstacles, Enoch n’étant pas prêt à voir partir la jeune femme. On suit donc le couple dans ses plus beaux instants, et dans tout ce qu’il a de plus singulier. En parallèle on retrouve la petite histoire du kamikaze Japonais, qui nous offre une des plus belles citations que j’ai pu entendre à la fin du film. Quand on y pense bien, il n’y a pas grand-chose à dire sur l’histoire même du film. Le tout peut paraître un peu naïf, on est dans une romance assez jeune après tout, et le but du réalisateur n’était clairement pas le même que celui de Blue Valentine par exemple. C’est naïf, sans être niais, et poétique, sans être pompeux.

Gus Van Sant a trouvé un parfait équilibre au niveau de la narration et du dosage des émotions. C’est ce qui donne à Restless tout son charme. D’autant plus que le réalisateur sait mettre en scène, et ça se voit. Certains plans sont superbes, et on décèle facilement une certaine proximité avec les protagonistes, ce qui les rend d’autant plus attachants. Au niveau du jeu des acteurs, encore une fois c’est impeccable. Je me souviens l’avoir découverte avec Alice, et je l’avais trouvée un peu effacée du film, par l’acteur insupportable du moment, le fameux Johnny Depp. Ici en revanche, elle crève l’écran (Puis elle enterre environ 90% des autres actrices avec ses cheveux courts). Mais la révélation du film, c’est bel et bien le fils de Dennis Hopper, qui joue son rôle de « marginal » à merveille. La bande-son quant à elle se révèle excellente, en parfait accord avec les images qui passent. Elle contribue à rendre le film positif, en dépit du sujet de départ assez casse-gueule.

Gros coup de cœur donc pour Restless, probablement le plus beau de cette année 2011. C’est le genre de films qui parvient à te faire sourire malgré tout, à te donner envie de voir des choses, de vivre, d’aimer, de ressentir. C’est indescriptible en fait, mais foutrement marquant ! J’ai de la peine pour ceux et celles qui sont passés à côté du film et deviendront hystériques quand ils iront voir Bella et son vampire dans quinze jours…
P.S: C'est pas évident d'écrire des articles sur des films pareils.